Dimanche 10 février 2008
Plan 1002, Semaine 3, Jour 4
En guise de sortie longue avec séance au seuil, j'ai profité du temps superbe qu'il faisait ce week-end pour participer à ma première course de l'année (après avoir du annuler ma participation à la Foulée des monts d'or fin janvier à cause d’une blague de ce bon vieux Achille…) Bref, samedi 9 janvier, sous un soleil superbe, cette première course se passait à Chateauneuf, à côté de River de Gier, entre Lyon et St Etienne.
La Foulée de Chateauneuf
propose deux parcours : 12 ou 20 kilomètres, avec 50% de chemins et 50% de goudron. C'est dans une ambiance très sympathique et dans un cadre bucolique (malgré son nom plutôt malheureux de "Parc
du Mollard") que se font les formalités administratives. Je m'inscris sur le 20 kilomètres (sortie longue du plan trail oblige) et bonne initiative des organisateurs, je récupère ma bouteille de
jus de fruit du coin plutôt que d’avoir le sempiternel tee-shirt qui va avec l’inscription. Ensuite, je rejoins les autres coureurs qui s'échauffent un peu partout. Il s'agit d'une course
familiale, tout le monde se connaît, ça papote, ça rigole et ça fait un bien fou d'être là. 14h15 : départ du 12 kilomètres. Je me range sur le côté de la ligne droite de départ et encourage les
coureurs. Encore un peu d'échauffement et hop, c'est 14h30 et il faut se préparer pour le départ du 20 kilomètres. C'est parti, un petit tour du parc pour commencer et ensuite on quitte les lieux
pour un peu de plat (il n'y en aura pas beaucoup, je ne le sais pas encore...) et on attaque une petite grimpette sur goudron. Je reste tranquille les 3 premiers kilomètres puis je décide
d'accélérer (beaucoup trop tôt, mais je ne le sais pas encore). Je dépasse un grand baraqué qui fait 1 pas quand j'en fais 2 et là, faut pas que je craque alors je prolonge l'effort, je viens
juste d’accélérer, faudrait pas passer pour un blaireau tout de suite (dans le doute, on sait jamais...)
On bascule dans une grande descente et j'essaye de m'appliquer pour récupérer. On passe sur le barrage, ravito à base de pâtes de fruit et un peu d’eau. Ensuite le parcours quitte le goudron pour longer une rivière. La terre devient boue, un gars se casse la figure devant moi. Ça grimpe sec (enfin, le sol est humide mais la côte est sèche) mais pas longtemps. En fait, c’est pour mieux nous piéger parce que derrière cette première côte, le chemin continue de grimper mais avec une inclinaison plus douce. Je rattrape un groupe et je me colle dans leur rythme. La montée est très longue, je vois le cardio qui s’affole mais je continue, s’agit de pas lâcher. Je me dis que chaque foulée me rapproche du point où on va redescendre. Mouais… Sauf que c’est quand même super long. Je cours avec un gars pendant un sacré moment et on s’entraide, tantôt l’un, tantôt l’autre s’occupant du rythme. Le petit groupe de 5 ou 6 coureurs est vingt mètres devant nous. Victoire ! Le chemin cesse de grimper… Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, y’a même un ravito ! Re-gobelet d’eau, re-pâtes de fruit et là je vois avec un peu d’angoisse que le chemin recommence à grimper. Décidément c'est une obsession… Je me console avec le paysage autour qui est superbe, je me dis que je suis là pour faire ma séance au seuil de la semaine et que je peux lâcher un peu. Mais voilà, avec un dossard sur le dos et des gars devant, j’y arrive pas. Je m’accroche et on finit par arriver en haut avec les mêmes écarts qu’au barrage. La vue est superbe, le soleil toujours là, c’est le pied. On redescend et tout le monde lâche les chevaux. Un gars manque de se ficher en l’air devant moi et au prix d’une figure digne d’un Candeloro de la CàP, se récupère in extremis. J’ai envie de planter une accélération car courir en groupe serré dans un passage aussi étroit ravive mes pulsions claustrophobes mais je vois à ma montre qu’il reste encore plus de 10 bornes. Je suis déjà bien entamé donc on va se calmer. Je me contente de suivre le train qui avance déjà pas mal.
