Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 10:59

Après un peu plus de deux ans d'existence, ce blog va se recouvrir de poussière.


J'ai décidé de réunir 2 sites de publications qu'à priori tout oppose dans un seul et unique. Au-delà de l'aspect purement pratique pour moi, il m'a semblé intéressant de réunifier mes deux dadas.

J'ai en outre découvert que plusieurs coureurs nourrissaient un goût certain pour la poésie et d'autant plus dans les pelotons des courses d'ultra. Réunir ces deux mondes qu'à priori tout oppose me semble très intéressant. Et plus rock and roll que le simple récit d'un entrainement de plus.

 

Sur ce nouveau blog...

- Côté ULTRA:  des CR de courses, de sorties ultra ou pas, des OFF... et tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la course à pied en général et à l'ultra endurance en particulier.

- Côté POESIE: des textes d'auteurs connus ou non, des anecdotes sur des auteurs qui étaient aussi coureurs, des textes sur la course à pied, et plein d'autre chose car la Poésie c'est vaste !

 

Je vous donne donc rendez vous dans mon nouveau repère d'UltraPoésie !

Merci à tous,

Oslo.

Par Oslo - Publié dans : Divers
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Lundi 12 avril 2010 1 12 /04 /Avr /2010 11:02

 

Le temps passe de plus en plus vite. C’est drôle, c’est d’ailleurs le thème principal du numéro d’avril d’UFO magazine. Quand je me suis inscrit à la 6666 Occitane, nous étions en plein mois de décembre. Cette course me paraissait loin, loin dans le temps. Et puis voilà, quelques semaines d’entrainement plus tard, on y est presque. En effet, le départ aura lieu dans 11 jours et désormais, les dés sont jetés. L’entrainement est terminé, il ne reste plus qu’à faire du jus et à finaliser les préparatifs.

 

Bref rappel de ce qui m’attend :

118 km, 6666m de dénivelé positif.

Départ le vendredi 23 avril à 21h00 à Vailhan (Hérault).

Arrivée entre le samedi 24 et le dimanche 25 à Roquebrun (Hérault).

 

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Retour sur l’entrainement effectué :

Quatorze : c’est le nombre de semaines d’entrainement spécifique que j’aurais accordé à la préparation de ce premier objectif de l’année. En terme de prépa, j’avais prévu un planning très détaillé avec 4 allures différentes (endurance, vitesse spécifique, seuil, vma) mais encore une fois je n’ai pas suivi mon planning. Faut croire que ça ne me correspond pas ce type de préparation millimétrée. Après un mois de janvier studieux où j’ai presque était appliqué en respectant les sorties prévues, j’ai rapidement cédé à la facilité en février, oubliant les séances de fractionnés et bâclant les sorties au seuil. A la place j’ai souvent fait au feeling, mais globalement j’ai quand même appuyé sur les sorties longues. Avec des sorties clés pour la confiance comme un Week-End Choc et un Trail des Cabornis effectué au train histoire de travailler sur un rythme plus appuyé que d’habitude.

 

Il s’agit donc d’un entrainement bâtard, très peu optimisé mais qui pour moi a déjà rempli 2 de ses 3 objectifs visés :

- me faire plaisir et aborder chaque séance avec la banane même à 4h du matin certains dimanches de février avec des températures négatives et dans la neige.

- arriver en fin de plan avec le sentiment du devoir accompli et sans être blessé ou épuisé

- le 3ème objectif sera rempli si je suis à l’arrivée !

 

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L’état du bonhomme :

A la sortie de ces 14 semaines, je suis un peu entamé par le volume accompli : 1503 kms, 40155m de D+ et 157h23’ d’entrainement. Mais je m’attendais à être beaucoup plus fatigué, à accuser le coup. Mais je me sens bien, j’ai envie de courir et je dois me retenir pour ne pas prolonger le plan. A tel point que je me demande parfois si j’en ai fais assez. Mais il suffit de comparer à ma précédente prépa typée ultra et je sais que j’en ai suffisamment fait ! Et puis je sais que le doute surgit toujours dans les derniers jours avant le départ. Curieusement je n'ai pas beaucoup de doutes ce coup-ci... Je me sens prêt. Faut croire que j'ai besoin d'accumuler du volume pour me sentir bien, physiquement et mentalement. C'est d'ailleurs surtout au niveau mental que je me sens bien, plus décomplexé que lors des précédents ultra. En plus de l'entrainement accompli, la reconnaissance début janvier du début du parcours qui se fera de nuit m'a bien servi à ce niveau-là.


Et maintenant ?

Je suis dans un état curieux, partagé entre l’excitation, l’appréhension mais aussi la confiance. Un peu de chaque mais ce qui prédomine c’est surtout l’impatience d’être au jour J. Je suis en congés 7 jours avant la course. Le trajet en voiture sera fait le dimanche précédant la course, pour ne pas arriver à l’arrache sur le départ. Cela doit me permettre de me reposer physiquement et de couper mentalement avant le départ. Histoire de penser à autre chose qu’à courir : retrouver mon Hérault natal, mes parents, faire la sieste tous les jours, bien dormir et manger convenablement… Bref, être parfaitement ZEN les jours précédant la course. Et savoir qu’on a fait tout ce qu’il fallait pour être bien. C'est la partie préparation mentale :))

 

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D’ici là je dois tout de même préparer un minimum mes affaires puisque je quitte Lyon 5 jours avant le départ. Faire le tri entre ce que je vais transporter pendant toute la course sur mon dos (le matériel rendu obligatoire par le règlement) et ce qui relève plus du confort que je vais laisser dans un sac coureur que je pourrais retrouver à la mi-course.

