Mercredi 24 décembre 2008
Et voilà c'est Noël !
J'ai repris le chemin de l'entrainement samedi dernier mais de façon très cool. Cette semaine, uniquement des footings calmes prévus, on reprendra les choses sérieuses dès la semaine prochaine.
En attendant, je profite des promos de noël pour me faire plaisir. Mon cadeau est arrivé par la poste en fin de semaine dernière.
Il s'agit d'une paire de New Balance 1110. Chaussures destinées aux trails longs, GoreTex inside et ma foi, super confortables aux pieds... Bon, maintenant il va falloir les essayer ailleurs que sur le parquet de l'appartement !
Ce ne sera toutefois pas pour ces jours-ci car je ne les emporte pas pour les vacances
Ces New Balance 1110 remplaceront efficacement mes Salomon Trail Comp qui ont connu leur dernière sortie lors de la Sainté Lyon. Le mesh déchiré à plusieurs endroits, les Trail Comp sont recyclées en chaussures du dimanche :)
Sur ce je pars quelques jours me mettre au vert et manger un peu de chocolat. On se retrouve après le jour de l'an ! Bonnes fêtes de fin d'année à vous tous et profitez quand même des bons repas, après il faudra faire gaffe :)
Par Oslo - Publié dans : Matériel
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Vendredi 19 décembre 2008
Toujours pendant ma coupure post Sainté Lyon, voilà la suite du bilan de l'année 2008...
Aujourd'hui je m'offre un petit coup d'oeil dans le rétro pour repenser aux différentes courses auxquelles j'ai pris part dans l'année. Comme je l'ai déjà expliqué, j'ai une approche des courses qui n'est pas axée sur la performance. Ce que j'aime c'est me dépasser avant de chercher à dépasser les autres. Ce que je recherche c'est le plaisir d'un effort, long de préférence, et dans un milieu naturel préservé. C'est partager ça avec des copains et des anonymes. C'est prendre une bonne bouffée d'air pur dans la tronche et d'en sortir comme régénéré. C'est cramer des calories en pagaille parce que la vie est courte et qu'on ne sait pas ce qu'il peut nous arriver demain... Le chrono je le laisse volontiers aux autres, en plus ils sont contents, ça leur fait un gars de moins à battre :)

Samedi 9 Février 2008 - Foulée de Chateauneuf :
Type : Course nature
Distance : 19 km  / D+ : 300 m
Temps : 1h36'54"
Classement : 95/165.
Premier dossard de la saison. Une course nature dans la Loire avec Beau Papa. Départ tout tranquille avec lui, on discute et on profite du temps superbe qu'il fait sur la région ce jour-là. J'accèlère un peu par la suite et je me sers de cette course comme séance longue au seuil. A l'arrivée on ne s'attarde pas car il y a match de rugby du tournoi des VI nations à la télé donc on rentre vite :)
Une course très sympa, modeste et bon enfant avec un parcours au-dessus de la vallée du Gier.

Dimanche 17 février 2008 - Foulées San-priotes :
Type : 10 km
Distance : Ben 10 km pardi ! / D+ : vachement pas beaucoup !
Temps : 43'40"
Classement : 169/502.
Le seul 10 bornes auquel j'ai participé à ce jour. Aucune prépa spécifique car j'étais en plein plan trail. Et je m'entrainais surtout comme je le voulais donc un peu au feeling. Du coup, très peu de VMA et la veille j'ai dormi quelques heures après une soirée crêpe bien arrosée... Forcément j'allais pas affoler le chrono le lendemain !
Ca a été un expérience sympa, et puis l'occasion de courir avec les copains du forum Athlete Endurance. Mais c'est le seul point positif. Pour le reste, j'ai clairement compris que mon organisme diesel détestait l'exercice.

Dimanche 16 mars 2008 - Trail des Cabornis :
Type : Trail
Distance : 34 km / D+ : 2000m
Temps : 4h28'22"
Classement : 109/193.
Une révélation ! Ca a été mon premier trail et j'en garde des souvenirs extraordinaires. J'ai compris ce jour là ce que ça voulait dire que souffrir sur une course. J'étais parti pour faire le petit parcours de 21 km mais comme ça allait bien à la porte de séparation j'ai tenté le grand parcours... J'ai eu du mal quand même. Des douleurs lombaires infernales à la fin, j'ai cru que la ligne d'arrivée n'arriverait jamais. C'était la première fois de ma vie que je courrais aussi longtemps. Et j'ai adoré, vraiment une belle découverte !

Jeudi 1er mai 2008 - Trail du plateau des lacs :

Type : Trail
Distance : 50 km / D+ : 1500m
Temps : 5h36'09"
Classement : 36/86
Mon 1er défi de l'année ! Comme j'ai fini les 34 km des Cabornis, dans le dur mais quand même, je me dis que je dois maintenant essayer de passer au 50 bornes. Dans ma tête je ne sais même pas si j'en suis capable. Mais voilà, début mai je suis en congés dans mon Hérault natal. A moins d'une heure de la maison familiale, il y a ce trail... Roulant et pas difficile mais long... Long... Il fait chaud, je choppe une insolation, j'ai les jambes coupées à cause d'un sur-entrainement. Mais j'irai au bout. J'ai découvert à quel point le mental était important sur ce type de course. Et dès la ligne d'arrivée franchie, malgré les doutes et les douleurs durant la course, je n'avais qu'une idée : recommencer ! Je crois que c'est là que le virus du long s'est vraiment insinué en moi !

Dimanche 8 juin 2008 - Ambertrail :

Type : Trail
Distance : 32 km / D+ : 1200m
Temps : 3h21'00"
Classement : 71/141
(le dossard a disparu dans une mare de boue à l'arrivée...)
Plus de 3h20 à courir sous la pluie et dans la boue ! C'était plus du trail mais de la thalasso ! Je profite d'un dimanche en famille à la maison de campagne dans le Haut Forez pour m'inscrire à ce trail. La température est idéale et le parcours vraiment sympa, moyennement vallonné, avec de la brume et des forêts à perte de vue. Les descentes pas très techniques sont des rigoles de boue et deviennent des patinoires. Je me prends une taule et m'explose le genou.
Excellent souvenir. Une course bien organisée, avec des bénévoles et des coureurs heureux malgré la météo. Trail pluvieux, trail heureux !

Samedi 21 juin 2008 - Trail Thou Night
Type : Trail
Distance : 12 km / D+ : 700m
Temps : 1h40'10"
Classement : 73/148
En compagnie de Taz, découverte de la course de nuit ! Départ de St Romain au mont d'or à 21h30 pour une boucle de 12 km pleine de joie, de bonne humeur et de musique. Un super évènement, sûrement la course la plus sympa que j'ai courue cette année et peut être la seule que je referai l'an prochain. Je la conseille en tous les cas à tous ceux qui veulent passer une bonne soirée pour fêter l'arrivée de l'été. Frontale obligatoire et sourires garantis sur tout le parcours. Superbe paëlla à l'arrivée en plus, alors vraiment, pourquoi se priver ?

Dimanche 20 juillet 2008 - Marvejols Mende
Type : classique !
Distance : 22,4 km / D+ : 600m
Temps : 1h53'33"
Classement : 738/3583
Ayant mon frère installé à Mende depuis 15 ans, connaissant donc un peu le coin, c'était l'occasion rêvée pour venir m'essayer à une course de légende. Et faut reconnaitre que c'est bien plus sympa qu'un semi marathon traditionnel. La montée du Goudard avec ses inscriptions "Ici commence l'enfer", c'est à vivre quand même ! Dommage que ma tendinite du fascia latta m'ait gâché la fin du parcours. La pluie s'est invitée à la fête mais j'ai pu rejoindre Mende avant le gros de l'orage.
Le soir tour de la ville en petite tenue pour les plus téméraires : j'ai fais mon timide et je n'y suis pas allé, mon genou faisant la gueule... A refaire juste pour le tour du soir dans une ambiance potache et décontractée.

Samedi 20 septembre 2008 - Sentiers du Cotatay

Type : course nature / trail
Distance : 14.8 km / D+ : 300m
Temps : 1h23'47"
Classement : 74/109
(le dossard a disparu mais je ne me souviens pas où...)
Après la coupure annuelle de l'été, j'ai accompagné beau-papa sur cette petite course dans la Loire avec au départ des grands noms de la course de la montagne et notamment le futur vainqueur, Julien Rancon hi-me-sel-fe :)
De mon côté c'était la reprise donc tout doux avec appareil photo à la main, longue pause au ravito pour discuter et repartir dans les traces de Beau Papa qui envoie quand même bien pour un vétéran 3.

Dimanche 2 novembre 2008 - Lyon Urban Trail
Type : trail urbain
Distance : 40 km / D+ : 1200m
Temps : 4h26'17"
Classement : 291/539
Je n'allais quand même pas rater la première édition du Trail Urbain disputé dans ma ville d'adoption :) Surtout que tous les copains (ou presque...) étaient présents. L'occasion de courir en groupe et en toute décontraction dans des endroits superbes de cette belle ville de Lyon. Les innondations qui se sont abattues sur la région nous ont épargné et on a même eu droit à du soleil. Le concept de cette course aux 6000 marches est bien né, je souhaite que ça devienne une classique car y'a tout pour. Et puis le côté touristique en plus, c'est pas idiot. Sans compter que ça faisait une belle sortie longue avant la Sainté Lyon. Côté tête de la course, Julien Rancon encore une fois me grille la politesse donc je me rabats sur un sprint avec Arthur qui restera dans les annales :)

Dimanche 7 décembre 2008 - Sainté Lyon

Type : raid nocturne
Distance : 66 km / D+ : 1300m
Temps : 7h41'28"
Classement : 893/3243
Celui-là de dossard, je vais en prendre soin. Parce que même si je ne suis pas tombé fou amoureux de cette vénérable institution de 55 printemps, je suis quand même fier d'être allé au bout. Il y a un an, en décembre 2007 donc (pour ceux qui dorment au fond) j'aurais jamais pensé que j'aurai pu boucler cette Sainté Lyon en 2008. Je voyais ça plutôt à l'horizon 2009. Mais les encouragements des copains et des fidèles de ce blog m'ont convaincu de prendre un peu d'avance sur mes plans de course :))

Eh bien voilà, c'est tout pour 2008. Cela nous fait 10 courses. Après les 3 de 2007... Je suis donc toujours un vert dans le monde de la course à pied. Et je ne vais pas exploser mon compteur en 2009 car je ne devrai pas enfiler plus de 4 ou 5 dossards l'an prochain.
Pour l'heure, il y aura peut être un 11ème dossard pour 2008... a voir ? Mais si les jambes sont OK, je serais au départ de la montée de chambles dans la Loire le dimanche 28 décembre. Juste pour le plaisir de courir avec la famille. En attendant de reprendre le chemin de l'entrainement plus sérieux dès la semaine suivante....


