Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 09:55
Bon, le Lyon Urban Trail est déjà derrière nous, j'ai repris le chemin de l'entrainement après une semaine light de récupération (1 séance de piscine + 1 footing de 30 minutes).
Cette semaine et la prochaine sont pour moi les deux plus grosses en volume d'entrainement, les deux dernières où il va falloir envoyer du lourd pour cette année 2008. Ensuite, à 10 jours de la Sainté Lyon je commencerai à couper progressivement.

La récupération consécutive aux 40 kilomètres du LUT s'est bien passée. J'ai même été étonné de la facilité avec laquelle j'ai pu reprendre l'entrainement, sans une seule courbature. Bon, il faut dire qu'on a géré cette course avec les copains et qu'on a été raisonnables pendant... 39,8 km :))

Place maintenant à la fin de la prépa pour la Sainté Lyon. Au programme, 69 kms et 1300m de D+. Sur le papier rien de bien violent mais bon, ça va être ma première fois, ma première course sur plus de 50 kms et ma première course de nuit (hors mis la Thou Night en juin mais c'était plus court et plus fun). Je suis partagé entre l'excitation et un peu d'appréhension aussi. Ceux qui me connaissent savent que je manque pas mal de confiance en moi. Je manque d'ambition, oui je sais, mais comme je n'ai pas d'objectif chrono, ce n'est pas bien grave.

Faut pas oublier un truc important : ça ne fait que 15 mois que je cours de façon structurée. Il y a encore 4 ans de cela, quand on me parlait de la Sainté Lyon, je me disais que ces mecs étaient tarés. A l'époque je ne faisais aucun sport, j'étais une grosse larve fainéante et m'imaginer un jour au départ du raid solo c'était comme de m'imaginer à bord d'un vaisseau spatial à destination de Mars (j'exagère à peine)... Bref, j'aborde cette course avec respect mais décontraction aussi, parce que c'est une course symbolique pour moi. La preuve qu'avec un peu de volonté, on peut faire de sacrés trucs quand même. Et puis ce sera la dernière course de 2008 (avant dernière mais la toute dernière sera festive, déguisée et juste pour le fun). Cette Sainté constituera mon dépucelage sur une course durant laquelle je vais courir plus de 6h (oui, plus de 7h et sûrement même plus de 8h :))). Et puis cette Sainté marque une étape dans mon parcours, car j'ai des envies d'ultra dans la tête pour 2009... Voilà, j'ai des fourmis dans les jambes, je me sens en forme même si j'ai encore 2 kg de surcharge pondérale par rapport à mon poids de forme... J'ai 3 semaines pour être prêt et profiter de cette course comme d'un rêve éveillé, comme un gamin devant un arbre de noël :)) Et j'aurais bien le temps de dormir après...
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 20:56



Le premier Lyon Urban Trail va-il échapper aux gouttes de pluie ? Depuis vingt-quatre heures, il tombe des cordes sur le Rhône, et toute la nuit précédente, j’ai entendu le clapotis de la pluie sur les toits et les balcons.
6h réveil, petit-déjeuner classique… j’ai même le temps de bouquiner un peu puis c’est l’heure de partir. Le trajet n’est pas long, il est 7h05 lorsque j’arrive au parking souterrain du boulot, juste à deux pas du départ. Bon, le truc que j’avais oublié c’est que le principe d’un parking souterrain c’est d’être souterrain et donc plongé dans l’obscurité. Aussi pendant que je me prépare je suis plongé dans le noir à trois reprises, obligé d’aller rallumer la minuterie à tâtons. J’adopte pour une tenue courte, car les températures seront clémentes d’après la météo. D’après le dernier bulletin que j’ai vu sur le web le samedi soir, on devrait même échapper à la pluie mais ça j’y crois pas trop. J’adopte donc court en haut et en bas ainsi qu’une paire de manches RaidLight que je teste pour la première fois. Elles me tiennent bien chaud le temps de prendre le départ et ça n’a pas de prix.



Parc de la tête d’or 7h30 : je ne trouve pas les copains, il n’y a pas grand monde mais petit à petit ça arrive et les gens s’enquillent dans la file d’attente. Je finis par retrouver Arthur, Miaou, Taz déguisé en hippie et Yan42. On papote un peu mais déjà c’est l’heure de se présenter au départ. On salue Miaou qui part un peu plus tard pour le 20 km.
Et c’est parti avec le speaker qui nous annonce 6000 marches. Mais on va pas les compter. On commence par quelques kilomètres dans le parc de la tête d’or, idéal pour se mettre en jambes et s’échauffer avant d’affronter les 19 difficultés de la journée. À ce titre, il faut souligner le road book très chouette fourni par l’organisation au retrait des dossards. Un petit dépliant avec le plan des 2 parcours, 20 et 40 km, la liste et la localisation des 19 difficultés et la liste de 26 points remarquables de la ville que nous pourrons apercevoir ou emprunter. Bref, du bon boulot.
Nous sortons du parc de la tête d’or, traversons le pont Churchill et entamons la première montée de la journée, la montée de la boucle. La route est coupée en deux par des barrières : les voitures continuent de rouler à gauche et nous nous montons sur la partie droite de la route. Mais à cette heure-ci un dimanche matin de vacances scolaires, on va pas en voir beaucoup des voitures. Arthur, Taz, Yan42 et moi courons ensemble, on papote, on y va cool, ça me va bien et c’est chouette. On marche dans la côte qui dure 750m et arrivés en haut, on part direction Caluire pour une petite boucle avec redescente sur le Rhône et regrimpette sur la butte avec la montée des lilas qui dure 300m.