En attendant j’ai commencé à plancher sur une estimation de mes temps de passage. C’est à double tranchant. Le risque de démotivation est grand si on voit qu’on n’est pas dans les clous le jour J. Mais j’ai prévu deux estimations (optimiste et pessimiste) afin de viser un temps final de moins de 24h ou de viser une arrivée… dans les barrières horaires ! C’est intéressant et ça permet de découper mentalement le parcours en tronçons et de s’en imprégner avant la course. Purée quand je vous dis que j’ai hâte !  

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Samedi 3 avril 2010 6 03 /04 /Avr /2010 11:00

Ce qu’il y a de bien avec le Lyon Urban Trail (LUT pour les intimes) c’est qu’il ne se passe jamais à la même date d’une année à l’autre. On ne peut donc pas tomber dans la routine.

Bref historique de la chose :

2008 : le LUT épisode I se tient en novembre. Il a plu à seaux les jours précédents.

2009 : le LUT épisode II se tient en juin. Je ne me souviens plus de la météo car je n’ai pas participé.

2010 : le LUT épisode III se tient en mars. La météo annonce la pluie, 7°.

 

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Cette course est une des rares « grosses machines » que je me plais à faire. On pourrait pourtant se poser la question du paradoxe du concept : un trail en ville ! On pourrait même regretter l’utilisation d’anglicismes à outrance dans le nom de l’épreuve qui lui donne une dimension guerrière pouvant effrayer le béotien. Alors oui, c’est vrai, un trail urbain n’est pas un trail montagnard en milieu naturel.


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Oui c’est sûr, courir 40 kms dans le centre ville de Lyon n’est pas aussi sexy que courir 40 kms sur un monotrace alpin ou même auvergnat. Mais cette course a tout de même des atouts : l’organisation est très bien rôdée et très pro ;  le tracé change toujours d’une année sur l’autre et réserve son lot de découvertes ; le bonheur de courir dans des endroits remarquables qui font de Lyon un ville superbe.

 

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Et puis la diversité c’est bien aussi. Il manquait un créneau entre le marathon urbain et le trail montagnard, le LUT comble cet espace et le fait bien.

 

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J’avais très envie de revenir courir ce LUT car après m’être entrainé pendant plusieurs années sur la Croix Rousse, j’ai déserté les lieux voilà 6 mois pour me rapprocher des collines de l’ouest Lyonnais. Et quand même, revenir pour une matinée me dégourdir les gambettes sur les lieux de mes anciens footings, ça me titillait bien.

 

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Le départ est à 8h30 de l’heure d’été à laquelle nous sommes passés la nuit précédente. Inutile de dire que le réveil est un peu dur. Heureusement que j’ai été raisonnable et que je n’ai pas fait une sortie de 4h la veille comme je l’avais au début prévu. La fin du plan d’entrainement pour la 6666 me travaille et la fatigue commence à s’installer ; aussi j’ai décidé de ne pas trop en faire. Cela ne m’empêchera toutefois pas de boucler cette semaine du LUT avec 114kms et 3500m D+ ce qui n’est déjà pas si mal…

 

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La voiture garée dans le parking souterrain de l’Opéra, j’appelle Arthur que je retrouve en compagnie de Mamanpat et de Biscotte sur les marches de l’hôtel de ville. Je suis déjà passé récupéré mon dossard la veille, ce qui évite la cohue du matin. A la place je prends le temps d’aller faire une pause pipi dans les toilettes temporaires disposées en ringuette le long de la mairie. Manque de bol le type qui me précède va prendre le temps de lire l’Equipe en entier et même les crédits inscrits en tous petits caractères...

 

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Un peu avant le départ, Biscotte, Arthur et moi partons courir quelques centaines de mètres pour nous dégourdir les jambes. Direction la rue Terme et son tunnel ancestral que nous emprunterons tout à l’heure. Si ce tunnel est aujourd’hui le moyen le plus rapide (et le plus sombre) pour rejoindre le plateau de la Croix Rousse depuis les Terreaux, il est aussi un lieu de ralliement pour tous les poivrots et les cloches du quartier, sans oublier les taggers. Du reste, entre tags et bouteilles de vodka abandonnées, on trouve parfois sur les trottoirs des masses inertes endormies dans leur alcool et cuvant leurs abus éthyliques du samedi soir.

 

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Mais ce matin pas de trace de fêtard ou de pauvres hères dans le tunnel. On pourrait donc se demander pourquoi la course emprunte ce lieu sordide. Ce serait oublier un peu vite que ce tunnel de 490m abritait le premier funiculaire du monde lors de sa mise en service en 1862.

Depuis 1967 toutefois, il a été reconverti en tunnel routier, fermé pour l’occasion de cette course.

 

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Nous redescendons vers la ligne de départ, sur la place des Terreaux, où nous retrouvons Mamanpat toute de rose vêtue dans sa tenue Brut de Fleurs. 8h30 c’est le départ et après un petit tassement pour passer sur le tapis bipant nos passages, les fauves sont lâchés dans l’arène Lyonnaise. Il y a du monde : 532 inscrits sur le 40 km. Allez, on démarre en direction de la rue Terme et de son tunnel. Rapidement nous nous mettons à marcher. Et ça papote, et ça papote. D’ailleurs nous n’allons pas beaucoup reposer nos langues sur cette course, et cela est valable pour nous quatre. Ça va papoter sec.