Par Oslo - Publié dans : Bilan
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Lundi 15 décembre 2008
Comme les fêtes de fin d'année pointent déjà le bout de leur nez, que les vacances (bien méritées, cela va sans dire) seront bientôt là, il est temps de faire un petit bilan sur cette année de course à pied.

Après la Sainté Lyon, c'est le moment de la récup... J'ai donc le temps de faire un petit bilan sur l'année 2008.
Je commence par un sujet universel et qui, invariablement, revient dans les conversations des coureurs, sur les forums de passionnés et aussi dans les journaux spécialisés : les chaussures. Il faut dire que sans chaussure, point de salut, enfin si, certains africains courent pieds nus et à des vitesses ahurissantes mais bon, l'homme occidental n'en est pas encore là et faut croire que c'est pas pour demain...
Avant toute chose je précise que cet article n'a aucune prétention, je me contente de donner mon avis sur le matériel que j'ai eu à ma disposition cette année. L'avis d'un simple coureur du dimanche donc, mais qui aime ça (courir, les chaussures de running et le dimanche aussi, pardi !)

Honneur aux disparus : un petit mot pour mes Asics Gel Stratus qui ont été recyclées en chaussures de rando et pour la cueillette de champignons après 600 kms de course à pied. C'est avec elles que j'avais enfilé mon 1er dossard en 2007 pour le semi marathon de Lyon...

New Balance 1061 :

Usage : sorties moyennes à longues, route et sentiers stabilisés.
Age : 11 mois, 820 kilomètres.
Points positifs : un amorti extra, un confort bluffant dès le premier kilomètre, stabilité.
Points négatifs : les coutures ont tendance à se faire la male (mais c'est vraiment pour chipoter).

Je les ai achetées durant les soldes de janvier 2008 (et vallait mieux car elles coutaient plus de 120 euros neuves...). 820 km au compteur, les semelles n'ont pour l'instant presque rien perdu de leur qualité d'amorti. J'avoue que j'ai un gros coup de coeur pour ces chaussures, je les réserve pour les sorties de plus de 60 minutes car on y est vraiment bien. Pour moi c'est vraiment la chaussure de footing idéale.
J'en suis tellement content que lorsqu'il faudra les changer, je ne me poserai pas de question, je reprendrai les mêmes ou leurs remplaçantes (1062 bientôt soldées pour cause d'arrivage de 1063...)

New Balance 755 :


Usage : sorties courtes à moyennes, route et sentiers stabilisés.
Age : 5 mois, 186 kilomètres.
Points positifs : le rapport prix / prestations
Points négatifs : le manque de dynamisme.

Je les ai achetées en juillet 2008 sur internet, à 48 euros la paire car il s'agit d'un vieux modèle (il y a eu la 756 et maintenant la 757...)
Il faut du temps pour faire ces chaussures. Les premières sorties sont décevantes, la semelle s'écrase sans aucun dynamisme, on a la désagréable impression de laisser son pied dans le goudron. Au fil des km, ces chaussures se bonifient. Pour autant, on n'a pas le confort ni l'amorti des 1061. Il y a sûrement de meilleure godasses pour le footing. Mais à moins de 50 euros la paire de chaussures, il n'y a rien à dire. Je les réserve à des sorties footing et endurance de 50-60 minutes maxi. Au delà, mes mollets gueulent un peu.

New Balance 826 :


Usage : sorties dynamiques, compétitions sur route, seuil, fractionné.
Age : 5 mois, 177 kilomètres.
Points positifs : la légereté, le confort, le dynamisme.
Points négatifs : pour l'instant je n'en vois pas...

Achetées durant les soldes de janvier, je les ai eu aux pieds pendant le Marvejols-Mende. Des chaussures vraiment impeccables pour les sorties au seuil, voire sur piste pour fractionner. Comme dans toutes les NB, je m'y sens vraiment à l'aise et confortable. A noter que leurs cousines NB 902 sont destinées aux pronateurs, à la différence de celles-ci pour foulée universelle.
Des chaussures qui ont toutes les qualités que j'en attends, tant sur un point de vue dynamique que confort. Et en plus elles sont fabriquées en Angleterre et pas en Chine, ce qui n'est pas rien...

Mizuno Precision 8 :

Usage : sorties dynamiques, seuil, fractionné.
Age : 5 mois, 125 kilomètres.
Points positifs : légereté, dynamisme.
Points négatifs : maintien du pied ?

Là encore, je les ai prises pendant les soldes de juin. Bon j'avoue, je n'en avais pas vraiment besoin puisque je venais d'acheter les NB 826. Mais j'avais envie d'essayer du Mizuno et de me faire plaisir... Elles sont légères et dynamiques, je m'en sers surtout pour les séances de fractionnés, sur piste et sur sentiers stabilisés (la voie verte de Caluire). J'ai réussi à me tordre la cheville avec, et du coup j'ai moyennement confiance. Mais je pense qu'elles n'y sont pour rien et que c'est dans la tête. En tous cas, je n'arrive pas à dire pourquoi mais je ne suis pas convaincu...  C'est une sensation de ne pas être bien maintenu au niveau de la cheville... Peut-être me faudra t-il plus de temps et de kilomètre pour les appréhender correctement. En attendant, j'alterne avec les NB826 pour les sorties rapides.

Salomon Trail Comp 2 :

Usage : sorties trail courtes et peu techniques, courses natures et trails de courte distance.
Age : 11 mois, 487 kilomètres.
Points positifs : légereté, confort, stabilité.
Points négatifs : fragilité, usage exclusif.

J'ai déjà parlé de ces chaussures et notamment du problème de lacet auquel j'ai été confronté. A peine 300 km au compteur et les lacets ont été arrachés, et ils ont déchiré les passants en tissu. Renseignements pris, je ne suis pas un cas isolé, au contraire. De nombreux utilisateurs de Salomon trail ont été confronté à ce genre de soucis (notamment sur des Wings et des XA Pro).

Depuis j'ai continué à les utiliser et c'est le tissu du dessus de la chaussure qui lâche à vue d'oeil (cf photos). Après m'être penché sur la chose, j'en suis arrivé à la conclusion que c'était mon mode d'utilisation qui n'était pas le bon.

Ces chaussures ne sont pas des chaussures de trail technique. Elles y laissent trop de plumes. J'ai fais 4 courses avec cette année, dont la Sainté Lyon qui les a achevées. Oui, achevées... Vu les trous qu'il y a sur le dessus des chaussures, je ne peux plus les mettre désormais, ou alors c'est récolte de cailloux assurée. D'ailleurs au ravito de Soucieu, j'ai été obligé de les retirer pour chasser les kilos de gravillons qui s'étaient invité à la fête. Vraiment désagréable comme sensation, sans compter les risques d'ampoules...

Mais ces Trail Comp 2 sont loin d'être de mauvaises chaussures. Il faut les réserver à des courses natures ou à des trails courts. Là, leur légereté fait merveille. Idem pour des séance de fartleck en nature, c'est vraiment le grand pied (c'est le cas de le dire!) avec ces chaussures. Elles sont dynamiques, légères et sont loin d'être ridicules en hors piste (si ce n'est cette fragilité extrême du tissu).

Maintenant, c'est vrai que vu leur état après moins de 500 km, j'hésite vraiment à reprendre des Salomon pour 2009. Car malgré ces problèmes de lacet et de trous dans le corps de la chaussure, j'ai été plutôt satisfait de ces godasses et  je reste sur une bonne impression dynamique. Mais j'ai peur que les XA Pro ne tapent trop... Restent les XT wings qui me semblent être un bon compromis. Mais encore une fois j'hésite vraiment à repartir sur du Salomon, l'expérience des Trail Comp 2 m'ayant quelque peu refroidi...

Pourtant, il va bien falloir que j'investisse dans des pompes de trail. Car 2009, et j'en reparlerai d'ici quelques temps, sera une saison 100% trail pour moi. Aucune course sur goudron. Aussi, j'ai besoin d'avoir du matériel qui tienne la route ( ou plutôt qui tienne le chemin...). J'ai déjà commandé une paire de New Balance 1110 en profitant d'une réduction de 30%. Je les essayerai pendant les congés de noël et j'en reparlerai donc très bientôt. Mais comme j'aime avoir le choix et jongler entre plusieurs modèles, il est possible que je profite des soldes de janvier pour me faire plaisir avec une seconde paire de trail plus légère pour les entrainements et le fartleck en nature... De toute façon, il n'y a pas de mauvaises chaussures, j'en suis persuadé. Il suffit juste de trouver celles qui sont faites pour son activité et pour son pied... Les modèles 2009 débarquent, c'est le moment de se faire plaisir et de se faire déposer un joli paquet aux pieds du sapin !

Par Oslo - Publié dans : Matériel
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Lundi 8 décembre 2008
Préambule
Sainté Lyon… Quand on est un béotien en matière de course à pied, cette course est incompréhensible. Je me souviens… Décembre 2005. Cela fait deux mois que je me suis mis à courir. Deux footings par semaine, après plus de 10 ans sans aucune activité physique. Et je tombe sur un reportage qui parle de cette course. 69 kilomètres en courant ! De nuit ! Au mois de décembre ! Mais ils sont tarés les mecs ! J’avoue qu’à cette époque on m’aurait dit « Dans trois ans, tu y seras » je n’y aurai pas crû une seconde. Je n’aurais pas crû que j’allais mordre à la CàP à ce point et devenir passionné au point de prendre le départ d’un truc pareil…
Trois ont passé, je me prépare à y aller à mon tour. Pas d’objectif chrono mais je table quand même sur 8h-8h30… Faut bien se donner une idée… Volontairement je n’ai pas reconnu le parcours, et je n’ai pas étudié attentivement le profil de la course. Je veux tout découvrir pendant la course.