On prend le temps de papoter avec les autres concurrents, l’ambiance est sympa, tout le monde est ravi d’être là et en plus il semble qu’il ne va pas pleuvoir. Mais on n’a pas le temps de souffler non plus car déjà on arrive sur le troisième point délicat baptisé « les 3 enfants » avec une grimpette de 180m. Nous sommes en train de nous diriger vers la Croix Rousse mais on prend le temps de faire du tournicoti-tournicota et on redescend vers le Rhône encore une fois, pour le plaisir de prendre les fameux escaliers de la rue Joséphin Soulary. Ceux-là je les connais car je les prends matin et soir pour aller et pour revenir du boulot… La version complète fait 400 marches, mais là on coupe un peu pour ne faire que 200m d’escaliers. Pour l’instant tout va bien, on gère, on monte en marchant pour s’économiser, certains marche par marche, d’autres 2 par 2, et d’autres comme ils peuvent. Allez, un dernier coup de collier et on bascule sur le sommet. On recommence à courir pour s’engouffrer dans une nouvelle série de « je descends et je remonte » avec les 300 m de la montée Bonnafous.



Là y’a pas photo, on peut courir parce que la côte est douce… Et puis on aura le temps de marcher un peu plus tard. Pas très longtemps après d’ailleurs… Juste le temps de passer à proximité de Croix Paquet et de son célèbre arrêt métro en pente sèche sur crémaillère… Sauf que là on ne voit pas l’arrêt de métro, ni le jardin de Croix Paquet et ses vignes, on voit juste les superbes escaliers qui permettent de rejoindre la rue des Fantasques. 600m d’escaliers et de côte, derrière nous on voit Lyon et le ciel bouché.



Que tous les fans du manège enchanté se rassurent, nous voilà repartis pour une dose supplémentaire de tournicoti-tournicota ! J’ai beau connaître le terrain puisque c’est là que je m’entraîne régulièrement, ça fait plaisir d’y passer en course, avec des potes et dans l’ambiance du peloton… Surtout qu’on arrive dans un lieu superbe du coin, une traboule remarquable, la Cour des Voraces.



À partir de là, c’est plus cool puisqu’on descend régulièrement pour se rapprocher de l’hôtel de ville. J’en profite pour faire un peu le guide touristique et donner à Yan42 quelques indications sur les lieux qu’on visite, j’espère que je ne l’ai pas trop embêté mais sinon il me l’aurait dit. À moins que son camel fuyant ne l’ait empêché de me dire « oh ferme là deux minutes ! » ;))
Nous arrivons au pied de l’opéra et surprise, nous entrons dans l’hôtel de ville qu’on nous a ouvert, ça c’est chouette.



Nous traversons l’hôtel de ville et basculons de l’autre côté, c’est à dire sur la place des terreaux et ses 69 fontaines de Buren, ses 4 chevaux dans la fontaine (rassurez-vous, ce sont des statues, on n’a quand même pas jeté 4 chevaux dans la fontaine juste pour le plaisir). On traverse la place des terreaux, très calme à cette heure-là du dimanche matin, puis nous coupons la rue Sainte Catherine, haut lieu de la beuverie Lyonnaise, pour nous envoyer à nouveau quelques marches d’escaliers, et nous diriger vers la 7ème ascension de la journée, la Montée de la Grande Côte et ses 600 mètres.



Juste comme nous prenons notre rythme, un petit détour pour absorber de nouveaux escaliers et surtout profiter de longer l’amphithéâtre des Trois Gaules, lieu de prédilection des vieilles pierres et des chats qui s’y font dorer la pilule dès le retour du printemps. Pour l’instant c’est pas encore le printemps mais on n’est pas non plus en hiver. Pendant qu’à quelques kilomètres seulement de Lyon, certains retrouvent 1m d’eau dans leurs magasins, ici toujours pas de pluie. Ça fait un moment déjà que j’ai retiré les manches RaidLight et remises dans le sac à dos. Très bon produit qui m’a tenu chaud quand il fallait et qui se range facilement sans prendre de place. Je sens qu’elles vont me servir bien souvent !



Allez, pendant ce temps l’heure tourne et nous nous apprêtons à faire nos adieux à la colline de la Croix Rousse, où je joue à domicile… Une dernière grimpette avant de descendre jusqu’à la Saône… La montée de Vauzelles, 200 mètres avec un escalier de plus à se mettre sous les semelles.
Bon, on papote, on papote, Yan42 est trempé à cause de sa poche à eau qui fuie.
Et puis c’est l’heure du ravito ! Place Rouville, en redescendant vers la Saône avec un panorama superbe sur Fourvière vers laquelle nous allons nous diriger.