 

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L’ambiance est décontractée, nous restons tous les quatre à quelques mètres d’écart. Lorsque l’un prend un peu d’avance, il attend les autres et bon, après tout nous sommes un lendemain de passage à l’heure d’été et le réveil pas encore à son zénith. Le soleil non plus d’ailleurs ! A vrai dire, je crains que nous rencontrions un orage avant la fin de la course mais je n’ai pas opté pour le poncho pour autant. A force d’entendre Arthur dire que je ne suis qu’un sudiste frileux, j’ai décidé de faire péter le tee-shirt… mais avec les manches raidlight au cas où :o))

 

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Le tour de la Croix Rousse va être vite expédié. C’est un peu dommage d’ailleurs, il y a deux ans, nous étions passés dans les traboules de la Cour des Voraces et c’était indéniablement un point fort de la course. Cette année, la Croix Rousse est réduite à sa portion congrue : un petit tour dans les escaliers de la montée de la grande côte puis un petit tour vers la place de Rouville avant de gagner les quais de Saône et de se diriger vers Fourvière.

 

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J’aurais sûrement préféré que l’on insiste un peu sur le secteur de la Croix Rousse au détriment du très (trop) long détour sur le Quai Jaÿr pour aller attraper le pont Masaryk lors du retour. Mais je chipote. Bref, avant même de s’en être rendu compte, nous nous retrouvons au niveau de la Saône que nous traversons en trombe, pressés que nous sommes d’en découdre avec Fourvière ; terrain de jeu d’Arthur et accessoirement lieu de fondation de Lugdunum à l’époque où les romains étaient plus forts pour faire la guerre que pour le rugby.

 

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Fourvière c’est un paradis pour celui qui aime les montées et les descentes, ça n’arrête jamais. Arthur se sent pousser des ailes sur ses terres et plusieurs fois nous devons nous arrêter pour attendre nos camarades de jeu, Mamanpat et Biscotte toujours occupés à tailler la bavette. C’est fou ce que ça peut causer ces gonzesses ;) En même temps, cela permet de faire des photos pour illustrer ce CR.

 

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Nous visitons les endroits immanquables du site. En commençant par la montée de la Sara et la descente du même nom, un classique du LUT. Un détour bucolique dans le jardin des hauteurs plus tard, nous traversons la passerelle des 4 vents. Sur ce revêtement lourd, ms pieds semblent s’enfoncer dans le sol.

 

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Il est temps de redescendre vers le Rhône, les quais et le ravito / arrêt pipi. JeanMik est venu sur son beau VTT nous faire un petit coucou, ça fait plaisir, on discute un moment, pause photo pour immortaliser l’instant et c’est reparti en direction de Ste Foy. Grande nouveauté par rapport à l’édition 2008 que cette longue visite de Ste Foy. Que peut on dire sur cette commune ? Que son étymologie fait allusion à Foy, martyre qui serait morte à Agen à l’époque où les Agenais n’avaient pas encore remporté 8 titres de champion de France de rugby.

 

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Le passage du parcours du LUT 2010 par Ste Foy m’a paru un peu long. Biscotte est dans nos pattes et Mamanpat manque de se flanquer en l’air à l’abord d’une énième série d’escaliers. Sa cheville se tord et nous craignons tous que ce soit grave mais notre Brut de Fleurs s’en remet aussi tôt, partant à l’assaut des escaliers aussi sec.

 

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Je découvre complètement certains endroits que nous empruntons. Et le retour sur Fourvière m’a semblé interminable. Et je crois que pour le compère Arthur aussi. Est-ce pour cette raison que notre rythme se met alors à augmenter ? Il faudrait le demander à Arthur qui semble avoir des fourmis dans les jambes. Nous voilà sur un rythme plus soutenu, on s’arrête moins souvent pour faire des photos et à vrai dire, on ne se retourne plus pour voir où en sont nos deux pipelettes.

 

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Nous poursuivons donc notre périple à 50% d’effectif de nos troupes. Autre lieu classique du LUT : les théâtres antiques de Fourvière. On a beau les connaître, ça fait toujours plaisir de passer là en courant. D’autant plus que le point de vue est superbe ; dommage qu’il n’y ait pas plus de soleil…

 

 

 

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Pause pipi contre un arbre puis le rythme des photos va baisser. Nous avons basculé dans la seconde partie du parcours et Arthur et moi avons augmenté la cadence de la foulée. Sur les quais de Saône, c’est la purge pour aller récupérer le pont qui va nous permettre de monter à la Croix Rousse par l’autre versant. Avec bien entendu le passage dans le superbe parc Chazière que je grimpe à ma main avant d’attendre Arthur devant l’entrée. 

 

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  Cette montée qui conduit à la rue d’Ypres, tout près du cimetière de la Croix Rousse, je l’ai faite souvent du temps où j’étais croix roussien. Et ça fait donc très plaisir d’y repasser. Nous voici rendus à un ravito où nous prenons le temps de nous poser quelques minutes. Le temps de boire un verre de coca et de manger quelques biscuits sablés qui valent le détour. Et c’est reparti pour la partie tout terrain qui descend jusqu’à la Saône. Ben oui, le principe du LUT c’est bien celui-ci : on monte puis on descend puis on remonte puis on redescend… etc…

 

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  Je profite de cette belle descente défoncée pour envoyer un peu. Faut quand même que mes 30000m de D- depuis le mois de janvier me servent à quelque chose ! Arrivé en bas, direction Caluire : il faut remonter. Arthur et moi adoptons une marche rapide qui nous permet de reprendre des concurrents.