Vendredi 5 Décembre 2008
Dernière journée au boulot. J’avoue que j’ai la tête ailleurs, vers le parc expo de St Etienne. Mais le week-end commence mal : une grosse flaque sous le capot de la voiture et une fumée pas catholique qui s’échappe du moteur en remontant sur la Croix Rousse… Le garagiste n’a pas la pièce en stock, d’ici lundi c’est zéro voiture. Je vais donc prendre l’option SNCF pour rejoindre la ville des verts. Comme tous les jours, je me couche vers 21h30 en vérifiant une dernière fois la liste du matériel à emporter pour le lendemain. 


Samedi 6 Décembre 2008
La nuit n’a pas été si longue que je l’aurais voulue. Ma fille fait ses dernières dents et tousse beaucoup. A 7h30 je me lève et prépare le biberon avant de le lui donner. Son estomac calmé (et ce n’est pas une mince affaire, c’est dingue ce que ça mange à 13 mois !), j’ai un peu plus de répit. Pendant le petit déjeuner, je pense à la course. C’est curieux de devoir attendre si longtemps, le départ est encore tellement loin… Je n’ai pas l’impression d’y être, pas d’excitation, rien…
17h00 : Je n’ai pas pu faire la sieste. Impossible de dormir en début d’après midi. Alors j’ai eu le temps de faire mon sac. Petit exploit, j’ai réussi à tout faire rentrer dedans, camel y compris. Question chaussures, je me laisse encore le temps de choisir : les salomon Trail Comp sont dans le sac, les NB 1061 de route à mes pieds. Un gros bisou à madame et à ma fille qui pleure quand elle me voit partir… Mais allez je suis fort, je claque la porte et c’est parti pour le métro jusqu’à la gare.
18h50 : je sors de la gare de Chateaucreux. Le train est parti avec 30 minutes de retard, mais j’ai largement le temps. Nous sommes plusieurs en chaussures de sport avec le sac sur l’épaule à chercher le parc expo. Je fais le trajet avec un grand costaud, militaire de carrière qui vient de Paris pour la course. Il est bien sympa, on parle du Lyon Urban Trail qu’il a disputé lui aussi quelques semaines plus tôt.

19h10 : j’entre dans le parc expo de St Etienne. J’aperçois le ballon Petzl et les stands comme celui de Raid Light, des gens partout… Oh purée, là ça y est, je réalise que j’y suis ! Ces trois dernières années me reviennent en tête dans un flash de 30 secondes. C’est le temps que je reste là, debout, au milieu de tout ça, seul. Et puis je vais voir mon numéro de dossard puis je fais la queue pour le récupérer. Je retrouve mes copains Taz et Arthur, fait la connaissance de Line. Je suis content de les trouver. Ca va être long jusqu’à minuit et je n’aimerai pas gérer ça tout seul. Et puis même, pour moi une course c’est avec les copains. Faut partager ces moments-là. D’ailleurs Orion39 et Yan42 arrivent et puis c’est Biscotte et Xavier, et même Ana qui fait un passage. On commence à être un petit groupe…


20h00 : j’ai terminé mon repas, deux sandwiches fromage poulet cornichons, j’ai ma dose de pâtes depuis trois jours, je n’en veux plus… Et puis niveau intendance, c’était plus facile d’emporter les sandwiches. Le speaker n’arrête pas de parler, « le parc expo ressemble à Woodstock » déclare une passante. Ouais, y’a un peu de ça. Des concurrents sont allongés un peu partout pour faire une bonne sieste. J’aimerai bien pouvoir faire comme eux mais c’est impossible. Trop de lumière, trop de bruit, je ne sais pas m’isoler. Toutefois j’évite de me disperser. A l’image d’Arthur, je commence à me préparer lentement. J’essaye d’être méthodique pour ne rien oublier. Collant chaud, maillot de corps manches longues respirant, polaire… ouh là cette chaleur. Il fait trop chaud pour l’instant, je reste donc avec mon maillot Odlo sur le dos (en plus ça rime). En fait le plus galère c’est la préparation du camel. La veste imperméable Quechua sera de la partie mais je la roule sur le camel, en la faisant tenir par les passants élastiques. Je pense qu’elle me servira en cas de froid. Car pour la pluie, il semblerait qu’on y échappe. Je me sens bien dans ma tête. Je n’ai pas l’impression qu’on va partir pour 8 heures de course. Je tombe d’ailleurs sur le petit carton étanche que je me suis préparé avec les temps de passage. Côté pile le scénario raisonnable pour franchir la ligne en 8h30, côté face le scénario optimiste pour en finir en 8h00. J’ai un paquet de trucs dans le camel. Faut dire que j’ai fais le choix de me passer des ravitos pendant la course. Je veux être en autonomie complète niveau alimentation. Et ne m’arrêter que pour refaire le plein de la poche à eau. J’ai dans l’idée de ne pas m’arrêter avant Sainte Catherine. Je range donc gels, temps de passage et sporténine dans une poche latérale, mini-sandwiches dans l’autre poche latérale. Dans la poche dorsale interne, tout ce qui craint (lentilles de contact de secours, téléphone, carte d’identité, de la monnaie) et dans la poche dorsale externe ce qui pourra me servir pendant la course (sous gants en soie, piles de rechange, stock de sandwiches).


21h30 : je ne suis pas encore prêt mais il y a encore le temps. Je me balade dans le parc expo, je rencontre beau papa avec les autres bénévoles, je prends un café et discute un moment. De retour avec les copains, Orion, Taz et Yan sont allongés en position repos. Line fait de même. De mon côté je finis mes préparatifs, pas encore décidés sur le choix des chaussures, trail ou running ? Miaou et Yinyin arrivent à leur tour, le pauvre Yinyin a l’air fracassé. Il dort debout après ses 12h de home trainer pour le téléthon. Et derrière il enchaine avec une Sainté Lyon en solo : cet homme-là est un doux dingue… De mon côté je commence à fatiguer, c’est l’heure habituelle où je commence ma nuit. Je vais avoir une ½ heure vraiment difficile…
23h00 : il est temps de poser les sacs à la consigne. Je me suis donc décidé pour les Salomon Trail Comp. Je boucle mon sac et le pose dans le bus, un peu de spéléo mais par chance je trouve une place en haut…
23h15 : le speaker commence à nous faire monter la pression mais de mon côté c’est toujours le calme plat. Le café que j’ai bu commence à me faire du bien, je me réveille doucement. En fait, c’est lorsque nous sortons avec toute la bande que le froid finit de me réveiller tout à fait. Un petit pipi en compagnie de Biscotte et Taz et puis nous avançons. Nous nous retrouvons avec Biscotte, Xavier, Taz et Arthur pas trop mal placés mais la ligne de départ est très large, on a du mal à se rendre compte.
23h45 : J’avale un comprimé de sporténine et j’attends tranquillement, on discute, on échange quelques conneries pour faire passer le temps et puis j’allume le 305 pour qu’il ait le temps de choper les satellites. Il lui faut du temps le bougre, il est un peu diesel, comme moi…
23h59 : le décompte est fait, on va y aller. On se tape dans les mains avec Biscotte, Xavier, Taz et Arthur en se souhaitant une bonne course et puis c’est parti… mais pas trop vite, on marche un peu, pas trop en fait et puis on court.
 
Dimanche 7 Décembre 2008
C’est parti pour 8 kms d’échauffement sur du goudron, et là j’y vais mollo. Devant, Taz est déjà parti avec Biscotte et Xavier. Je suis avec Arthur, nous avons récupéré Line et nous avançons tous les trois à un rythme qui me va bien. Le cardio ne bronche pas, c’est l’échauffement. Côté température, ça va bien. 2 couches sont largement suffisantes car il ne fait pas très froid. Le bonnet et les gants pour compléter la panoplie, et la frontale est pour l’instant éteinte. Je sens un truc taper contre ma cheville. Je pense que c’est ma puce qui se fait la belle. Pas facile de voir en détail une puce noire sur un collant noir dans la nuit… Mais je la devine. Tandis que je me demande ce qui a tapé contre ma cheville, un concurrent me rattrape et me dit que mon sac est ouvert et que tout se casse la gueule dedans. Mince ! Arthur s’occupe de moi, et constate que le coupable, c’est le gobelet plastique individuel que l’organisation nous a donné. Je l’ai accroché au zip de la poche ventrale externe et avec le poids, il est descendu et a ouvert le sac. Je ne prends pas le temps de vérifier si j’ai perdu quelque chose, de toute façon y’avait rien qui craignait ici. Arthur accroche le gobelet à un endroit plus sûr et c’est reparti.