Au ravito, petit arrêt pas très long. Il me reste encore pas mal d’eau dans le camel alors je me contente d’un peu de chocolat pour la gourmandise, d’un peu de pain d’épices et puis surtout deux tucs que je glisse dans le filet du short. Allez, clic clac quelques photos de plus, une gorgée de coca avant de repartir et nous sommes déjà sur la Saône très haute avec les dernières pluies. D’ailleurs, les pauvres gars qui avaient décidé de se garer sur les quais la nuit de samedi vont le regretter amèrement…



La passerelle de l’homme de la Roche est un chouette passage pour passer de l’autre côté du fleuve. C’est aussi le moment de souffler un peu parce que des choses sérieuses nous attendent. Arthur qui lui va jouer à domicile sur Fourvière nous avertit que bon c’est bien beau la Croix Rousse mais que maintenant on va passer aux choses sérieuses…


Pour l’instant faut avouer qu’on a quand même bien géré notre effort, restant en dedans pour en garder sous le pied. Côté cardio, je suis étonné mais mon rythme reste calme, je me sens bien, les jambes répondent. Je prends un cachet de sporténine toutes les heures, plus en prévoyance que par réel besoin… L’ambiance est toujours excellente, nous sommes toujours tous les quatre et je prends beaucoup de plaisir. Il vaut mieux d’ailleurs parce que voilà que se profile déjà la 9ème difficulté de la journée, et pas des moindres. Montée de la sarra, 600m avec des escaliers maousse. Là c’est même pas la peine d’essayer de courir, tout le monde se met à la marche.



Bon, encore une fois, les organisateurs ont fait preuve d’originalité : après être montés, qu’est ce qu’ils nous ont réservé ? Une descente oui ! La piste de la sarra, que les VTTistes connaissent bien. Pour ma part c’est la première fois que je l’emprunte. Je manque de me vautrer lamentablement dès le début avec une glissade que n’aurait pas renié Candeloro et ses patins à glace. A l’image des camions sur l’autoroute je vise la voie de dégagement rouge et blanche avec du sable au fond… J’évite la chute et je descends calmement. Faut dire que c’est ma première sortie de plus de 2h depuis mes soucis de TFL au début de l’été et qui m’ont pourri la fin du Marvejols Mende. Et faut avouer que j’avais peur que ça coince. J’ai appris à me ménager dans les descentes du coup…



Vous connaissez le topo ? Après la descente de la sarra, ben on va remonter ! C’est ce qui est bien avec ce parcours… Pas besoin de l’avoir étudié avant, ça monte puis ça descend, puis ça monte puis ça descend… et on boucle… Et le pire c’est que c’est vraiment le pied ! Je bois un coup, mange encore un peu et c’est la grimpette suivante, la montée Nicolas de Lange et ses 350 mètres avec plus de 500 marches d’escalier.



Comme nous sommes un dimanche matin, de toussaint en plus, les plus pieux d’entre nous se seront recueillis au passage de la basilique Notre Dame de Fourvière. Depuis le temps qu’elle nous nargue depuis la Croix Rousse, cette fois on y est mais bon on y repassera dans quelques temps alors on ne fait pas les malins. On profite quand même du superbe décor autour de nous à l’intérieur du parc du Rosaire. Encore un endroit de Lyon que je n’ai connu que récemment, grâce à la course à pied et à mes séances matinales…



Il est maintenant temps de se payer un joli plongeon jusqu’au quartier touristique et gastronomique du vieux Lyon. Pour pas changer une recette qui marche, nous nous enfilons toute une série d’escaliers. Le soleil se joint même à la partie avec toujours cette vue très sympa sur les toits de Lyon en contrebas.



Avant la Montée du gourguillon, Taz s’arrête pour une pause technique. Non, pas pour faire pipi mais pour un échauffement / début d’ampoule sous son pied. Pas facile de courir dans de telles conditions. Surtout que le gars s’est quand même enfilé un semi avec un joli chrono à la clé 15 jours plus tôt. Nous l’attendons en grimpant doucement le Gourguillon, ça nous permet aussi de nous alimenter et de faire redescendre les puls.
Après la grimpette, nous traversons une oasis, un joli petit tapis de feuilles d’automne vraiment sympa. Ceux qui ne connaissent pas la ville ont dû être étonnés de trouver ça en plein Lyon.



Et la suite n’est pas mal non plus puisque les traceurs nous font arriver en plein sur les amphithéâtres de Fourvière. Un panorama vraiment superbe au milieu des vieilles pierres, avec un décor pareil, on ne pense même plus à la course. D’ailleurs je réalise que je ne fais pas trop attention aux kilomètres passés. Depuis le départ, je me régale tellement que je fais juste attention à mes pulsations pour réguler mon rythme et puis c’est tout. Courir dans de telles conditions c’est juste un maxi plaisir.




J’ai profité du 2ème ravito au pied de la basilique pour refaire le plein de la poche à eau et de prendre un second verre de coca et une moitié de banane. J’ai absorbé les 2 gels que j’avais emporté et la moitié d’une barre de céréales. Avec trois Tuc au milieu, aucun problème, mon estomac tient bien le coup, j’ai l’impression d’être parti il y a 10 bornes à peine et pourtant on en a fait plus de deux fois plus.