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Un coup d’œil au GPS m’informe qu’il nous reste moins de 10 km, je décide que c’est le bon moment pour hausser le rythme. Je sens qu’Arthur est moins à l’aise dans cette longue montée et je maintiens la cadence. De toute façon, je sais ce qu’il mijote : un sprint à l’arrivée pour me gratter sur les 10 derniers mètres. C’est du Arthur tout craché ça, mais on le connaît maintenant son plan de bataille !

 

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Pour moi, pas question de sprinter, c’est contraire à ma religion de fainéant. Donc je décide de tenter de lâcher Arthur avant l’arrivée, comme ça, pas de risque de me faire griller au sprint. C’est un copain mais y’a des limites :)

 

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Le passage sur Caluire est rapide, nous sommes de retour sur la Croix Rousse voisine, encore un peu d’escaliers pour justifier des 6000 marches annoncés par le dépliant publicitaire de la course. Je retrouve les escaliers de la montée Joséphin Soulary que j’ai emprunté plusieurs fois par semaines pendant des années…


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Les traceurs du parcours se sont régalés de nous faire passer par tous les endroits possibles et c’est une nouvelle descente jusqu’au Rhône pour remonter à nouveau jusqu’au plateau de la Croix Rousse avant la descente finale. Je descends à mon rythme, reprend plusieurs concurrents dont un qui a des ennuis gastriques dans le genre bruyants…

 

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 Dernières photos de Lyon, puis derniers escaliers que je monte deux par deux. Avec un départ très en dedans, une suite très prudente, j’ai les jambes encore neuves, et j’en profite. La descente finale sur l’hôtel de ville se fait tambour battant. Tous les signaux sont au vert. Passage à proximité de l’Opéra puis c’est la traversée de l’hôtel de ville spécialement ouvert pour la course, on descend les escaliers et c’est le passage de la ligne. 39 kms et 1600m de D+ en 4h19 : la balade a été très agréable.

 

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Je trottine jusqu’à la voiture pour me changer et je reviens avec les traditionnelles bières d’après course. Arthur et Biscotte sont là, nous attendons l’arrivée de Mamanpat qui franchira la ligne quelques minutes plus tard. C’est la décompression, on discute et on trinque avant la cérémonie des podiums que je ne verrai pas jusqu’au bout. L’appel de mon canapé a été plus fort !

 

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Que dire ? J’invite tous les coureurs qui ne connaissent pas Lyon à venir découvrir la ville lors de ce LUT. C’est un moyen original et franchement sympa de visiter la capitale des Gaules. Quant à ceux qui pensent la connaître, c’est l’occasion de passer à des endroits méconnus et des les découvrir sous un autre jour. Bref, ça vaut pas le coup de s’en priver. A refaire donc !

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 09:43

Salut à tous !

En attendant le CR du Lyon Urban Trail couru le 28 mars dernier entre Rhône et Saône, voilà les chiffres des entrainements de mars.

 

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Le plan d'entrainement pour la 6666 Occitane touche à sa fin, après Pâques il sera temps de commencer à lever le pied !

Par Oslo - Publié dans : Bilan
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 19:04

Au début de l’année, juste après les traditionnels excès de table des fêtes, il a fallu cogiter sur le plan d’entrainement pour la 6666 Occitane. Et trouver quelques courses de préparation à intercaler entre deux sorties longues, une dose de seuil, une louche de fartleck et un week-end choc. Bref, pas évident l’exercice, surtout quand on fait un peu au feeling… Pourtant, le trail des Cabornis m’a attiré dès le départ. Pourquoi ? Peut être parce que le départ de Chasselay cette année mettait un dossard à moins de 20’ de la maison ? Mais surtout parce que le Trail des Cabornis présente en règle générale un profil assez exigeant et donc, intéressant. Et puis faut dire aussi qu’en mars 2008 je découvrais le trail à l’occasion des 34 kms de ce parcours. C’était beau, c’était dur, je ne me pensais pas capable d’aller au bout, et pourtant j’y étais arrivé et j’en avais eu des frissons.

 

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Cette année, les Cabornis tombent un dimanche de tournoi des 6 nations ; pas simple à gérer :o)) Ajoutez-y les élections et vous aurez un dimanche millimétré en terme de timing.

Il est 8h00 quand je quitte la maison, laissant ma fille aînée de 2 ans devant ses tartines et son chocolat au lait. Le petit dernier est encore au lit, c’est une sacrée faignasse mais je ne lui en veux pas, il a de qui tenir !

 

En arrivant à Chasselay je tombe pile poil direct sur Arthur et Biscotte en pleins préparatifs. Il y a une place juste à côté donc je me gare près d’eux. Comme d’habitude, Arthur est déjà prêt depuis 4h du matin, Biscotte est à son rythme, serein ; et comme Taz n’est pas là, pas de risque d’un coup de speed pour être au départ à l’heure :o))

Après un tour de passe passe avec les clés de ma voiture que je vais chercher pendant 5 bonnes minutes avant de les voir sur la serrure de la malle, je suis prêt moi aussi, mon dossard sur le poitrail. A propos de dossard, Biscotte nous narre cette navrante aventure (ça en fait des N) au sujet de son dossard qu’un étourdi a pris à sa place la veille. Nous décidons d’un commun accord de venger l’affront, de retrouver le malotru et de le brûler sur la place publique de Chasselay, des lacets de Salomon XT Wings passés dans ses narines. Oui je sais c’est dur, mais « dura lex sed lex » !