La montée sur Sorbiers se fait tout doux, marche rapide et premier ravito. Je mange un peu toutes les 20 minutes et bois de la même manière, très peu mais très souvent. Par contre je sens qu’il y a un problème du côté de mes adducteurs. J’ai mal. A cet endroit, c’est la première fois, je ne sais pas pourquoi mais j’ai mal. Si tôt après le départ, ça m’inquiète un peu. Je me dis qu’il va falloir serrer les dents mais avec tout ce qu’il reste à faire, je suis pas très rassuré. Mes jambes sont lourdes, je n’ai pas de bonnes sensations, vraiment ça le fait pas. Mais je m’oblige à ne pas y penser, à la place je regarde le paysage ou du moins ce qu’il y a à voir…
Heureusement, après Sorbiers, les premiers sentiers arrivent et c’est pas dommage. Parce que le goudron c’est bien joli mais c’est pas ce que je préfère. Je suis avec Taz, nous avons perdu Arthur mais il ne doit pas être bien loin derrière. Au ravito de St Christo en Jarez, pas de stop, on continue comme si de rien n’était.
La boue est là et bien là, comme on nous l’avait promis. Certains essayent de l’éviter, pour ma part, je ne m’ennuie pas, je vais tout droit et hop, un peu de thalasso pour pas cher… Il y a quand même des passages difficiles car on se contracte pour tenir sur des appuis instables et en fin de course, ça va se sentir aussi… Dans les côtes, on marche, et puis après on trotte. 1 comprimé de sporténine à chaque heure et puis voilà.
Je ne suis toujours pas bien, et mes jambes sont lourdes, toujours ces douleurs étranges aux adducteurs mais ça n’a pas empiré depuis le départ. Lorsque je vois le panneau « Reste 50 kms » je prends un petit coup au moral mais plus à cause de mon état général que de la distance. Je ne comprends pas pourquoi j’ai ces douleurs-là, insolites pour moi. 24h après je me demande si ça peut être dû à mes chaussures, à du stress que je n’avais pourtant pas du tout ressenti ? Je n’ai toujours pas compris en fait…
Dans les côtes je me retourne et vois de mes propres yeux cette image récurrente qu’on associe à la Sainté Lyon : le défilé des frontales… Purée c’est vrai que c’est beau. Ca a quelque chose de magique. Devant soi, à la faveur des virages qu’emprunte l’itinéraire, on aperçoit les lumières de ceux qui nous précèdent. Sur plusieurs kilomètres. Et derrière soi, même topo. Y’a pas à dire, ça fait quelque chose.
Arrive Moreau (le ravito, pas le coureur cycliste) mais là aussi, on ne s’arrête pas. On va descendre sur Ste Catherine et là Taz se lâche alors je le suis. C’est du sentier, c’est bien pour les pieds (ça rime aussi) et je dois avouer qu’on se fait bien plaisir. Taz surveille sa montre, on est sur les bases de moins de 8h à Lyon, mais je trouve que ça va quand même un peu vite. Mon diesel n’est toujours pas chaud. Il ne l’est pas davantage lorsque nous arrivons au ravito de Ste Catherine.

Là on s’arrête. Pas longtemps, juste le temps de remplir le camel, soit un peu moins d’1 litre depuis le départ, soit 28 kilomètres. Je profite des poubelles pour me débarrasser des emballages des gels (des nouveaux gels, de marque, plus chers mais bien plus efficaces que ceux de D4… j’en reparlerai dans quelques jours dans un post de bilan de l’année). Je fais le transfert poche dorsale / poche latérale de quelques sandwiches devant les yeux de bénévoles à qui je dis « Je suis bien content il me reste plein de sandwiches au parmesan ! » (ça aussi ça rimait) et ils se marrent. Nous repartons aussi sec pour la suite des évènements.


La descente sur St Genoux se passe globalement assez bien, notamment la section dans le bois d’Arfeuille. Y’a juste le défilé des relais qui envoient du gros et qui passe à gauche, à droite, c’est un peu chaud par moments. Dans la boue, il y a une ou deux gamelles. A St Genoux, je repense à Arthur et à son C.R. de sa première Sainté Lyon où ici même il souffrait du genou. C’est la dernière petite ascension avant la descente sur Soucieu. Taz et moi marchons de concert, nous poussant pour laisser passer les relais ou même certains solos qui sont plus en forme que nous. Mes douleurs aux adducteurs s’effacent peu à peu. Un sandwich au parmesan, puis un gel qui va bien, toujours un peu d’eau toutes les 15 minutes environ et je retrouve lentement mes sensations. C’est pas encore ça mais je sens que ça va en s’arrangeant. 40 kilomètres d’orage, ça commençait à faire long ! Il serait temps que je retrouve enfin mes jambes si je veux finir correctement…
La descente sur Soucieu est malgré tout un peu longue. Je ne le sais pas encore mais les portions goudronnées de cette descente vont faire des dégâts à mon genou. Heureusement qu’on est resté raisonnables avec Taz. On aperçoit les lumières de Lyon et ça parait à la fois très proche et très loin encore… Et puis j’ai tous ces petits cailloux qui roulent depuis un moment sous mes pieds, au bout de mes orteils, c’est vraiment désagréable.

Soucieu en Jarrest. 5 minutes d’arrêt. Je remplis le camel et prends le temps de boire un coca. Taz est marqué. Il s’assied et fait la grimace. Ses traits sont tirés, le manque d’entrainement spécifique pour cette course se fait sentir. Je cherche des mots réconfortants mais je n’en trouve pas. Je me sens un peu inutile, j’aimerai bien trouver quelque chose à dire pour l’encourager. Et puis Line arrive. Elle s’arrête à peine, nous dit qu’elle est bien entamée et qu’elle a peur de ne pas pouvoir repartir si elle stoppe. On l’encourage puis on repart à notre tour quelques temps après. Les relais qui partent maintenant doivent jouer des coudes pour passer, pas terrible pour eux.
A la sortie de Soucieu, c’est un peu compliqué. Taz a froid, il enfile sa veste. Je l’imite parce que je sens aussi un petit air frais. Faut dire que ça fait un moment qu’on court et qu’il fait toujours aussi nuit. Par bonheur, on a échappé à la pluie, le ciel est presque dégagé, on aperçoit des étoiles. On se remet à trottiner après un moment à marcher. Niveau horaire, on a un peu lâché l’affaire. On calcule que si on n’a pas de défaillance on peut rentrer en 8h30. Taz ne court pas, il trottine, je sens qu’il a du mal. Mais on ne parle pas, difficile moment. Je m’arrête pisser, il revient à mon niveau. Je me demande ce que je dois faire. L’attendre et l’accompagner jusqu’au bout ou partir à ma cadence car je sens que je peux hausser le rythme ? Je n’arrive pas à me décider. Mais je me dis qu’il faut que je vois jusqu’où je peux aller, que je me fasse violence pour tenter de faire les 20 derniers kilomètres à mon allure. C’est vrai qu’on peut encore rentrer en 8h30 mais j’aimerai quand même faire un peu mieux. Alors je vais faire le chien, le traitre, le lâche. Je vais abandonner Taz à son triste sort. Et je m’en veux un peu, mais c’était trop tentant de me payer un morceau de cette Sainté Lyon en égoïste et en solitaire. J’espère que tu ne m’en voudras pas trop Taz…

Je laisse donc Taz et m’enfonce donc en solitaire dans cette nuit. Enfin, en solitaire c’est un bien grand mot parce qu’il y a vraiment du monde. En fait, il y a même trop de monde. La majorité des relais annonce qu’ils arrivent, on se pousse et tout se passe très bien. Mais certains relais passent limite. Je sais bien que nous autres solos les ralentissons mais c’est pas une raison. Y’en a un qui en fichu en l’air un pauvre gars devant moi en le bousculant… La fatigue s’abat sur tous les concurrents, je vois des gars manquer de se flanquer en l’air alors qu’ils marchent sur le goudron. D’autres s’arrêtent pour faire des étirements contre les maisons, les arbres… Plus on se rapproche de Lyon et plus cette course ressemble à des morceaux du radeau de la méduse. De mon côté, j’ai haussé le rythme mais je reste raisonnable. Je ne calcule pas, je gère juste mon effort en me faisant plaisir dans la petite bosse qui permet d’arriver sur Chaponost. Et mes jambes répondent bien. C’est étonnant, j’avais connu sensiblement la même chose sur la Ronde des 1000, un second souffle passés les 40 kilomètres. Je me sens bien et je me dis que je vais pouvoir rentrer en moins de 8h30 et même en 8h20 si tout continue comme ça.
A Chaponost, petite bosse pour monter et descendre jusqu’au ravito de Beaunant. Je sens qu’il va pas falloir mollir, je vois le panneau « Reste 15 kms » et là y’ a comme un déclic dans ma tête. Je me dis « putain ! » (oui des fois je suis vulgaire, surtout avec moi-même) donc je me dis « putain ! 15 bornes c’est que dalle, 1h30 à 10 km/h, peut être un peu plus avec la fatigue mais c’est rien du tout ! »
Je me souviens que j’ai l’iPod dans la poche arrière de mon collant. Tout en courant je l’attrape, je colle les écouteurs dans mes esgourdes et je branche le barda en choisissant une sélection aléatoire de Metallica. Juste pile poil ce qu’il me faut. Et c’est parti pour les premières mesures d’Enter Sandman… C’est marrant mais après cette Sainté Lyon, je n’entendrai plus cette chanson de la même manière. Cette intro avec la batterie et les guitares, ça m’a filé une de ces patates ! Soudain j’ai eu l’impression de ne courir que depuis 3 bornes, je me suis senti léger… Et j’ai envoyé du lourd. 10 bornes de fou, à remonter tout le monde, je crois que pendant ces 10 bornes, il n’y a que trois ou quatre solos qui m’ont doublé. J’étais vraiment dans un état second. Une sorte de rêve éveillé. Je me sentais flotter, je n’avais plus mal nulle part, et j’étais concentré sur un point : la ligne d’arrivée. Je me suis surpris à me taper dans les mains pour m’encourager. J’ai repensé à des moments assez difficiles que j’ai vécus il y a quelques années et j’ai été regonflé à bloc. C’est vraiment extraordinaire ces sensations-là… Le genou droit commence à me tirailler sérieusement mais je n’y pense pas, je me concentre sur des pensées positives.