De retour sur la Saône, nous constatons que le temps de faire les cabris sur la colline de Fourvière, la décrue ne s’est pas amorcée. Et les infortunés automobilistes ne sont pas prêts de remonter dans leurs voitures.
A l’origine nous devions emprunter les berges et remonter jusqu’à Vaise et redescendre de l’autre côté. Mais ces inondations en ont décidé autrement, puisque les organisateurs ont coupé la partie aquatique. Ca tombe bien, j’ai beau m’être mis à la piscine depuis septembre, je suis pas encore bien au point…



La route s’élève comme nous avons traversé le pont Koenig pour regrimper sur la Croix Rousse. Au menu la Montée hoche, histoire de se payer une nouvelle tranche de grimpette parce que les organisateurs ont du avoir peur qu’on s’ennuie sur une trop longue portion plate… Ils sont gentils quand même, de vrais GO ! Dans une descente nous revenons sur certains concurrents du 20 km dont Miaou que nous saluons dans une joyeuse pagaille. Après 5 semaines sans course à pied à cause de son entorse, c'est un parcours difficile qu'elle a choisi... Mais bon, tout le monde a la banane et ça fait plaisir à voir. 


 
Bon alors, du single track en plein cœur de Lyon, qui a dit que ce n’était pas possible ? Moi le premier j’étais sceptique mais faut reconnaître que c’est vrai. Et y’en a même eu plusieurs ! Bon okay ça vaut pas un sentier escarpé à flanc de falaise dans les Gorges du Tarn ou en Corse mais bon pour une course en ville c’est quand même pas vilain. Enfin, bref, celui qui nous a amené au pied du parc de la roseraie était sympa.



Nous approchons de la fin. Bon il reste encore quelques kilomètres mais les plus grosses difficultés sont derrière nous. Il faut maintenant gérer la fin de la course. C’est le moment du troisième et dernier ravito. Je commence à sentir que ça fait un petit moment qu’on est parti mais tout se passe bien. Dans le dernier passage hors bitume, Arthur plante une belle accélération mais toujours prévoyant je reste calme dans la descente alors que d’habitude j’aime bien me lâcher. Mais bon, je suis en bons termes avec mon TFL depuis un moment, j’ai envie que ça continue.



Au troisième ravito, micro arrêt. Arthur ne s’attarde pas, ça tombe bien j’ai pas envie de m’arrêter non plus. Juste le temps de boire deux gorgées de coca et de manger un morceau de pain d’épices. Il me reste un barre de pâte d’amande, ça ira bien pour les 9 bornes qui restent. Devant nous, un joli mur, la dernière difficulté de la journée qui porte le numéro 19, la montée de l’église… Elle fait mal celle-là. Pour autant je me sens toujours bien dans ces grimpettes, j’ai un bon rythme et je suis étonné. Finalement je me rends compte que rien ne vaut d’arriver frais sur une course.



La dernière partie du parcours est un peu monotone mais c’est surtout que je ne sais pas trop par où nous allons revenir sur l’arrivée. Encore une fois je découvre une partie de Caluire et de Lyon que je ne connaissais pas. Nous sommes à présent de l’autre côté de la Cité Internationale. Il y a le Rhône à traverser sur un pont pas très sexy avec toutes les bagnoles qui passent. C’est le côté négatif de la course en ville mais franchement, quelques mètres sur 40 km c’est vraiment rien.



Le Pont Poincaré est notre dernière ligne droite. C’est le cas de le dire. Nous avons dépassé le panneau 42 km (40ème en réalité) et nous entendons le speaker qui fait l’animation depuis l’aire d’arrivée. Arthur hausse progressivement le rythme et nous remontons des concurrents que nous doublons. Yan42 est toujours avec nous. Mais devant Arthur se prépare à envoyer du lourd. Je sens qu’il nous réserve une de ces arrivées dont il a le secret. Je me cale dans ses chaussures et tente de suivre. C’est qu’il a de grandes canes le bougre ! Et une foulée diablement efficace. De mon côté c’est pas vraiment ça mais aujourd’hui les jambes répondent bien donc je le suis. Nous finissons au sprint, je ne pense même pas à essayer de le gratter et je crois pas que j’aurais pu. M’en fous, je me serais pas autant craché dans les mains tout seul, ça fait plaisir de cracher ses poumons comme ça. Mais j’aurais pas pu faire beaucoup plus à cette vitesse !

Voilà ! Nous avons terminé ce 1er Lyon Urban Trail et épargnés par la pluie en plus de ça ! 4h26 au chrono, je m’attendais pas à ce temps-là. Même en comptant les 2 bornes supplémentaires qui ont été retirées sur les quais de Saône, ça nous aurait fait moins de 5h et je pensais plutôt faire 5h30. Le temps de poser le sac et de boire un coup, Taz arrive. Finalement il a du bien s’accommoder de son souci d’ampoules car il a bien bastonné sur la fin.



Nous retrouvons la famille d’Arthur puis Yannick et Miaou qui nous parlent de leurs 20 kilomètres respectifs, là aussi tout le monde semble bien content, même si Yannick regrette de pas avoir fait le 40. Ce sera pour l’an prochain !