 

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Nous nous élançons ensuite en petites foulées pour rejoindre l’aire d’arrivée. En grand professionnel, Arthur veut reconnaître le futur lieu de son légendaire sprint qu’il placera à l’arrivée dans quelques heures. C’est très pro, on reconnait bien là le monsieur, soucieux du moindre détail. Pour ma part, je vais reconnaître un mur très accueillant pour y alléger ma vessie, bientôt rejoint par mes acolytes.

Pas beaucoup d’échauffement et pourtant la température est vraiment peu amicale. J’ai adopté pour le collant long sans même me poser la question alors que Biscotte fait carrément péter le short, et qu’Arthur a choisi l’intermédiaire. J’enfile les sous gants en soie que j’avais au préalable remisés au fond du camel. Et je prends soin de remettre les mitaines de VTT par-dessus. Je me suis déjà pris une belle gamelle ce mercredi lors d’une sortie fartleck, et j’ai encore un joli bleue sur la paume gauche.

 

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Comme l’heure de départ approche, il est temps de converger vers l’arche gonflable aux couleurs du sponsor. C’est marrant, chaque fois que je vois une arche de départ gonflable, je pense à Omer Simpson qui bouffe des donuts…

Bon allez, petit speech des organisateurs, coucou à la caméra de TLM et 4,3,2,1 on est parti. Dès les premiers mètres, on est un peu tassés par l’étroitesse des rues mais très vite nous arrivons sur la route large et puis c’est parti pour un petit chemin qui monte gentiment, histoire d’étirer le peloton. Un chien blanc me dépasse, suivi d’un coureur en mode canicross. Biscotte, Arthur et moi-même courons de front ou presque. Pas forcément facile de courir ensemble avec tous les concurrents du 20 et du 40 km ensemble. Mais bon, c’est l’affaire de quelques kilomètres.

 

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J’essaye de me mettre à mon rythme, c'est-à-dire pas trop vite mais pas trop lent non plus. Je suis venu ici pour faire ma sortie longue de la semaine mais quitte à payer les frais d’inscription, je veux aussi me cracher dans les pognes et aller un peu plus vite que sur une simple sortie longue en solo. Je dépasse donc quelques coureurs mais dans l’ensemble je me fais beaucoup plus doubler. Pas facile du tout de trouver le bon rythme mais après quelques centaines de mètres, j’y suis. Arthur et Biscotte suivent derrière mais on n’a pas du tout les mêmes volumes ni les mêmes types d’entrainement, je ne compte donc pas les attendre. Tout comme si je prenais le départ d’un 10 ou d’un semi ce dimanche, ils mettraient les voiles dès le départ et je ne verrais que la poussière soulevée par leurs chaussures dans le matin rougeoyant (purée c’est beau :o))

 

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Les premiers kilomètres de ce trail sont peu intéressants. Nous montons gentiment, le sol est stable, pas de technique, c’est roulant et le but est de casser le peloton pour étirer tout ce joli monde. Dans le genre, c’est efficace. Je continue à mon train, me retourne et je ne vois plus Biscotte ni Arthur. Je décide de poursuivre mon effort dans l’optique de l’entrainement à l’Occitane : profiter des grimpettes pour faire de la marche rapide, profiter des descentes pour me lâcher et travailler l’improvisation et les appuis, profiter des plats pour récupérer, rouler ou relancer selon l’état du bonhomme).

 

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Le premier ravito du 10ème kilomètre arrive très vite. Je n’ai pas prévu de m’y arrêter donc je continue et ça tombe bien car on arrive aux abords d’un passage sympa qui plonge dans une forêt. Je constate que les sorties fartleck à 4h du matin à la frontale sont bénéfiques. J’ai bien progressé en descente et double des poignées de concurrents tout en étant relâché. En fait j'ai repéré un vieux copain de moto qui est à 100m devant moi, et j'aimerai le rattraper pour cause un peu. Passage à la barrière horaire du km12 en 1h15, Pierre bascule sur le parcours du 20km, damned ! Bon je continue vers le parcours du 40 km après une demi-seconde d’hésitation. Je sens que ce n’est pas la super grande forme et que je vais trouver le temps long. La faute à une semaine d’entrainement bien chargée ; j’ai déjà couru 90 kms et 2000m de D+ avant de prendre le départ de ce trail. Et ça va se sentir à un moment, je le sais ! Comme disent les mémés après un trop bel automne : "on va le payer ce beau temps!". Elles sont comme ça les mémés...

 

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Le parcours continue et emprunte des sentiers connus mais dans un ordre différent de ce que j’ai l’habitude de faire, ou plutôt de ce que j’avais l’habitude de faire. Depuis mon déménagement dans les monts du Lyonnais, je n’étais plus revenu courir dans les monts d’or. En août 2009, j’avais fais ici même mes dernières sorties longues de préparation pour l’ultra trail du Sancy. Et depuis, plus rien. C’est d’ailleurs bien dommage et un grand tort car il y a des sentiers vraiment superbes, techniques, exigeants. Je reviendrai plus souvent.

 

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Jusqu’au second ravitaillement du km20, le profil en dent de scie est globalement descendant, mais plutôt roulant. Mais après, les choses se corsent. Et bien sûr, c’est là que je vais manger mon pain noir (les mémés avaient raison !).