Nouveau passage au barrage et donc, nouveau ravito. Re-flotte, re-pâte de fruit et là c’est du plat. Je vois la route qui monte et je décide de laisser partir le petit groupe que je suis depuis un moment. Je repars sur un rythme plus calme. Et là, on arrive sur une petite passerelle en ferraille qui part dans les bois et une grosse côte bien pentue. Les gars se mettent à marcher et j’en fais de même. Quand la côte redevient négociable pour mes jambes, je recommence à courir. La côte est longue… Et ça continue, encore et encore, c’est pas que le début, d’accord, d’accord… Le chemin devient route. Dernier coup de rein, je me dis qu’à cette épingle c’est fini… Et bien non ! Encore une ligne droite de plus à monter… Et là oui, cette fois oui ça y est, on domine, on ne peut que redescendre. Un panneau indique « Arrivée 6,2 Kms ». Moralement, ça me fait du bien. Le petit groupe m’a lâché mais finalement c’est pas plus mal, je peux mieux me caler à mon propre rythme en étant seul.
La route descend, je récupère, le plus dur est derrière et au dernier ravito, je ne m’arrête pas. On repasse sur du chemin et ça monte encore un petit peu mais c’est du light cette fois. Je repasse deux ou trois coureurs et enfin on arrive au-dessus de Chateauneuf. Un panneau indique « Arrivée 3,2 Kms ». Dans ma tête, c’est bon, je sens qu’on va bientôt arriver à l’écurie. Il n’y a plus qu’une grosse descente et c’est l’arrivée au parc. À 2,5 Kms de l’arrivée, je lâche les chiens. Plus de 16 Km/h sur le ForeRunner, bonne respiration, je me sens bien. Je vais doubler 2 autres gars puis rattraper le petit groupe juste au moment de passer la ligne d’arrivée.
19 Kms, 1h36'54'' et une 95ème place sur 166 arrivants... J’ignore quel est le dénivelé cumulé mais j’aimerai bien savoir…
Pour résumer, ma gestion de course fut désastreuse mais quel bonheur d’avoir participé. Je reviendrai l’an prochain car vraiment c’est une course très sympa et le profil est très intéressant dans le cadre d’une préparation trail.
Le lendemain, Dimanche 10, sur le coup de 8h30, petit footing de récupération sur les berges de la Loire. 8,5 Kms pour 55’ de course, un décrassage qui me fait du bien car l’air de rien je sens que j’ai fait bosser les cuisses hier…
En guise de sortie longue avec séance au seuil, j'ai profité du temps superbe qu'il faisait ce week-end pour participer à ma première course de l'année (après avoir du annuler ma participation à la Foulée des monts d'or fin janvier à cause d’une blague de ce bon vieux Achille…) Bref, samedi 9 janvier, sous un soleil superbe, cette première course se passait à Chateauneuf, à côté de River de Gier, entre Lyon et St Etienne.
La Foulée de Chateauneuf
propose deux parcours : 12 ou 20 kilomètres, avec 50% de chemins et 50% de goudron. C'est dans une ambiance très sympathique et dans un cadre bucolique (malgré son nom plutôt malheureux de "Parc
du Mollard") que se font les formalités administratives. Je m'inscris sur le 20 kilomètres (sortie longue du plan trail oblige) et bonne initiative des organisateurs, je récupère ma bouteille de
jus de fruit du coin plutôt que d’avoir le sempiternel tee-shirt qui va avec l’inscription. Ensuite, je rejoins les autres coureurs qui s'échauffent un peu partout. Il s'agit d'une course
familiale, tout le monde se connaît, ça papote, ça rigole et ça fait un bien fou d'être là. 14h15 : départ du 12 kilomètres. Je me range sur le côté de la ligne droite de départ et encourage les
coureurs. Encore un peu d'échauffement et hop, c'est 14h30 et il faut se préparer pour le départ du 20 kilomètres. C'est parti, un petit tour du parc pour commencer et ensuite on quitte les lieux
pour un peu de plat (il n'y en aura pas beaucoup, je ne le sais pas encore...) et on attaque une petite grimpette sur goudron. Je reste tranquille les 3 premiers kilomètres puis je décide
d'accélérer (beaucoup trop tôt, mais je ne le sais pas encore). Je dépasse un grand baraqué qui fait 1 pas quand j'en fais 2 et là, faut pas que je craque alors je prolonge l'effort, je viens
juste d’accélérer, faudrait pas passer pour un blaireau tout de suite (dans le doute, on sait jamais...)On bascule dans une grande descente et j'essaye de m'appliquer pour récupérer. On passe sur le barrage, ravito à base de pâtes de fruit et un peu d’eau. Ensuite le parcours quitte le goudron pour longer une rivière. La terre devient boue, un gars se casse la figure devant moi. Ça grimpe sec (enfin, le sol est humide mais la côte est sèche) mais pas longtemps. En fait, c’est pour mieux nous piéger parce que derrière cette première côte, le chemin continue de grimper mais avec une inclinaison plus douce. Je rattrape un groupe et je me colle dans leur rythme. La montée est très longue, je vois le cardio qui s’affole mais je continue, s’agit de pas lâcher. Je me dis que chaque foulée me rapproche du point où on va redescendre. Mouais… Sauf que c’est quand même super long. Je cours avec un gars pendant un sacré moment et on s’entraide, tantôt l’un, tantôt l’autre s’occupant du rythme. Le petit groupe de 5 ou 6 coureurs est vingt mètres devant nous. Victoire ! Le chemin cesse de grimper… Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, y’a même un ravito ! Re-gobelet d’eau, re-pâtes de fruit et là je vois avec un peu d’angoisse que le chemin recommence à grimper. Décidément c'est une obsession… Je me console avec le paysage autour qui est superbe, je me dis que je suis là pour faire ma séance au seuil de la semaine et que je peux lâcher un peu. Mais voilà, avec un dossard sur le dos et des gars devant, j’y arrive pas. Je m’accroche et on finit par arriver en haut avec les mêmes écarts qu’au barrage. La vue est superbe, le soleil toujours là, c’est le pied. On redescend et tout le monde lâche les chevaux. Un gars manque de se ficher en l’air devant moi et au prix d’une figure digne d’un Candeloro de la CàP, se récupère in extremis. J’ai envie de planter une accélération car courir en groupe serré dans un passage aussi étroit ravive mes pulsions claustrophobes mais je vois à ma montre qu’il reste encore plus de 10 bornes. Je suis déjà bien entamé donc on va se calmer. Je me contente de suivre le train qui avance déjà pas mal.