Dans la montée de Ste Foy, je profite de marcher pour retirer mon coupe vent. En haut de la côte je rattrape Mamanpat a qui j’adresse un petit signe, elle a l’air bien dans sa course. Après Ste Foy c’est la descente qui fait mal au genou droit, ma tendinite du fascia latta s’est bel et bien réveillé. Exactement les mêmes douleurs qu’à la fin du Marvejols Mende en juillet. Tant pis, je descends avec le frein à main, de toute façon, il reste encore quelques kilomètres, autant en garder sous le pied. Et puis je vois que je suis bien en avance sur mon calcul, je suis maintenant sûr de rentrer en moins de 8h30, en moins de 8h20 et même peut être en moins de 8h00. Et surtout je sais que je vais aller au bout. J’aperçois la tour du Crédit Lyonnais, les lumières toutes proches de la ville. Je vois Line juste devant moi, je la dépasse et elle me dit qu’elle commence à fatiguer.
Et puis c’est le panneau « Lyon » et très vite la Saône tout près du tunnel de Fourvière. Je repense à mes séances de seuil de ces dernières semaines qui passaient par là à 6h du matin… Ca me motive, je sens que l’écurie est toute proche. Dans ma tête, les sentiments sont confus. J’ai de l’émotion qui déboule par paquet de vingt, une envie conne de me mettre à pleurer comme un gamin. Je me dis que je suis en train de finir cette course et je repense au regard que j’avais sur cette aventure il y a encore trois ans en arrière quand j’ai débuté la course à pied.



Place Carnot : je remercie les bénévoles qui canalisent les automobilistes impatients et je continue, je sais que c’est encore long, plus que 4 kilomètres nous dit un bénévole. Je me dis que si je ne flanche pas, je dois pouvoir rentrer en 7h45, 7h50… C’est une motivation comme une autre pour ne pas baisse pavillon. On traverse le Rhône et on descend sur les quais. Je m’attends à déguster dans l’escalier mais il n’y a que mon genou qui gueule un peu. Certains joggers courent en sens inverse, ils nous regardent comme si nous étions des extra terrestres. Faut dire qu’on doit avoir des gueules pas permises avec de la boue partout…
Je repère un solo devant moi qui a sensiblement le même rythme que moi. J’essaye de me caler derrière et de serrer les dents. Mon genou me fait vraiment mal maintenant. Mais que c’est long ces foutus quais du Rhône ! Je plafonne à 8,5 km/h cette misère… J’arrête l’iPod, le metal ça va bien cinq minutes, j’ai besoin de calme et je veux entendre les sons de cette arrivée. Je dépasse des solos qui marchent, hagards, et des relais me dépassent à des vitesses supersoniques. Encore un dernier coup de rein, virage à gauche, et là j’aperçois le palais des sports. Au panneau 100 mètres j’entends que ça revient derrière, alors je pense à Arthur et au sprint que nous avons disputé au Lyon Urban Trail. Intérieurement je souris et je hausse le rythme. Je dépasse deux derniers solos et puis je pénètre dans le palais des sports. Là, le changement d’ambiance est terrible. On passe du froid au chaud, de la solitude à la foule. Mais on passe aussi de la lumière à l’anonymat. On quitte les camarades galériens pour redevenir un civil et ça c’est le côté moins drôle.

J’arrête le 305 et je vois 7h41… je suis bien content. Par contre, galère pour retirer ma puce, il doit y avoir un kilo de boue par-dessus. Je la tends au monsieur et récupère mon joli maillot « Finisher », purée il me fait plaisir celui-là ! Je marche jusqu’à une zone sans trop de monde, ce qui est difficile. Je trouve un morceau de mur où je peux me poser pour faire quelques étirements. Je me retourne et vois Line qui arrive. Heureuse d’en finir. C’était dur… On attend un moment les autres et puis on décide de se retrouver après... Faut dire que la douche semble une bonne chose… Je vais récupérer mon sac et croise Biscotte et Xavier qui en reviennent. Petite tape dans la main, tout le monde a le sourire malgré les douleurs. La douche fait du bien ! Je retire mes chaussettes et là c’est l’apocalypse, j’ai une couche de boue de 2 centimètres sur les pieds ! Faut dire que mes Trail Comp étaient déjà un peu abîmées avant le départ. Mais là, les petits trous se sont agrandis et la boue est entrée là dedans sans se faire prier. Je n’éternise pas la douche parce qu’y en a qui attendent. J’enlève le plus gros en attendant d’être à la maison pour en prendre une plus longue.



Je récupère toute la bande et nous nous regroupons dans les loges en attendant que la pression et la chape de fatigue retombe un peu. Nous échangeons nos impressions sur la course en mangeant des noix de cajou (merci Taz). Yan42 affronte la foule pour aller chercher son panier repas, nous attendrons qu’il n’y ait plus personne, vers 11h30 pour aller récupérer les notres. Un coup de fil à Miaou qui est à 15 bornes de l’arrivée, je ne pourrais pas l’attendre. Elle nous informe que Yinyin a abandonné, ce qui ne nous surprend guère après ses 12 heures de home trainer… Et à 12h00 après le départ de Biscotte, Xavier et Yan42, je quitte à mon tour les copains pour partir retrouver la petite famille.


Bilan

Le bilan de cette Sainté Lyon est bon. Seul petit bémol, ma tendinite du fascia latta qui s’est rappelée à mes bons souvenirs. Je pense que l’accumulation de descentes sur goudron combiné à mes chaussures de Trail peut expliquer ce phénomène. A propos de chaussures, je pense que le choix des Salomon Trail Comp n’était pas le bon. J’aurais dû partir avec les NB de running, j’aurais eu plus d’amorti et la fin aurait été plus douce. Peut être même que mon genou aurait tenu plus longtemps. Et je ne pense pas que j’en aurais bavé sur les portions boueuses. D’autres s’en sont très bien sortis ainsi… Mais bon, voilà, c’est fait.
Je suis heureux d’avoir bouclé cette course mythique et je suis très heureux de l'avoir fait avec vous les copains. Mais je ne pense pas revenir courir ici chaque année. Trop de monde, trop de goudron, trop roulant, ça commence à faire beaucoup pour moi. Et puis après avoir couru une première fois, j'ai un temps de référence et j'ai peur de tomber dans l'envie de faire mieux et donc de penser chrono avant tout. Pas le but pour moi... On verra ça plus tard donc.
Maintenant place au repos. J’avais prévu 2 semaines d’arrêt mais avec ma tendinite je vais attendre que ça soit complètement remis. Il m'avait fallu 3 semaines en août... Je veux être en forme début janvier pour préparer 2009 donc je ne vais pas précipiter le retour aux affaires… Il est temps de récupérer et de faire un bilan détaillé sur cette année riche en expériences. Je prépare d’ailleurs quelques articles à ce sujet qui vont suivre au cours du mois…

Temps de passage :
- St Christo en Jarez :     01h42 / 1255ème
- Ste Catherine :              03h03 / 1027ème
- Soucieu en Jarrest :     05h09 / 1044ème
- Lyon                           :     07h41 / 892ème

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Dimanche 30 novembre 2008

Eh bien voilà, la dernière semaine d'entrainement pour la Sainté Lyon vient de se terminer. Comme prévu, ça a été très cool. Comme je sentais que les jambes étaient lourdes, j'ai fais sauter 1 séance pour ne faire que 3 petites sorties :


mardi 25/11 seuil 12.7 km 21' à 85% VMA - 100m D+ 1h06'31" 14.5 km/h
mercredi 26/11 footing 10.1 km   55'00" 11 km/h
samedi 29/11 footing 10 km   56'30" 10.6 km/h
  CàP 32.8 km 100m D+ 2h58'01"  


La semaine qui arrive sera encore plus légère avec juste 2 sorties de 30' maxi et peut être une séance piscine si le boulot le permet. Et puis surtout beaucoup de sommeil.

Voilà, maintenant j'en suis à préparer la check-list de ce qu'il ne faut pas oublier... En fait le gros morceau concerne la playlist de l'ipod... Faut pas se planter dans le choix des albums :)


Plus sérieusement, au niveau matériel...

- vu les dernières pluies tombées et la météo annoncée cette semaine, j'ai ressorti les Salomon de trail au cas où. Elles ont l'avantage d'être légères et faites pour les trails courts et roulants, avec un bon amorti sur le goudron. Donc je ne les ai pas encore  totalement éliminées au profit des NB 1061 purement routières qui tenaient la corde jusqu'alors. Je me déciderai sûrement au parc des expos de St Etienne samedi soir avant le départ...

- en cas de grand froid (moins de 0°) et surtout en prévision de "La piste des seigneurs" la nuit du 21 février, j'ai acheté un maillot de corps Odlo manches longues. Je le testerai sur un petit footing lundi ou mardi et si ça doit peler sévère sur la Sainté Lyon, je le porterai.


Je vous dis bonne semaine, et rendez-vous samedi en fin de journée au parc des Expos de St Etienne :)))


Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Dimanche 23 novembre 2008

Eh oui, dans moins de 15 jours maintenant, on y sera, la dernière grosse course de l'année, la Sainté Lyon.

Vu la météo qui sévit en ce moment, avec un bon gros rafraichissement des températures et pas mal d'humidité... on va bien voir ce que nous réserve la nuit du 7 décembre...


En attendant on va commencer à s'intéresser à la liste des choses à prendre, à ne pas oublier... Le départ de la course à minuit va obliger à changer un peu les horaires habituels. Mais pour l'instant je pense plutôt à finir correctement l'entrainement et à faire les dernières répétitions.


Ce dimanche j'ai fais ma dernière grosse sortie dans un décor superbe, les Gorges de la Loire recouvertes de neige. Malgré la température très hivernale, ça a été un grand grand plaisir. Et aussi l'occasion de tester de nouvelles barres de céréales ou barres énergétiques... Et de constater que je tenais une bonne pêche !


En tous cas les deux semaines qui viennent de s'achever ont été studieuses :


Semaine 45 (du 3 au 9/11) : Récupération après le LUT, 1 séance de piscine et 1 footing de 6 km. Vraiment léger donc. Même si j'avais d'excellentes sensations pendant la course et une super récupération, j'ai préféré rester calme.


Semaine 46 : Reprise de la semaine type avec une petite séance de seuil histoire d'y aller mollo.

Lundi 10/11 fartleck 18.6 km   1h35'42" 11.7 km/h
Mardi 11/11 VMA 13.1 km 2x8x150m à 105% 1h05' 18 km/h
Jeudi 13/11 footing 10 km   56'17" 10.7 km/h
Vendredi 14/11 seuil 15 km 10' 90% + 5' 90% 1h18'04" 15.3 km/h
  CàP 56.7 km 400m D+ 4h55'03"  


Semaine 47 : Pic de charge avec une 5ème séance hebdo, sortie longue du dimanche.