Je m’arrête 30 secondes au ravito du km20, le temps de retirer mon camel et d’aviser : il me reste encore beaucoup d’eau donc je repars. Le profil de la course va se durcir et mes jambes qui ont déjà les 90 kms de la semaine ne vont pas apprécier. En même temps je m’en doutais un peu et j’étais aussi venu pour ça. Non, c’est pas du masochisme, c’est juste de la préparation mentale. Les 23 et 24 avril prochains, je sais que je vais avoir des moments durs pendant l’Occitane, alors autant s’y préparer aussi, en piochant de temps en temps. Cette fois-ci je vais piocher pendant près de 10 km. Du 21ème au 31ème ça va être vraiment dur.

 

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Mes cuisses brulent un peu, mon dos tire. Dans les côtes j’adopte une marche qui n’est plus si rapide que cela, dans les descentes ça va à peu près et sur le plat, je n’arrive pas à relancer. Je manque cruellement de jus, plus rien dans le moteur! Et pour couronner le tout, je suis seul. C’est assez étrange d’ailleurs, cette sensation, de ne voir personne devant soi pendant près de 10 bornes. En fait ça va durer un peu moins. Un gars équipé d’un buff aux couleurs des Templiers va me passer dans un secteur superbe à flanc de rochers, à pic et sauvage comme on aime. Lui et moi on fait le yo-yo depuis la grimpette velue sur le Mont Thou. Mais le gars a des cannes, ça se voit tout de suite. Il a un mot sympa quand je me pousse pour le laisser passer. Et on repart.


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J’essaye de me mettre dans son sillage mais le poisson est trop costaud pour moi alors je laisse filer. Je vais serrer les dents et attendre que ça passe. Le genre de sentiments qu’on connait bien… en ultra. Et même si là on n’est pas sur de l’ultra, on sait qu’en règle générale, la forme revient un peu après. Je pense à l’Occitane, je me projette mentalement dans 6 semaines, m’imaginant à l’agonie quelque part dans le Caroux mais continuant à avancer, coûte que coûte. Bon j’exagère, là je ne suis pas à l’agonie mais bon, c’est pas la forme !

 

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Arrive le 3ème et dernier ravito, celui du km30 où je vais m’arrêter quelques minutes, histoire de boire un verre de coca. J’en rêvais depuis un moment de ce fameux sirop loupé, ça fait du bien ! Et puis déjà il faut repartir. Comme je l’avais espéré, le moment dur va passer et ma traversée du désert va prendre fin avec la descente sur Poleymieux et la remontée dans les escaliers retors qui suivent. Ceux qui vous bousillent bien les mollets, qui vous chauffent gentiment les cuissots… Mais là, ça va. J’ai retrouvé un peu de pêche. Oh, ce n’est toutefois pas la grande forme.

 

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Pour tout dire, j’ai hâte d’en finir, je n’ai plus beaucoup de jus dans la machine et j’espère que les 40 km annoncés n’y seront pas tout à fait. Je monte à mon rythme, je rattrape des gars, en dépasse. Je sais qu’il ne reste plus qu’une ascension et après c’est la grande descente sur Chasselay. Nous nous rapprochons des antennes et je monte en marchant, en essayant de garder un peu de vitesse. Derrière moi j’entends courir. Je me retourne et je vois un gars en coupe vent jaune pétard et écouteurs sur les oreilles. Je me range sur le côté, il a la patate le garçon.

 

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Un peu plus haut, nous basculons enfin de l’autre côté du versant. Dans une grande descente je me lâche à nouveau, bien satisfait de voir que je suis capable de descendre relativement vite tout en restant souple. Il y a deux ans, à peu près au même moment de la course, je ne pouvais plus courir dans les descentes tellement mon corps me faisait souffrir. Là, je n’ai pas de douleur, juste une grande fatigue ; l’impression de trainer des boulets à chaque cheville et d’avoir un gars accroché sur mon dos. Mais je me force à relancer un peu.


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J’ai remarqué que depuis le ravito du KM20, seuls deux concurrents m’ont dépassé, et à l’inverse, j’en ai doublé six ou sept. Je regarde ma montre, je ne sais pas combien il reste de kilomètres encore. Je suis partagé entre l’envie d’envoyer la sauce et la sagesse de me retenir. Je vais finalement adopter une tactique molle : rapide dans les descentes et cool sur le plat. Je remarque d’ailleurs qu’à la faveur d’une dernière descente velue avec corde sur le côté, je remonte à toute vitesse sur le coupe vent jaune pétard. Mais alors que je suis revenu sur ses talons, il relance sur une portion plane et là je préfère couper, ne sachant pas s’il reste encore beaucoup de distance à parcourir.

 

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Lorsque le goudron apparaît, ça commence à sentir bon. Je dépasse un concurrent à l’agonie qui marche en claudiquant. Je lui lance un « Allez courage, c’est la fin » car j’aperçois le clocher de Chasselay. Je vois un gars à une centaine de mètres devant moi et je décide de forcer un peu pour le reprendre avant l’arrivée. Quelques spectateurs, je profite du profil descendant pour lâcher les jambes et ensuite c’est l’arche d’arrivée au km38. On me bipe, je rends mon dossard. 4h17’55’’ à mon Garmin, ce que le temps officiel confirmera en même temps qu’une 28ème place.