Cette phase de récupération à l’arrivée fait du bien. On prend le temps de papoter et de revêtir les maillots offerts pour pas choper froid. Faut dire qu’après s’être arrêté de courir, il y a un petit air frisquet qui nous enveloppe, et la fatigue aidant, faut faire gaffe…



Le temps de manger le contenu du panier-repas puis d’attendre Arthur, Yan42 et Taz qui se font masser par les ostéos disponibles pour remettre en place toutes ces belles mécaniques.
De mon côté je passe mon tour pour l’ostéo mais la prochaine fois je pense que je me laisserai tenter…
Mes jambes n’ont pas trop dégusté, elles m’ont fidèlement porté tout au long de ces 40 kms que je n’ai pas vu passer, grâce à tous mes copains. Une très chouette sortie longue variée et plaisante à souhait, super bien organisée, avec ce qu’il fallait de panneaux indicateurs et de préposés au fléchage.



Je signe tout de suite pour la 2ème édition mais avec quelques aménagements :
- un grand et beau soleil
- un peu plus de D+ parce que là on a failli s’ennuyer ;))
- une mousse au chocolat dans le panier repas de l’arrivée
- une autre date parce qu’en 2009 j’espère être au départ des Templiers fin octobre… Alors pas de LUT début novembre.

Un grand merci à Arthur, Yan42 et Taz pour ce moment de partage et de grand plaisir.
Heureux d’avoir fait la connaissance de Miaou et de Yannick, en attendant de vous revoir sur la prochaine course (SaintéLyon à priori…)

Voilà, maintenant c’est repos. Une séance de piscine mardi pour pas traumatiser la machine. A J+1 je suis assez étonné de me sentir aussi bien. Je me suis repayé une tranche d’escalier pour aller au boulot à pied. Tout semble aller bien. Je vais quand même prendre une semaine sans toucher aux baskets. Ensuite, il sera temps de se remettre au boulot pour finir la prépa pour la Sainté Lyon. Mais globalement je suis rassuré après ce LUT. Je me sens en forme, le genou a tenu de façon impeccable. Je crois que je ne vais pas faire beaucoup de volume d’ici la Sainté Lyon, juste deux sorties longues mais pas plus et surtout couper 10 jours avant comme je l’ai fais pour le LUT. Mais d’ici là, une semaine de grasse matinée sans aucun réveil avant 7h, le pied ;))

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Samedi 25 octobre 2008 6 25 /10 /Oct /2008 11:48
Semaine 43 (Plan SaintéLyon, phase 1 - semaine 4/5)

Lundi 20/10 Seuil 10.4 km 2x10' 87% VMA 54'53" 14.8 km/h
Mardi 21/10 Footing 10 km 100m D+ 55'58" 10.7 km/h
Jeudi 23/10 Escaliers 5 km 2x(6x120 marches) 400m D+
39'22" 7.6 km/h
Vendredi 24/10 Footing + 12 km   58'10" 12.4 km/h
  CàP 37.4 km 500m D+ 3h28'23"  

Semaine pas trop chargée mais complète avec du fractionné escaliers, du seuil et du rythme, une 4ème séance de footing tranquille. Le but était de ne pas faire de trop longues séances. Je n'ai pas envie d'entamer la machine avant les 40 bornes du Lyon Urban Trail dimanche prochain... C'est pour cela que j'ai allégé la séance du vendredi qui devait normalement être une sortie de 1h30 à 2h mais que j'ai transformé en séance courte et rythmée. Pas de piscine cette semaine encore, à cause du boulot :(
Bref, une semaine sympa, sans pépin phyisique, la semaine prochaine va être très light pour arriver reposé dimanche et profiter, en espérant du beau temps !
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Lundi 20 octobre 2008 1 20 /10 /Oct /2008 21:14
Ces derniers jours, j’ai ressenti une certaine lassitude et j’ai eu un peu de mal à me motiver pour enchaîner les entraînements… Et puis j’ai pris du recul. Oh, pas beaucoup, pas de quoi se filer le vertige, mais juste de quoi se recentrer. C’est paradoxal mais ça sert à ça de prendre du recul hein… Et je me suis demandé : Pourquoi je cours ?
C’est vrai quoi, l’air de rien, ça fait maintenant 14 mois que je me lève à 4h45 quatre jours par semaine pour aller courir.  Il y a 13 mois, je m’élançai pour ma toute première compétition. Un semi marathon. Compétition et moi, ça fait deux. Et ça l’a toujours fait, que ce soit sur un terrain de sport ou dans un bureau. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas l’état d’esprit qui consiste à défier l’autre du regard ou en parole, juste pour le plaisir imbécile d’être devant. Devant quoi ? Devant qui ? Et après ? Alors, ces derniers jours, je me suis demandé à quoi bon. À quoi bon s’inscrire sur des courses ? À quoi bon chercher à améliorer des chronos dont je n’ai absolument rien à foutre ? J’avais plus ou moins mis dans un coin de ma tête de m’inscrire sur le 10 Km de Caluire ce dimanche, mais j’ai vite laissé tomber. La contamination populaire a failli m’avoir. Je vais quand même pas payer pour aller courir un 10 bornes au taquet alors que je n’aime pas ça ! Mais voilà, l’émulation, l’envie de se jauger, de savoir où l’on en est, et il en ressort quoi ? Quelle est la réponse ? Un chronomètre… Ben non, c’est pas pour moi.