Lundi 17/11 VMA
12 km
1000m 102% VMA + 700m 90%
59'30" 17 km/h 
Mardi 18/11
footing  17 km  700m D+  1h52'02"  9.1 km/h 
Jeudi 20/11  seuil  14 km  30' à 85%  1h12'45"  14.3 km/h 
Vendredi 21/11  footing  15 km  400m D+
1h27'00"  10.3 km/h 
Dimanche 23/11
trail  23 km  900m D+  2h43'35"  8.3 km/h 
  CàP
81 km  2100m D+  8h15'
 

Grosse semaine à plus de 80km mais elle est passé nickel. Maintenant c'est presque fini, encore une séance de seuil mardi et à partir de mercredi, à J-10 je vais fortement lever le pied et faire du jus avec de très courtes séances de footing tranquille. Il faut récupérer de ces 2 dernières semaines et préparer la nuit la plus longue de 2008 !

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Jeudi 13 novembre 2008
Bon, le Lyon Urban Trail est déjà derrière nous, j'ai repris le chemin de l'entrainement après une semaine light de récupération (1 séance de piscine + 1 footing de 30 minutes).
Cette semaine et la prochaine sont pour moi les deux plus grosses en volume d'entrainement, les deux dernières où il va falloir envoyer du lourd pour cette année 2008. Ensuite, à 10 jours de la Sainté Lyon je commencerai à couper progressivement.

La récupération consécutive aux 40 kilomètres du LUT s'est bien passée. J'ai même été étonné de la facilité avec laquelle j'ai pu reprendre l'entrainement, sans une seule courbature. Bon, il faut dire qu'on a géré cette course avec les copains et qu'on a été raisonnables pendant... 39,8 km :))

Place maintenant à la fin de la prépa pour la Sainté Lyon. Au programme, 69 kms et 1300m de D+. Sur le papier rien de bien violent mais bon, ça va être ma première fois, ma première course sur plus de 50 kms et ma première course de nuit (hors mis la Thou Night en juin mais c'était plus court et plus fun). Je suis partagé entre l'excitation et un peu d'appréhension aussi. Ceux qui me connaissent savent que je manque pas mal de confiance en moi. Je manque d'ambition, oui je sais, mais comme je n'ai pas d'objectif chrono, ce n'est pas bien grave.

Faut pas oublier un truc important : ça ne fait que 15 mois que je cours de façon structurée. Il y a encore 4 ans de cela, quand on me parlait de la Sainté Lyon, je me disais que ces mecs étaient tarés. A l'époque je ne faisais aucun sport, j'étais une grosse larve fainéante et m'imaginer un jour au départ du raid solo c'était comme de m'imaginer à bord d'un vaisseau spatial à destination de Mars (j'exagère à peine)... Bref, j'aborde cette course avec respect mais décontraction aussi, parce que c'est une course symbolique pour moi. La preuve qu'avec un peu de volonté, on peut faire de sacrés trucs quand même. Et puis ce sera la dernière course de 2008 (avant dernière mais la toute dernière sera festive, déguisée et juste pour le fun). Cette Sainté constituera mon dépucelage sur une course durant laquelle je vais courir plus de 6h (oui, plus de 7h et sûrement même plus de 8h :))). Et puis cette Sainté marque une étape dans mon parcours, car j'ai des envies d'ultra dans la tête pour 2009... Voilà, j'ai des fourmis dans les jambes, je me sens en forme même si j'ai encore 2 kg de surcharge pondérale par rapport à mon poids de forme... J'ai 3 semaines pour être prêt et profiter de cette course comme d'un rêve éveillé, comme un gamin devant un arbre de noël :)) Et j'aurais bien le temps de dormir après...
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Lundi 3 novembre 2008



Le premier Lyon Urban Trail va-il échapper aux gouttes de pluie ? Depuis vingt-quatre heures, il tombe des cordes sur le Rhône, et toute la nuit précédente, j’ai entendu le clapotis de la pluie sur les toits et les balcons.
6h réveil, petit-déjeuner classique… j’ai même le temps de bouquiner un peu puis c’est l’heure de partir. Le trajet n’est pas long, il est 7h05 lorsque j’arrive au parking souterrain du boulot, juste à deux pas du départ. Bon, le truc que j’avais oublié c’est que le principe d’un parking souterrain c’est d’être souterrain et donc plongé dans l’obscurité. Aussi pendant que je me prépare je suis plongé dans le noir à trois reprises, obligé d’aller rallumer la minuterie à tâtons. J’adopte pour une tenue courte, car les températures seront clémentes d’après la météo. D’après le dernier bulletin que j’ai vu sur le web le samedi soir, on devrait même échapper à la pluie mais ça j’y crois pas trop. J’adopte donc court en haut et en bas ainsi qu’une paire de manches RaidLight que je teste pour la première fois. Elles me tiennent bien chaud le temps de prendre le départ et ça n’a pas de prix.



Parc de la tête d’or 7h30 : je ne trouve pas les copains, il n’y a pas grand monde mais petit à petit ça arrive et les gens s’enquillent dans la file d’attente. Je finis par retrouver Arthur, Miaou, Taz déguisé en hippie et Yan42. On papote un peu mais déjà c’est l’heure de se présenter au départ. On salue Miaou qui part un peu plus tard pour le 20 km.
Et c’est parti avec le speaker qui nous annonce 6000 marches. Mais on va pas les compter. On commence par quelques kilomètres dans le parc de la tête d’or, idéal pour se mettre en jambes et s’échauffer avant d’affronter les 19 difficultés de la journée. À ce titre, il faut souligner le road book très chouette fourni par l’organisation au retrait des dossards. Un petit dépliant avec le plan des 2 parcours, 20 et 40 km, la liste et la localisation des 19 difficultés et la liste de 26 points remarquables de la ville que nous pourrons apercevoir ou emprunter. Bref, du bon boulot.
Nous sortons du parc de la tête d’or, traversons le pont Churchill et entamons la première montée de la journée, la montée de la boucle. La route est coupée en deux par des barrières : les voitures continuent de rouler à gauche et nous nous montons sur la partie droite de la route. Mais à cette heure-ci un dimanche matin de vacances scolaires, on va pas en voir beaucoup des voitures. Arthur, Taz, Yan42 et moi courons ensemble, on papote, on y va cool, ça me va bien et c’est chouette. On marche dans la côte qui dure 750m et arrivés en haut, on part direction Caluire pour une petite boucle avec redescente sur le Rhône et regrimpette sur la butte avec la montée des lilas qui dure 300m.



On prend le temps de papoter avec les autres concurrents, l’ambiance est sympa, tout le monde est ravi d’être là et en plus il semble qu’il ne va pas pleuvoir. Mais on n’a pas le temps de souffler non plus car déjà on arrive sur le troisième point délicat baptisé « les 3 enfants » avec une grimpette de 180m. Nous sommes en train de nous diriger vers la Croix Rousse mais on prend le temps de faire du tournicoti-tournicota et on redescend vers le Rhône encore une fois, pour le plaisir de prendre les fameux escaliers de la rue Joséphin Soulary. Ceux-là je les connais car je les prends matin et soir pour aller et pour revenir du boulot… La version complète fait 400 marches, mais là on coupe un peu pour ne faire que 200m d’escaliers. Pour l’instant tout va bien, on gère, on monte en marchant pour s’économiser, certains marche par marche, d’autres 2 par 2, et d’autres comme ils peuvent. Allez, un dernier coup de collier et on bascule sur le sommet. On recommence à courir pour s’engouffrer dans une nouvelle série de « je descends et je remonte » avec les 300 m de la montée Bonnafous.



Là y’a pas photo, on peut courir parce que la côte est douce… Et puis on aura le temps de marcher un peu plus tard. Pas très longtemps après d’ailleurs… Juste le temps de passer à proximité de Croix Paquet et de son célèbre arrêt métro en pente sèche sur crémaillère… Sauf que là on ne voit pas l’arrêt de métro, ni le jardin de Croix Paquet et ses vignes, on voit juste les superbes escaliers qui permettent de rejoindre la rue des Fantasques. 600m d’escaliers et de côte, derrière nous on voit Lyon et le ciel bouché.



Que tous les fans du manège enchanté se rassurent, nous voilà repartis pour une dose supplémentaire de tournicoti-tournicota ! J’ai beau connaître le terrain puisque c’est là que je m’entraîne régulièrement, ça fait plaisir d’y passer en course, avec des potes et dans l’ambiance du peloton… Surtout qu’on arrive dans un lieu superbe du coin, une traboule remarquable, la Cour des Voraces.



À partir de là, c’est plus cool puisqu’on descend régulièrement pour se rapprocher de l’hôtel de ville. J’en profite pour faire un peu le guide touristique et donner à Yan42 quelques indications sur les lieux qu’on visite, j’espère que je ne l’ai pas trop embêté mais sinon il me l’aurait dit. À moins que son camel fuyant ne l’ait empêché de me dire « oh ferme là deux minutes ! » ;))
Nous arrivons au pied de l’opéra et surprise, nous entrons dans l’hôtel de ville qu’on nous a ouvert, ça c’est chouette.



Nous traversons l’hôtel de ville et basculons de l’autre côté, c’est à dire sur la place des terreaux et ses 69 fontaines de Buren, ses 4 chevaux dans la fontaine (rassurez-vous, ce sont des statues, on n’a quand même pas jeté 4 chevaux dans la fontaine juste pour le plaisir). On traverse la place des terreaux, très calme à cette heure-là du dimanche matin, puis nous coupons la rue Sainte Catherine, haut lieu de la beuverie Lyonnaise, pour nous envoyer à nouveau quelques marches d’escaliers, et nous diriger vers la 7ème ascension de la journée, la Montée de la Grande Côte et ses 600 mètres.



