Partager l'article ! 6666 Occitane : yapluka !: Le temps passe de plus en plus vite. C’est drôle, c’est d’ailleurs le thème principal du num ...
Le temps passe de plus en plus vite. C’est drôle, c’est d’ailleurs le thème principal du numéro d’avril d’UFO magazine. Quand je me suis inscrit à la 6666 Occitane, nous étions en plein mois de décembre. Cette course me paraissait loin, loin dans le temps. Et puis voilà, quelques semaines d’entrainement plus tard, on y est presque. En effet, le départ aura lieu dans 11 jours et désormais, les dés sont jetés. L’entrainement est terminé, il ne reste plus qu’à faire du jus et à finaliser les préparatifs.
Bref rappel de ce qui m’attend :
118 km, 6666m de dénivelé positif.
Départ le vendredi 23 avril à 21h00 à Vailhan (Hérault).
Arrivée entre le samedi 24 et le dimanche 25 à Roquebrun (Hérault).
Retour sur l’entrainement effectué :
Quatorze : c’est le nombre de semaines d’entrainement spécifique que j’aurais accordé à la préparation de ce premier objectif de l’année. En terme de prépa, j’avais prévu un planning très détaillé avec 4 allures différentes (endurance, vitesse spécifique, seuil, vma) mais encore une fois je n’ai pas suivi mon planning. Faut croire que ça ne me correspond pas ce type de préparation millimétrée. Après un mois de janvier studieux où j’ai presque était appliqué en respectant les sorties prévues, j’ai rapidement cédé à la facilité en février, oubliant les séances de fractionnés et bâclant les sorties au seuil. A la place j’ai souvent fait au feeling, mais globalement j’ai quand même appuyé sur les sorties longues. Avec des sorties clés pour la confiance comme un Week-End Choc et un Trail des Cabornis effectué au train histoire de travailler sur un rythme plus appuyé que d’habitude.
Il s’agit donc d’un entrainement bâtard, très peu optimisé mais qui pour moi a déjà rempli 2 de ses 3 objectifs visés :
- me faire plaisir et aborder chaque séance avec la banane même à 4h du matin certains dimanches de février avec des températures négatives et dans la neige.
- arriver en fin de plan avec le sentiment du devoir accompli et sans être blessé ou épuisé
- le 3ème objectif sera rempli si je suis à l’arrivée !
L’état du bonhomme :
A la sortie de ces 14 semaines, je suis un peu entamé par le volume accompli : 1503 kms, 40155m de D+ et 157h23’
d’entrainement. Mais je m’attendais à être beaucoup plus fatigué, à accuser le coup. Mais je me sens bien, j’ai envie de courir et je dois me retenir pour ne pas prolonger le plan. A tel point
que je me demande parfois si j’en ai fais assez. Mais il suffit de comparer à ma précédente prépa typée ultra et je sais que j’en ai suffisamment fait ! Et puis je sais que le doute surgit
toujours dans les derniers jours avant le départ. Curieusement je n'ai pas beaucoup de doutes ce coup-ci... Je me sens prêt. Faut croire que j'ai besoin d'accumuler du volume pour me sentir bien,
physiquement et mentalement. C'est d'ailleurs surtout au niveau mental que je me sens bien, plus décomplexé que lors des précédents ultra. En plus de l'entrainement accompli, la reconnaissance début janvier du début du parcours qui se fera de nuit m'a bien servi à ce
niveau-là.
Et maintenant ?
Je suis dans un état curieux, partagé entre l’excitation, l’appréhension mais aussi la confiance. Un peu de chaque mais ce qui prédomine c’est surtout l’impatience d’être au jour J. Je suis en congés 7 jours avant la course. Le trajet en voiture sera fait le dimanche précédant la course, pour ne pas arriver à l’arrache sur le départ. Cela doit me permettre de me reposer physiquement et de couper mentalement avant le départ. Histoire de penser à autre chose qu’à courir : retrouver mon Hérault natal, mes parents, faire la sieste tous les jours, bien dormir et manger convenablement… Bref, être parfaitement ZEN les jours précédant la course. Et savoir qu’on a fait tout ce qu’il fallait pour être bien. C'est la partie préparation mentale :))
D’ici là je dois tout de même préparer un minimum mes affaires puisque je quitte Lyon 5 jours avant le départ. Faire le tri entre ce que je vais transporter pendant toute la course sur mon dos (le matériel rendu obligatoire par le règlement) et ce qui relève plus du confort que je vais laisser dans un sac coureur que je pourrais retrouver à la mi-course.
En attendant j’ai commencé à plancher sur une estimation de mes temps de passage. C’est à double tranchant. Le risque de démotivation est grand si on voit qu’on n’est pas dans les clous le jour J. Mais j’ai prévu deux estimations (optimiste et pessimiste) afin de viser un temps final de moins de 24h ou de viser une arrivée… dans les barrières horaires ! C’est intéressant et ça permet de découper mentalement le parcours en tronçons et de s’en imprégner avant la course. Purée quand je vous dis que j’ai hâte !
- 23/24 avril : 6666 Occitane
- 25 septembre : 100 km de Millau
- 3 décembre : 24h du Pontet
mail : caposlo@gmail.com