Alors j’ai pensé à mes prochains « objectifs » même si en ce moment je trouve ce mot très discipliné et que ça me gonfle. Je préfèrerai dire « aventure ». Et c’est ce que je vais faire parce que je suis chez moi et que chez moi je fais ce que je veux ;))
J’ai pensé à mes prochaines « aventures » et je me suis rendu compte que je me mettais trop de pression. Comme si j'avais un vieux compte à régler avec moi-même. Des choses à me prouver. J’ai repensé à ces 13 mois qui viennent de s’écouler et à la dizaine de courses que j’ai faites. De super souvenirs pour la plupart, surtout les trails où j’en ai bavé. J’ai analysé mon état d’esprit, mes interventions sur le forum Athlète Endurance, et ma façon d’appréhender les courses. Les courses et la course à pied, ce sont deux choses différentes. Faut pas se tromper de priorité. Je ne cours pas pour faire des courses, je cours pour courir, parce que j’aime ça. Et j’ai réalisé que si demain je ne m’inscrivais plus à aucune course, je continuerai à aller courir à 5h du matin parce que nom de dieu c’est bon ! Et que même s’il n’y avait pas de Sainté Lyon ou de Cabornis, je m’enquillerai quand même des entraînements parfois chargés. Parce que c’est bon de se sentir vivant et c’est bon de se sentir bien dans ses pompes. Parce que j’aime courir longtemps, beaucoup et profiter de chaque kilomètre en le savourant comme si j’en avais été privé trop longtemps. Après, l’aventure qui suit l’entraînement c’est la cerise sur le gâteau, c’est que du bonus, c’est de l’option... Mais c’est surtout du partage et des rencontres. Avec des gens qui courent pour le chrono, d’autres qui courent pour se lancer un défi à eux-mêmes, et d’autres qui courent juste parce qu’ils peuvent encore le faire. Et même certains (beaucoup même) qui courent par plaisir et en plus pour battre leurs propres chronos. Avec du respect pour chaque état d’esprit parce que si je n’aime pas la compétition, je me rends compte que je respecte chaque jour davantage toutes les composantes de la société et donc aussi de cette société de la course à pied. Sainté Lyon en décembre ? Piste des seigneurs en février ? Lyon Urban Trail en novembre ? Oui. Trois fois oui. Dix fois oui. Parce que ces aventures correspondent à mon état d’esprit. À mon envie d’aller loin, longtemps et d’oublier le temps. Juste pour le frisson de se dire qu’on a grandi et qu’on a appris de soi-même. Parce que les années passent et que c’est fou qu’on en apprenne sans cesse davantage sur soi-même.

Et depuis deux jours, je me suis remis à chanter à 5h du matin quand je pars courir dans la nuit Lyonnaise. Parce que j’ai retrouvé mon chemin et que c’est vraiment bon ! En suivant moins scrupuleusement le plan d’entraînement mais en faisant selon l’envie du jour, parce que chaque jour est différent et que planifier ça me gonfle. Avec parfois un peu mal à la tête parce que la veille j’ai eu envie de boire un verre de rouge ;)) Avec parfois un gros physique et des séances de dingue où je me sens capable de voler... Alors ne me parlez pas de chrono ou alors des vôtres, ça pas de problème, je vous encouragerai avec plaisir si je sens que c’est important pour vous. Mais j’ai décidé de débrancher tous mes chronos et de laisser aller la musique dans ma tête pendant que mes pieds tapent la cadence…
Par Oslo - Publié dans : Bilan
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 08:30
Semaine 42 (Plan SaintéLyon, phase 1 - semaine 3/5)

Lundi 13/10  Footing dans le 9-2 :)
 7.7 km
100m D+
45'34  10.1 km/h 
Jeudi 16/10
 VMA
 8.7 km
12x100m 105%
48'43 18 km/h
Vendredi 17/10   Footing "escaliers"
 10.1 km
300m D+
1h06'  9 km/h
   CàP  26.5 km
400m D+
2h41'   

Bon alors oui je sais c'est une semaine de faignasse :))
Mais mesdames et messieurs les jurés, monsieur le procureur, j'ai des circonstances atténuantes :)
Tout d'abord lundi et mardi j'ai du vivre (ou du moins essayer) dans la GVQP (grande ville qui pue), j'ai nommé Paris. Un déplacement professionnel pas vraiment de tout repos avec départ de Lyon à 6h16 le lundi matin pour arriver à 9h30 pétantes à mon RDV à Rueil Malmaison...  Après une journée de taf, j'ai quand même sorti mes NB755 que j'avais fais suivre dans mon sac et je suis allé courir au hasard des rues... Je suis tombé sur un parc très sympa (Parc de Bois-Préau) mais qui fermait lorsque j'arrivais... Contraint donc de faire le tour extérieur du parc avec un tout petit peu de dénivelé pour monter sur les hauteurs de Rueil Malmaison... Ensuite mardi, journée tranquille mais TGV pour rentrer et après une mauvaise nuit à l'hôtel je me suis effondré mardi soir. Impossible de me lever mercredi matin pour aller courir... Derrière, des journées de 10 heures de boulot alors j'ai allégé la semaine. Juste 3 séances et même pas de piscine puisque mardi est le seul jour où les horaires correspondent avec mon emploi du temps, journée de mardi passée dans le 9-2 :) Semaine de faignasse oui ; pour une fois j'ai été raisonnable ! :)
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 17:12
Semaine 41 (Plan SaintéLyon, phase 1 - semaine 2/5)