Juste comme nous prenons notre rythme, un petit détour pour absorber de nouveaux escaliers et surtout profiter de longer l’amphithéâtre des Trois Gaules, lieu de prédilection des vieilles pierres et des chats qui s’y font dorer la pilule dès le retour du printemps. Pour l’instant c’est pas encore le printemps mais on n’est pas non plus en hiver. Pendant qu’à quelques kilomètres seulement de Lyon, certains retrouvent 1m d’eau dans leurs magasins, ici toujours pas de pluie. Ça fait un moment déjà que j’ai retiré les manches RaidLight et remises dans le sac à dos. Très bon produit qui m’a tenu chaud quand il fallait et qui se range facilement sans prendre de place. Je sens qu’elles vont me servir bien souvent !



Allez, pendant ce temps l’heure tourne et nous nous apprêtons à faire nos adieux à la colline de la Croix Rousse, où je joue à domicile… Une dernière grimpette avant de descendre jusqu’à la Saône… La montée de Vauzelles, 200 mètres avec un escalier de plus à se mettre sous les semelles.
Bon, on papote, on papote, Yan42 est trempé à cause de sa poche à eau qui fuie.
Et puis c’est l’heure du ravito ! Place Rouville, en redescendant vers la Saône avec un panorama superbe sur Fourvière vers laquelle nous allons nous diriger.



Au ravito, petit arrêt pas très long. Il me reste encore pas mal d’eau dans le camel alors je me contente d’un peu de chocolat pour la gourmandise, d’un peu de pain d’épices et puis surtout deux tucs que je glisse dans le filet du short. Allez, clic clac quelques photos de plus, une gorgée de coca avant de repartir et nous sommes déjà sur la Saône très haute avec les dernières pluies. D’ailleurs, les pauvres gars qui avaient décidé de se garer sur les quais la nuit de samedi vont le regretter amèrement…



La passerelle de l’homme de la Roche est un chouette passage pour passer de l’autre côté du fleuve. C’est aussi le moment de souffler un peu parce que des choses sérieuses nous attendent. Arthur qui lui va jouer à domicile sur Fourvière nous avertit que bon c’est bien beau la Croix Rousse mais que maintenant on va passer aux choses sérieuses…


Pour l’instant faut avouer qu’on a quand même bien géré notre effort, restant en dedans pour en garder sous le pied. Côté cardio, je suis étonné mais mon rythme reste calme, je me sens bien, les jambes répondent. Je prends un cachet de sporténine toutes les heures, plus en prévoyance que par réel besoin… L’ambiance est toujours excellente, nous sommes toujours tous les quatre et je prends beaucoup de plaisir. Il vaut mieux d’ailleurs parce que voilà que se profile déjà la 9ème difficulté de la journée, et pas des moindres. Montée de la sarra, 600m avec des escaliers maousse. Là c’est même pas la peine d’essayer de courir, tout le monde se met à la marche.



Bon, encore une fois, les organisateurs ont fait preuve d’originalité : après être montés, qu’est ce qu’ils nous ont réservé ? Une descente oui ! La piste de la sarra, que les VTTistes connaissent bien. Pour ma part c’est la première fois que je l’emprunte. Je manque de me vautrer lamentablement dès le début avec une glissade que n’aurait pas renié Candeloro et ses patins à glace. A l’image des camions sur l’autoroute je vise la voie de dégagement rouge et blanche avec du sable au fond… J’évite la chute et je descends calmement. Faut dire que c’est ma première sortie de plus de 2h depuis mes soucis de TFL au début de l’été et qui m’ont pourri la fin du Marvejols Mende. Et faut avouer que j’avais peur que ça coince. J’ai appris à me ménager dans les descentes du coup…



Vous connaissez le topo ? Après la descente de la sarra, ben on va remonter ! C’est ce qui est bien avec ce parcours… Pas besoin de l’avoir étudié avant, ça monte puis ça descend, puis ça monte puis ça descend… et on boucle… Et le pire c’est que c’est vraiment le pied ! Je bois un coup, mange encore un peu et c’est la grimpette suivante, la montée Nicolas de Lange et ses 350 mètres avec plus de 500 marches d’escalier.



Comme nous sommes un dimanche matin, de toussaint en plus, les plus pieux d’entre nous se seront recueillis au passage de la basilique Notre Dame de Fourvière. Depuis le temps qu’elle nous nargue depuis la Croix Rousse, cette fois on y est mais bon on y repassera dans quelques temps alors on ne fait pas les malins. On profite quand même du superbe décor autour de nous à l’intérieur du parc du Rosaire. Encore un endroit de Lyon que je n’ai connu que récemment, grâce à la course à pied et à mes séances matinales…



Il est maintenant temps de se payer un joli plongeon jusqu’au quartier touristique et gastronomique du vieux Lyon. Pour pas changer une recette qui marche, nous nous enfilons toute une série d’escaliers. Le soleil se joint même à la partie avec toujours cette vue très sympa sur les toits de Lyon en contrebas.



Avant la Montée du gourguillon, Taz s’arrête pour une pause technique. Non, pas pour faire pipi mais pour un échauffement / début d’ampoule sous son pied. Pas facile de courir dans de telles conditions. Surtout que le gars s’est quand même enfilé un semi avec un joli chrono à la clé 15 jours plus tôt. Nous l’attendons en grimpant doucement le Gourguillon, ça nous permet aussi de nous alimenter et de faire redescendre les puls.
Après la grimpette, nous traversons une oasis, un joli petit tapis de feuilles d’automne vraiment sympa. Ceux qui ne connaissent pas la ville ont dû être étonnés de trouver ça en plein Lyon.



Et la suite n’est pas mal non plus puisque les traceurs nous font arriver en plein sur les amphithéâtres de Fourvière. Un panorama vraiment superbe au milieu des vieilles pierres, avec un décor pareil, on ne pense même plus à la course. D’ailleurs je réalise que je ne fais pas trop attention aux kilomètres passés. Depuis le départ, je me régale tellement que je fais juste attention à mes pulsations pour réguler mon rythme et puis c’est tout. Courir dans de telles conditions c’est juste un maxi plaisir.




J’ai profité du 2ème ravito au pied de la basilique pour refaire le plein de la poche à eau et de prendre un second verre de coca et une moitié de banane. J’ai absorbé les 2 gels que j’avais emporté et la moitié d’une barre de céréales. Avec trois Tuc au milieu, aucun problème, mon estomac tient bien le coup, j’ai l’impression d’être parti il y a 10 bornes à peine et pourtant on en a fait plus de deux fois plus.

De retour sur la Saône, nous constatons que le temps de faire les cabris sur la colline de Fourvière, la décrue ne s’est pas amorcée. Et les infortunés automobilistes ne sont pas prêts de remonter dans leurs voitures.
A l’origine nous devions emprunter les berges et remonter jusqu’à Vaise et redescendre de l’autre côté. Mais ces inondations en ont décidé autrement, puisque les organisateurs ont coupé la partie aquatique. Ca tombe bien, j’ai beau m’être mis à la piscine depuis septembre, je suis pas encore bien au point…



La route s’élève comme nous avons traversé le pont Koenig pour regrimper sur la Croix Rousse. Au menu la Montée hoche, histoire de se payer une nouvelle tranche de grimpette parce que les organisateurs ont du avoir peur qu’on s’ennuie sur une trop longue portion plate… Ils sont gentils quand même, de vrais GO ! Dans une descente nous revenons sur certains concurrents du 20 km dont Miaou que nous saluons dans une joyeuse pagaille. Après 5 semaines sans course à pied à cause de son entorse, c'est un parcours difficile qu'elle a choisi... Mais bon, tout le monde a la banane et ça fait plaisir à voir. 


 
Bon alors, du single track en plein cœur de Lyon, qui a dit que ce n’était pas possible ? Moi le premier j’étais sceptique mais faut reconnaître que c’est vrai. Et y’en a même eu plusieurs ! Bon okay ça vaut pas un sentier escarpé à flanc de falaise dans les Gorges du Tarn ou en Corse mais bon pour une course en ville c’est quand même pas vilain. Enfin, bref, celui qui nous a amené au pied du parc de la roseraie était sympa.



Nous approchons de la fin. Bon il reste encore quelques kilomètres mais les plus grosses difficultés sont derrière nous. Il faut maintenant gérer la fin de la course. C’est le moment du troisième et dernier ravito. Je commence à sentir que ça fait un petit moment qu’on est parti mais tout se passe bien. Dans le dernier passage hors bitume, Arthur plante une belle accélération mais toujours prévoyant je reste calme dans la descente alors que d’habitude j’aime bien me lâcher. Mais bon, je suis en bons termes avec mon TFL depuis un moment, j’ai envie que ça continue.



Au troisième ravito, micro arrêt. Arthur ne s’attarde pas, ça tombe bien j’ai pas envie de m’arrêter non plus. Juste le temps de boire deux gorgées de coca et de manger un morceau de pain d’épices. Il me reste un barre de pâte d’amande, ça ira bien pour les 9 bornes qui restent. Devant nous, un joli mur, la dernière difficulté de la journée qui porte le numéro 19, la montée de l’église… Elle fait mal celle-là. Pour autant je me sens toujours bien dans ces grimpettes, j’ai un bon rythme et je suis étonné. Finalement je me rends compte que rien ne vaut d’arriver frais sur une course.



La dernière partie du parcours est un peu monotone mais c’est surtout que je ne sais pas trop par où nous allons revenir sur l’arrivée. Encore une fois je découvre une partie de Caluire et de Lyon que je ne connaissais pas. Nous sommes à présent de l’autre côté de la Cité Internationale. Il y a le Rhône à traverser sur un pont pas très sexy avec toutes les bagnoles qui passent. C’est le côté négatif de la course en ville mais franchement, quelques mètres sur 40 km c’est vraiment rien.