 

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Je m’approche du ravito d’arrivée, prend une demi banane, un peu de pain d’épices. Un petit vent frisquet me fait frissonner, je retourne à la voiture en petites foulées pour me changer et surtout enfiler un blouson chaud. Armé d’une bouteille d’eau je retourne à l’aire d’arrivée pour attendre Biscotte et Arthur. Je tombe sur Yanshkov que j’avais déjà croisé aux alentours du km15 où il était positionné en tant que bénévole. On papote un peu, de sa future Ultra Montée du Salève qui se rapproche et qu’il est allé reconnaître la veille. Ensuite je tombe sur Libellule qui me parle de sa course sur le 20 km et qui me dit que Arthur est à 6 km de l’arrivée. Je vais l’attendre en buvant un peu et en mangeant des noix de cajou. J’en profite pour applaudir tous les concurrents qui arrivent devant un comité d’accueil assez pauvre. Heureusement qu’il y a deux cygnes qui font des ronds dans l’eau pour mettre un peu d’animation.

 

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Après un moment, voilà la silhouette effilée d’Arthur. Il passe le premier, très content de lui, en me disant un truc du genre « je l’ai niqué » et peu de temps après c’est Biscotte qui passe la ligne. Ils sont quand même courageux les potes de s’engager sur ce trail avec un entrainement axé sur du court et du rapide… Mais voilà, quand on aime le dénivelé, c’est dur de s’en passer !

Hélas je n’aurais même pas le temps pour la sacrosainte bière d’après course, l’appel du XV de France se faisant plus fort que celui du houblon (les deux faisant d’ailleurs fort bon ménage !) Mais ce n’est que partie remise pour la récup au houblon, rendez-vous le 28 mars avec les mêmes pour le Lyon Urban Trail. D’ici là un peu de récup, et la suite de l’entraînement pour l’Occitane !

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Mercredi 3 mars 2010 3 03 /03 /Mars /2010 14:08
L'air de rien, nous voici au mois de Mars. Nous avons basculé du côté obscur de la force vers ce fameux mois du printemps et c'est pas dommage. Parce que je sais pas pour vous, mais moi j'en ai ma dose de la neige, de la pluie, des températures négatives et des entrainements en bonnet et gants.

neige
Plus prosaïquement, cette 9ème semaine de l'année marque également le passage dans la seconde moitié de mon plan d'entrainement pour la 6666 Occitane, premier grand rendez-vous de l'année. Globalement, tout se passe toujours très bien, et comme dirait l'autre : "pourvu que ça dure !".

J'ai notamment pu, au cours de ce mois de février, tester pour de vrai la théorie du "week-end choc" chère à Guillaume Millet. Cela restera très instructif et une expérience à renouveller. Mais pas tout de suite...

Bilan du mois de février :
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Après un mois de février studieux, la proximité du printemps m'a donné des envies de dossards. Et je serais donc au départ de 2 courses dans le coin :
- 14 mars : Trail des Cabornis (40 km / 1900m D+)
- 28 mars : Lyon Urban Trail (40 km / 1500m D+)
Il s'agit de courses que j'ai déjà disputées en 2008, l'année où j'ai découvert le trail et ça me fait bien plaisir d'y revenir à 2 semaines d'intervalle, en guise de sorties longues de préparation.

Le Lyon Urban Trail constituera ma dernière sortie vraiment longue avant la 6666. Et pour que la fête soit plus folle, j'envisage de me faire un mini week-end choc à l'occasion de cette course. Il s'agira en effet de mon dernier bloc de charge avant d'alléger le programme jusqu'au 23 avril. Donc, dans l'idée, je verrais bien une sortie trail de 4h environ le samedi 27 mars dans les monts du lyonnais (ou ailleurs) en guise de pré-LUT. Alors si d'autres LUTins (ou pas d'ailleurs) sont intéressés, y'a peut être moyen de s'organiser un petit OFF sympa le samedi...

Par Oslo - Publié dans : Bilan
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /Fév /2010 20:28

Samedi 20 février.

Il est 10h30 quand je descends de la voiture. Un bisou aux enfants et je regarde la 307 qui s’éloigne en direction de Chazelles-sur-Lyon. Si je veux dormir chez moi ce soir, pas d’autre choix que de rentrer à pied. Et ça tombe bien, c’était prévu !

Nous sommes à Viricelles, dans la Loire, au nord de St Etienne, dans les monts du Lyonnais. Ou plutôt devrais-je dire : je suis à Viricelles. Car tous les copains ont décliné l’invitation pour ce WE « choff »

C’est quoi un WE « choff » ? Un week end où ça chauffe ? Un week end où il n’y a que des chauves ? Non, c’est un week end choc et un week end off.

 

trace samedi


Dans le planning de mon entrainement pour la 6666 Occitane, j’avais prévu de me faire un week end choc, c’est à dire accumuler un maximum de kilomètres (et de dénivelé positif) pendant le minimum de jours, à intensité modérée (la fameuse rando-course). Bien que j’ai souvent lu des articles à ce sujet, je n’avais encore jamais testé la pratique. Profitant d’un week-end sans madame ni les enfants partis se mettre au vert dans la belle famille, c’était l’occasion parfaite. Et quitte à faire un week-end choc, autant en profiter pour organiser un week-end « off » avec dans l’idée des sorties avec des copains. Bon, pour le « OFF » en revanche ça sera pas trop ça. La faute à une organisation calamiteuse de ma part. Pire, j’ai failli tout annuler 3 jours avant, à cause d’une douleur subite aux adducteurs. Mais bon, vous savez ce que c’est les petits bobos à l’approche d’un grand rendez-vous, on psychote on psychote et pis c’est tout !