Mardi 07/10 VMA 13.1 km 10x200m 110% 1h13'24" 18.9 km/h
Mardi 07/10 Piscine 1 km 40x25m 2 nages 30'  
Mercredi 08/10 Footing 10.3 km 200m D+ 1h03'24" 9.7 km/h
Vendredi 10/10 Seuil 15.1 km 15' 86% + 10' 85% 1h17'54" 14.6 km/h
Samedi 11/10 Trail 18 km 650m D+ 2h02'51" 8.9 km/h
  CàP
Piscine
56.5 km
1 km
980m D+
5h36'43''
30'
 

Introduction de la sortie longue, une vraie séance plaisir le samedi après midi sous une météo superbe du côté de Chambles, dans la Loire. Un itinéraire très typé trail avec de jolies descentes défoncées dans la caillasse et des grimpettes mono trace sur les crêtes au dessus de la Loire. Superbe.
Encore une semaine bien remplie où j'ai vraiment pris mon pied. La semaine prochaine risque d'être perturbée avec un déplacement professionnel à Paris lundi et mardi mais j'emporte mes running pour courir lundi soir dans un parc pas loin de l'hôtel ;)
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 09:13
Semaine 40 (plan SaintéLyon, phase 1 - semaine 1/5)

Lundi 29/09 Footing 11.2 km 450m D+ 1h20'00'' 8.4 km/h
Mardi 30/09 Seuil 18.4 km 2x10' 86% 89% 1h37'59" 14.9 km/h
Jeudi 02/10 VMA 14 km 16x100m 105% 1h16'36" 18.6 km/h
Vendredi 03/10 Fartleck 12.1 km 730m D+ 1h24'54" 8.6 km/h
  CàP 55.7 km 1280m D+ 5h39'29"  

Début du plan Sainté Lyon sur 2 x 5 semaines.
Bonne petite semaine, avec de bonnes sensations. 4 séances bien différentes aussi bien sur les itinéraires empruntés que sur la nature de l'entrainement. Introduction des escaliers et c'est un vrai plaisir de retrouver ce type d'exercices.
Pas de piscine, pour la 2ème semaine consécutive, pour cause d'emploi du temps professionnel bien chargé... J'espère reprendre dès mardi prochain. D'ici là, repos !

Bilan Septembre


Course à pied 18 séances 202.2 km 1350m D+ 19h36'31"
Natation 3 séances 3 km   01h50'00"

Après la pause annuelle de 3 semaines 1/2 en août, ce mois de Septembre m'a rassuré. Disparition totale de mes douleurs au TFL droit, et après 15 jours très cool, montée en charge régulière avec une dernière semaine light. Tout va bien, j'ai un gros moral et une grosse envie de bouffer du kilomètre.
L'ajout d'une séance hebdo de piscine est très bénéfique. Dommage que j'ai du la faire sauter ces deux dernières semaines, ça dénoue les points de tension partout et ça diversifie l'entrainement. En attendant l'achat d'un VTT pour l'an prochain et diversifier encore...
Par Oslo - Publié dans : Bilan
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Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /Sep /2008 14:31
Lundi 22/09 Footing 8 km   48'08" 10 km/h
Mardi 23/09 Footing + 12 km   1h04'25" 11.2 km/h
Vendredi 26/09 Footing 12 km   1h08'27" 10.5 km/h
  CàP 32 km 3h01'00"  

Semaine 39 (plan foncier semaine 4/4) :
Petite semaine pour boucler le mini programme foncier sur 4 semaines. La crève va mieux, je vais passer le week end au chaud et attaquer la suite avec envie. Au programme le début du plan d'entrainement maison pour la Sainté Lyon : des séances d'escalier (pour le Lyon Urban Trail) et l'arrivée de la sortie longue vallonnée. Tant mieux, je commençais à en avoir marre de me cantonner aux séances sans dénivelé entre la X Rousse et Caluire...
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Jeudi 25 septembre 2008 4 25 /09 /Sep /2008 16:32
Cette semaine, j'ai un rhûme assez tenace et mal à la gorge, je tousse... Bref c'est pas vraiment la grande forme...
En même temps c'est ma 4ème semaine de foncier et donc celle de la baisse de charge pour assimiler les 3 premières semaines.
Je fais sauter les séances de piscine car j'arrive à peine à respirer. Pour ce qui est de la càP, je vais sûrement boucler 3 séances seulement, sans fractionné ni seuil.
Mais je me sens coupable de cette baisse de charge, je me dis qu'il faudrait quand même me forcer à sortir courir même s'il fait 7° en ce moment à 5h du matin... Vous aussi, vous vous sentez coupable quand vous relâchez un peu trop l'entrainement ?
Par Oslo - Publié dans : Santé
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Lundi 22 septembre 2008 1 22 /09 /Sep /2008 19:35
Samedi dernier, sur le coup de 15h, j'accompagne mon beau-père sur une petite course sympathique du côté de Firminy dans la Loire. Au programme : les sentiers du Cotatay et un petit 15 km nature sur les contreforts du Pilat. Ca faisait un petit moment que je n'avais pas rechaussé les chaussures de trail, c'était l'occasion... Et puis après une semaine chargée, j'avais prévu un petit footing de 12 km. Mais j'avais bien envie de changer la routine et une petite course en guise de séance de seuil, why not ? Bon, il suffisait d'y aller mollo et de profiter d'un peu de dénivelé et de chemins en terre. Après 3 séances sur le goudron cette semaine, c'était pas du luxe. Et puis j'avais envie de savoir où j'en étais dans les descentes qui m'avaient flingué le TFL lors du Marvejols Mende.