Nouveau passage au barrage et donc, nouveau ravito. Re-flotte, re-pâte de fruit et là c’est du plat. Je vois la route qui monte et je décide de laisser partir le petit groupe que je suis depuis un moment. Je repars sur un rythme plus calme. Et là, on arrive sur une petite passerelle en ferraille qui part dans les bois et une grosse côte bien pentue. Les gars se mettent à marcher et j’en fais de même. Quand la côte redevient négociable pour mes jambes, je recommence à courir. La côte est longue… Et ça continue, encore et encore, c’est pas que le début, d’accord, d’accord… Le chemin devient route. Dernier coup de rein, je me dis qu’à cette épingle c’est fini… Et bien non ! Encore une ligne droite de plus à monter… Et là oui, cette fois oui ça y est, on domine, on ne peut que redescendre. Un panneau indique « Arrivée 6,2 Kms ». Moralement, ça me fait du bien. Le petit groupe m’a lâché mais finalement c’est pas plus mal, je peux mieux me caler à mon propre rythme en étant seul.
La route descend, je récupère, le plus dur est derrière et au dernier ravito, je ne m’arrête pas. On repasse sur du chemin et ça monte encore un petit peu mais c’est du light cette fois. Je repasse deux ou trois coureurs et enfin on arrive au-dessus de Chateauneuf. Un panneau indique « Arrivée 3,2 Kms ». Dans ma tête, c’est bon, je sens qu’on va bientôt arriver à l’écurie. Il n’y a plus qu’une grosse descente et c’est l’arrivée au parc. À 2,5 Kms de l’arrivée, je lâche les chiens. Plus de 16 Km/h sur le ForeRunner, bonne respiration, je me sens bien. Je vais doubler 2 autres gars puis rattraper le petit groupe juste au moment de passer la ligne d’arrivée.
19 Kms, 1h36'54'' et une 95ème place sur 166 arrivants... J’ignore quel est le dénivelé cumulé mais j’aimerai bien savoir…
Pour résumer, ma gestion de course fut désastreuse mais quel bonheur d’avoir participé. Je reviendrai l’an prochain car vraiment c’est une course très sympa et le profil est très intéressant dans le cadre d’une préparation trail.
Le lendemain, Dimanche 10, sur le coup de 8h30, petit footing de récupération sur les berges de la Loire. 8,5 Kms pour 55’ de course, un décrassage qui me fait du bien car l’air de rien je sens que j’ai fait bosser les cuisses hier…
Par Oslo
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Publié dans : Compte Rendu de course
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Départ de la Croix Rousse à 5h10,
direction Caluire par la voie verte. J'ajoute la cordelette centrale qui passe par dessus le crâne, ledit crâne protégé par un bonnet parce que ce matin il fait -1° donc gla gla aux cheveux. 175
grammes annoncés par le constructeur (en comptant les 3 piles rechargeables) qui ne se sentent pas du tout en courant. Très bon point...
Plan 1002, semaine 3 , jour 2
Plan 1002, Semaine 3, Jour 1
Achille, vous
connaissez ?
Et bien voilà, il est arrivé ! 8 jours seulement après
l'avoir commandé sur le site internet du vendeur US.
Bon je l'aborde comme une séance
d'entrainement sur terrain valloné car ce n'est pas une course objectif. Mais ça va faire du bien de ressentir l'émulation derrière la ligne de départ !