Le Pont Poincaré est notre dernière ligne droite. C’est le cas de le dire. Nous avons dépassé le panneau 42 km (40ème en réalité) et nous entendons le speaker qui fait l’animation depuis l’aire d’arrivée. Arthur hausse progressivement le rythme et nous remontons des concurrents que nous doublons. Yan42 est toujours avec nous. Mais devant Arthur se prépare à envoyer du lourd. Je sens qu’il nous réserve une de ces arrivées dont il a le secret. Je me cale dans ses chaussures et tente de suivre. C’est qu’il a de grandes canes le bougre ! Et une foulée diablement efficace. De mon côté c’est pas vraiment ça mais aujourd’hui les jambes répondent bien donc je le suis. Nous finissons au sprint, je ne pense même pas à essayer de le gratter et je crois pas que j’aurais pu. M’en fous, je me serais pas autant craché dans les mains tout seul, ça fait plaisir de cracher ses poumons comme ça. Mais j’aurais pas pu faire beaucoup plus à cette vitesse !

Voilà ! Nous avons terminé ce 1er Lyon Urban Trail et épargnés par la pluie en plus de ça ! 4h26 au chrono, je m’attendais pas à ce temps-là. Même en comptant les 2 bornes supplémentaires qui ont été retirées sur les quais de Saône, ça nous aurait fait moins de 5h et je pensais plutôt faire 5h30. Le temps de poser le sac et de boire un coup, Taz arrive. Finalement il a du bien s’accommoder de son souci d’ampoules car il a bien bastonné sur la fin.



Nous retrouvons la famille d’Arthur puis Yannick et Miaou qui nous parlent de leurs 20 kilomètres respectifs, là aussi tout le monde semble bien content, même si Yannick regrette de pas avoir fait le 40. Ce sera pour l’an prochain !



Cette phase de récupération à l’arrivée fait du bien. On prend le temps de papoter et de revêtir les maillots offerts pour pas choper froid. Faut dire qu’après s’être arrêté de courir, il y a un petit air frisquet qui nous enveloppe, et la fatigue aidant, faut faire gaffe…



Le temps de manger le contenu du panier-repas puis d’attendre Arthur, Yan42 et Taz qui se font masser par les ostéos disponibles pour remettre en place toutes ces belles mécaniques.
De mon côté je passe mon tour pour l’ostéo mais la prochaine fois je pense que je me laisserai tenter…
Mes jambes n’ont pas trop dégusté, elles m’ont fidèlement porté tout au long de ces 40 kms que je n’ai pas vu passer, grâce à tous mes copains. Une très chouette sortie longue variée et plaisante à souhait, super bien organisée, avec ce qu’il fallait de panneaux indicateurs et de préposés au fléchage.



Je signe tout de suite pour la 2ème édition mais avec quelques aménagements :
- un grand et beau soleil
- un peu plus de D+ parce que là on a failli s’ennuyer ;))
- une mousse au chocolat dans le panier repas de l’arrivée
- une autre date parce qu’en 2009 j’espère être au départ des Templiers fin octobre… Alors pas de LUT début novembre.

Un grand merci à Arthur, Yan42 et Taz pour ce moment de partage et de grand plaisir.
Heureux d’avoir fait la connaissance de Miaou et de Yannick, en attendant de vous revoir sur la prochaine course (SaintéLyon à priori…)

Voilà, maintenant c’est repos. Une séance de piscine mardi pour pas traumatiser la machine. A J+1 je suis assez étonné de me sentir aussi bien. Je me suis repayé une tranche d’escalier pour aller au boulot à pied. Tout semble aller bien. Je vais quand même prendre une semaine sans toucher aux baskets. Ensuite, il sera temps de se remettre au boulot pour finir la prépa pour la Sainté Lyon. Mais globalement je suis rassuré après ce LUT. Je me sens en forme, le genou a tenu de façon impeccable. Je crois que je ne vais pas faire beaucoup de volume d’ici la Sainté Lyon, juste deux sorties longues mais pas plus et surtout couper 10 jours avant comme je l’ai fais pour le LUT. Mais d’ici là, une semaine de grasse matinée sans aucun réveil avant 7h, le pied ;))

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Samedi 25 octobre 2008
Semaine 43 (Plan SaintéLyon, phase 1 - semaine 4/5)

Lundi 20/10 Seuil 10.4 km 2x10' 87% VMA 54'53" 14.8 km/h
Mardi 21/10 Footing 10 km 100m D+ 55'58" 10.7 km/h
Jeudi 23/10 Escaliers 5 km 2x(6x120 marches) 400m D+
39'22" 7.6 km/h
Vendredi 24/10 Footing + 12 km   58'10" 12.4 km/h
  CàP 37.4 km 500m D+ 3h28'23"  

Semaine pas trop chargée mais complète avec du fractionné escaliers, du seuil et du rythme, une 4ème séance de footing tranquille. Le but était de ne pas faire de trop longues séances. Je n'ai pas envie d'entamer la machine avant les 40 bornes du Lyon Urban Trail dimanche prochain... C'est pour cela que j'ai allégé la séance du vendredi qui devait normalement être une sortie de 1h30 à 2h mais que j'ai transformé en séance courte et rythmée. Pas de piscine cette semaine encore, à cause du boulot :(
Bref, une semaine sympa, sans pépin phyisique, la semaine prochaine va être très light pour arriver reposé dimanche et profiter, en espérant du beau temps !
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Lundi 20 octobre 2008
Ces derniers jours, j’ai ressenti une certaine lassitude et j’ai eu un peu de mal à me motiver pour enchaîner les entraînements… Et puis j’ai pris du recul. Oh, pas beaucoup, pas de quoi se filer le vertige, mais juste de quoi se recentrer. C’est paradoxal mais ça sert à ça de prendre du recul hein… Et je me suis demandé : Pourquoi je cours ?
C’est vrai quoi, l’air de rien, ça fait maintenant 14 mois que je me lève à 4h45 quatre jours par semaine pour aller courir.  Il y a 13 mois, je m’élançai pour ma toute première compétition. Un semi marathon. Compétition et moi, ça fait deux. Et ça l’a toujours fait, que ce soit sur un terrain de sport ou dans un bureau. Je n’aime pas ça. Je n’aime pas l’état d’esprit qui consiste à défier l’autre du regard ou en parole, juste pour le plaisir imbécile d’être devant. Devant quoi ? Devant qui ? Et après ? Alors, ces derniers jours, je me suis demandé à quoi bon. À quoi bon s’inscrire sur des courses ? À quoi bon chercher à améliorer des chronos dont je n’ai absolument rien à foutre ? J’avais plus ou moins mis dans un coin de ma tête de m’inscrire sur le 10 Km de Caluire ce dimanche, mais j’ai vite laissé tomber. La contamination populaire a failli m’avoir. Je vais quand même pas payer pour aller courir un 10 bornes au taquet alors que je n’aime pas ça ! Mais voilà, l’émulation, l’envie de se jauger, de savoir où l’on en est, et il en ressort quoi ? Quelle est la réponse ? Un chronomètre… Ben non, c’est pas pour moi.

Alors j’ai pensé à mes prochains « objectifs » même si en ce moment je trouve ce mot très discipliné et que ça me gonfle. Je préfèrerai dire « aventure ». Et c’est ce que je vais faire parce que je suis chez moi et que chez moi je fais ce que je veux ;))
J’ai pensé à mes prochaines « aventures » et je me suis rendu compte que je me mettais trop de pression. Comme si j'avais un vieux compte à régler avec moi-même. Des choses à me prouver. J’ai repensé à ces 13 mois qui viennent de s’écouler et à la dizaine de courses que j’ai faites. De super souvenirs pour la plupart, surtout les trails où j’en ai bavé. J’ai analysé mon état d’esprit, mes interventions sur le forum Athlète Endurance, et ma façon d’appréhender les courses. Les courses et la course à pied, ce sont deux choses différentes. Faut pas se tromper de priorité. Je ne cours pas pour faire des courses, je cours pour courir, parce que j’aime ça. Et j’ai réalisé que si demain je ne m’inscrivais plus à aucune course, je continuerai à aller courir à 5h du matin parce que nom de dieu c’est bon ! Et que même s’il n’y avait pas de Sainté Lyon ou de Cabornis, je m’enquillerai quand même des entraînements parfois chargés. Parce que c’est bon de se sentir vivant et c’est bon de se sentir bien dans ses pompes. Parce que j’aime courir longtemps, beaucoup et profiter de chaque kilomètre en le savourant comme si j’en avais été privé trop longtemps. Après, l’aventure qui suit l’entraînement c’est la cerise sur le gâteau, c’est que du bonus, c’est de l’option... Mais c’est surtout du partage et des rencontres. Avec des gens qui courent pour le chrono, d’autres qui courent pour se lancer un défi à eux-mêmes, et d’autres qui courent juste parce qu’ils peuvent encore le faire. Et même certains (beaucoup même) qui courent par plaisir et en plus pour battre leurs propres chronos. Avec du respect pour chaque état d’esprit parce que si je n’aime pas la compétition, je me rends compte que je respecte chaque jour davantage toutes les composantes de la société et donc aussi de cette société de la course à pied. Sainté Lyon en décembre ? Piste des seigneurs en février ? Lyon Urban Trail en novembre ? Oui. Trois fois oui. Dix fois oui. Parce que ces aventures correspondent à mon état d’esprit. À mon envie d’aller loin, longtemps et d’oublier le temps. Juste pour le frisson de se dire qu’on a grandi et qu’on a appris de soi-même. Parce que les années passent et que c’est fou qu’on en apprenne sans cesse davantage sur soi-même.

Et depuis deux jours, je me suis remis à chanter à 5h du matin quand je pars courir dans la nuit Lyonnaise. Parce que j’ai retrouvé mon chemin et que c’est vraiment bon ! En suivant moins scrupuleusement le plan d’entraînement mais en faisant selon l’envie du jour, parce que chaque jour est différent et que planifier ça me gonfle. Avec parfois un peu mal à la tête parce que la veille j’ai eu envie de boire un verre de rouge ;)) Avec parfois un gros physique et des séances de dingue où je me sens capable de voler... Alors ne me parlez pas de chrono ou alors des vôtres, ça pas de problème, je vous encouragerai avec plaisir si je sens que c’est important pour vous. Mais j’ai décidé de débrancher tous mes chronos et de laisser aller la musique dans ma tête pendant que mes pieds tapent la cadence…
Par Oslo - Publié dans : Bilan
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