*Certains savent peut être que mon autre passion, en dehors de la course à pied, concerne les comic-books (oui les BD américaines avec plein de super héros en collant dedans :o))) Bon alors, en attendant de faire le bilan pré-Sancy dans la semaine, je vais vous parler de la bombe humaine, de matériel... Au programme aujourd'hui, un élément indispensables dans la panoplie du traileur au "long" cours : le sac à dos.
Sac à dos Diosaz Raid
J’ai acheté ce sac pendant les soldes de janvier 2008, lorsque j’ai décidé de tenter l’expérience du long. Alors j’en vois déjà qui pouffent au fond. Ceux qui ont l’habitude de dépasser avec allégresse les cent bornes avec tout plein de dénivelé dedans ;-) La notion de long est finalement très relative. Elle dépend de l’expérience, de la forme du moment, de l’envie… Début 2008 pour moi le long c’était plus de 21 kms, c'est-à-dire plus qu’un semi marathon, course la plus longue à laquelle j’avais pris part jusqu’alors. Je n’étais pas attiré par le marathon (et je ne le suis toujours pas). Ancien rugbyman, je préfère la verdure et la boue au goudron et aux jolis revêtements des pistes d’athlé.
Ma première expérience du long a donc été un trail sur les plateaux du Haut Languedoc en mai 2008, 50 kms et 1500m de D+. Et le sac Diosaz Raid ne m’a pas déçu. J’ai choisi ce sac, comme beaucoup d’autres coureurs, pour le prix avant tout. Il s’agit de la version 10 litres qui permet quand même d’entasser un paquet de trucs à l’intérieur. Franchement pour le prix, c’est quand même très correct, et ce n’est pas étonnant de le voir si souvent dans les pelotons. Après l’avoir porté sur plusieurs courses en 2008, et jusqu’à la Sainté Lyon, j’ai constaté que quelques petites améliorations pouvaient être apportées :
- les poches latérales sont vraiment peu pratiques. Il faut avoir la patience d’un bonze tibétain alliée à la souplesse d’un gymnaste indien de 6 ans pour les ouvrir facilement.
- la poche à eau c’est bien mais ça ne suffit pas lorsqu’on veut varier les liquides absorbés.
Pendant mes trois longs mois de blessure début 2009 j’ai eu tout le temps de réfléchir à ça. Bon d’accord, je n’ai pas fait que ça mais j’ai quand même sollicité madame, experte en couture, pour réaliser les transformations de mon fidèle sac.
- Poche à eau. Je l’ai finalement changée car l’embout de la pipette s’était fissuré et ça coulait sans arrêt. Est-ce le froid qui l’a fait geler plusieurs fois combiné à une utilisation intensive en hiver ? En tous cas, la pipette aura duré 1 an. Ce n’est pas beaucoup je trouve. Début mai, Decathlon était en rupture de stock lorsque j’ai voulu me procurer le seul tuyau. Au diable l’avarice, j’ai donc changé complètement la poche à eau pour un nouveau modèle tout neuf de 2 litres, comme l’ancien. Le tout pour moins de 10 euros, ce qui est à la fois cher (comparé au prix du sac) et pas cher (dans l’absolu).
- Ajout d’un porte bidon. Ça me trottait dans la tête depuis un moment. Lors de cette
fameuse première expérience sur du long en mai 2008, j’avais gagné un porte bidon (je vous rassure, c’était suite à une tombola en fin de course, et sûrement pas pour ma performance, si j’étais
rapide, ça se saurait ;-)) J’avais donc ce porte bidon que je n’utilisais pas car très peu commode (bidon de 600 ml à la verticale dans le dos qui me gênait terriblement à chaque
foulée).
De l’autre côté j’avais cette envie de pouvoir boire de l’eau dans la poche à eau (qui du coup portait vraiment bien son nom) et de varier les plaisirs en mettant autre chose (coca, eau salée,
pastis…) dans un bidon. Sans compter qu’un porte bidon sur certains ravito express, c’est très vite rempli. Cela évite de tomber le sac, sortir la poche, etc... Mais c'est plus de la flemme
qu'une volonté de ne pas perdre de temps :o))
Armé de ces constations implacables, j'ai décidé de faire ce qu'il fallait pour avoir un sac qui se transforme, et pas simplement quand il est énervé comme son homologue Hulk. Résultat :
j’ai déchiré le porte bidon inutilisé et nous l’avons recousu sur le sac. J'ai choisi la bretelle gauche, tout simplement parce que la pipette de la poche à eau est fixée sur la droite.
Logique...
Ma seule incertitude concernait la gêne éventuelle pendant la course. 600 ml de liquide sur la poitrine, ce n’est pas rien. J'avais peur que ça finisse par blesser. De même, comme le bidon est
quand même grand et que pour avoir de la rigidité pour la couture, nous l'avons placé assez haut sur la bretelle, j'avais peur que ça gène. Du coup, je l'ai tout naturellement testé à deux
reprises sur des sorties qui commencent à durer : 3h puis plus de 4h en trail ces 10 derniers jours... (c'était d'ailleurs géant mais j'y reviendrai dans le bilan de prépa du Sancy d'ici
quelques jours). Le résultat de cette chirurgie textile est une réussite. Que le bidon soit en place ou pas, rempli ou vide, c’est impeccable, ça ne bouge pas, et ça ne gène pas du tout. Donc
c’est adopté.
- Ajout de poches supplémentaires. Une fois que la ceinture porte bidon était amputée de son
porte bidon, il me restait deux poches avec fermeture par zip. Je n’allais quand même pas les balancer, ça aurait été une fin trop désolante pour elles. Du coup j’ai décidé de les ajouter au sac.
Deux poches de plus, même si elles ne sont pas d’une grande contenance, ça peut dépanner. Pour trouver l’emplacement, il n’y avait pas trente-six solutions. Il ne restait que les passants de la
boucle de fermeture du sac. Mais j’avais un gros doute sur la gène. Imaginez que vous vouliez resserrer le sac ou vous donner du mou… les poches allaient gêner. Mais là encore, madame a eu l’idée
qui va bien : couture des poches sur des passants amovibles. Fingers in ze noise ! Là aussi, testé et approuvé, c’est un complément fort utile et appréciable qui ne gène pas du tout.
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Me voilà donc armé pour ma prochaine course avec mon sac transformiste qui pour l’instant me va bien. Verdict sur du long de 70 kms et 3700m de D+ à l’occasion du Trail du Sancy le 12
septembre !