Nous arrivons près du gymnase vers 14h30 et le temps de se changer, il est l'heure de partir faire un petit échauffement. 1,5 km et 50m de D+ plus tard (un truc de barge quoi...) nous rejoignons les concurrents près du portique de départ et d'arrivée. Au premier rang, des caïds de la course de montagne, Emmanuel Meyssat et Julien Rancon qui finiront 1er aexeco moins d'une heure plus tard...

15h : départ ! Devant ça part vite. Très vite. Trop vite. Décidément, plus le temps passe et plus je me rends compte que je ne suis pas fait pour les sprints... 15 km, c'est trop court, le temps que je chauffe mon diesel, je me retrouve dans les derniers. En plus la route commence à grimper et c'est plutôt sec. J'ai encore le lapin du déjeuner sur le bide, c'est pas trop la forme, les pulsations à 170, va falloir calmer la bête. Je me mets donc dans les pas de beau-papa et je suis le train. J'en profite pour m'arrêter de temps en temps et faire quelques photos...


Je ne connais pas le terrain, ni vraiment bien le coin, alors je fais du tourisme et je discute avec beau-papa et les autres concurrents. Je suis impressionné par le rythme que tient un V4 à une centaine de mètres devant nous. Le tracé du parcours est sympa comme tout. Très peu de goudron, ça grimpe de temps en temps et plutôt sec. Je marche, les mains sur les genoux et je rattrape ceux qui essayent de courir. Dans une longue descente je lâche les chevaux, dépasse le petit groupe et teste mon genou. Bonne nouvelle : ça a l'air de tenir. Je rejoins la première féminine, la dépasse et continue à envoyer du gros. Je me dis qu'il faut bien que je me fasse plaisir à un moment. Un instant je pense à mettre les gaz jusqu'à l'arrivée... Soit 10 bornes. Mais je redeviens sage tout de suite... Même pas 4 semaines que j'ai repris après la coupure annuelle, faut pas pousser, surtout que la semaine a été quand même un peu chaude. Bon, du coup c'est ma séance de seuil à moi qui commence. Un peu moins de 2 kilomètres environ pendant lesquels je me lâche. Arrive alors le ravito au pied du barrage, le signal pour moi qu'il faut calmer le jeu et reprendre un rythme d'entrainement. Je n'ai besoin de rien, je suis parti avec un petit bidon de flotte et du miel liquide (qui va me rester sur l'estomac toute l'après midi et même jusqu'au repas du soir...)


J'attends beau-papa, discute avec les bénévoles, regarde passer Julien Rancon et Emmanuel Meyssat qui passent dans l'autre sens, direction l'arrivée. Faut dire qu'on arrive au pied du barrage dont on va faire le tour avant de repartir. Un peu dommage qu'on reprenne le même chemin (ou presque) mais c'est pas très grave non plus. Je fais quelques clichés (tous loupés car j'étais en position vidéo, quel blaireau..) et je me refais doubler par quelques concurrents dont la première féminine. Beau-papa arrive, nous y allons. Le tour du barrage est chouette, c'est bucolique et on court sur des brindilles et des herbes, ça change de mes sorties habituelles à Lyon city.
En redescendant, passage sur un long morceau de goudron où les deux premières féminines se tirent une bonne bourre juste devant nous. L'ambiance est sympa dans le peloton, on discute, je surveille mon rythme cardiaque qui s'est stabilisé à 165, ce qui est plutôt correct vu les conditions et la semaine passée. Sur la fin du parcours, une nouvelle grosse bosse va creuser des écarts. La première féminine lache sa dauphine et je sens que beau-papa est dans le dur. Je ralentis en haut de la bosse et l'attend puis je repasse derrière lui pour le laisser relancer. Finalement nous bouclons les 15 km et 650m D+ en 1h23, ce qui nous classe aux alentours de la 75ème place sur 109 concurrents. Séance d'étirements dans l'herbe sous un petit soleil bienvenu et c'est l'heure de rentrer à la maison pour voir en différé Montauban-Toulouse...

Bilan : une bonne petite séance typée trail improvisée et réussie.  Aucune douleur au TFL droit malgré deux descentes abordées tambour battant. Bref, c'est bon signe, 3 semaines de reprise et tout va bien ! Une course qui gagne à être connue et que je referai certainement à l'occasion dans le même contexte.
Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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