 

profil samedi


Pour l’itinéraire, j’ai du changer mon fusil d’épaule. J’avais initialement prévu de suivre le GR de pays des monts du lyonnais soit 109 kms et 3600m de D+ avec un départ de Larajasse le samedi matin. Des problèmes d’intendance en ont décidé autrement. Je partirai donc de Viricelles le samedi matin, un peu plus tard que prévu et on avisera le dimanche en fonction de l’état du bonhomme…

 

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Ce samedi, à 18h35 ; soit exactement 8h après être parti de Viricelles (dont 7h27 de course effective) je franchirai la ligne d’arrivée, euh pardon, le portail de chez moi après 61 km et 1830m de D+.

Sur cette journée j’aurais eu deux coups de bambou :

- le premier lorsque la semelle déjà recollée deux fois de mes NB908 décidera de se suicider près d’une ferme abandonnée, quelque part au-dessus de St Laurent de Chamousset. Allez savoir pourquoi, ça m’a perturbé cette histoire. Et c’est là qu’on se rend compte à quel point le mental compte sur de telles sorties. Un grain de sable, on se met à psychoter et hop, on traine la patte. Mais bon, comme à chaque fois après un coup de mou, ça repart dans l’autre sens peu de temps après…

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- le second vers Savigny, près de l’arrivée donc mais pas encore suffisamment près à mon goût. J’avais plus de 50 km dans les pattes, l’essentiel du D+ avalé et je n’avais qu’une hâte : rentrer avant la nuit. J’avais pourtant prévu frontale, gilet fluo, gants et bonnet, je tenais à arriver avant le coucher de soleil. Je sais c'est stupide mais voilà… La fin du parcours est peu intéressante, essentiellement goudronnée, sans D+ pour se reposer en marchant, bref, pas la joie.

 

Dimanche 21 février.

Honnêtement je ne pensais pas repartir le lendemain pour une longue journée. Mais l’état de fraicheur de mes jambes et du bonhomme m’a décidé de ressortir. J’avoue que j’ai été très étonné de ma bonne forme. Mais une bonne nuit de sommeil a des vertus insoupçonnées !

 

trace dimanche


Cette seconde journée me verra partir vers des sentiers déjà plus ou moins connus, de l’autre côté du versant fait la veille. Ce sera l’occasion de courir sur des sentiers gorgés de boue et encore pleins de neige à l’ombre du col de Malval. Mais aussi l’occasion de profiter d’une belle journée limite printanière sur les vallons lyonnais au milieu des prés, des vaches, des fermes et des arbres fruitiers : Courzieu, Les Verchères, Lafont, Chevinay…

Est-ce la fatigue qui me fera louper un ou deux embranchements ? En tous les cas je jardinerai un peu, mais je retrouverai à chaque fois le bon chemin pour me ramener jusqu’à la maison en finissant par l’enchainement typique des 3 cols que je commence à connaître comme ma poche : Malval, La Luère, Croix du Ban.

 

profil dimanche


Au total de ce deuxième jour 49 kms et 1730m de D+ parcourus en 6h14 de course effective. Le rythme aura été un peu moins rapide que la veille, la faute à un parcours plus accidenté et aussi, à la fatigue. Mais globalement ça a été bien, même si j’avoue que là aussi les derniers kilomètres auront été un peu durs. Mon pied droit a souffert d’un échauffement assez douloureux, la coque des NB1110 en gore tex étant vraiment rigide. J’avais déjà remarqué le problème mais je ne pensais pas que ça serait aussi marqué sur une sortie vraiment longue. Entre les 908 qui n’ont plus de semelle et les 1110 inconfortables dès qu’on dépasse les 4h, me voilà propre pour l’Occitane ! Il va falloir que j’accélère le rodage des Inov-8…

 

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Sur cette deuxième journée, il m’a clairement manqué deux ou trois potes. J’avoue que j’ai eu un moment de faiblesse après 3h20 de course et que j’ai regretté d’être seul. Mais d’un autre côté j’ai vécu une expérience. Certes c’est très modeste et ça fera bien rigoler ceux qui font des trucs de taré en montagne ; mais à mon niveau, j’ai vécu une petite aventure intérieure très enrichissante. Notamment sur le plan sportif, mais d’une manière générale aussi. Et j’ai été bien content de retrouver ma petite famille dimanche en fin de journée après ce WE « choff » plutôt réussi ! Car au final j’aurais fait 110 km et 3600m de D+ soit exactement ce que j’avais prévu au tout début…

 

Maintenant place à la récup, ce WE bouclant un cycle de montée en charge de 3 semaines qui ont été bien remplies… Cette 7ème semaine s'achève donc par ce WE choff :

 

crash w7


Cette semaine 8 va donc être minimaliste avec notamment deux vraies journées de repos complet le week-end prochain, ce qui ne m’est plus arrivé depuis fin décembre. Avec le tournoi des 6 nations à la télé, je vais profiter de mon canapé !

 

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 16:16
Récap des deux premières semaines de février :

- semaine 5 (semaine 5 du plan d'entrainement de l'Occitane) :

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... et une sortie longue le dimanche à l'aube (4h30-9h30) dans les bois...


brume

- semaine 6 (semaine 6 du plan d'entrainement de l'Occitane) :

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malval
La troisième semaine de février sera consacrée au week-end choc ! Donc ce sera très light toute la semaine: uniquement les allers / retours au boulot en courant et puis ensuite il sera temps d'attaquer le week-end choc :

- samedi 20/02 : Viricelles - L'arbresle, en empruntant le GR de pays sur 53 kms en rando course.
- dimanche 21/02 : Une boucle au départ de la maison sur l'autre côté du GR, pour environ 40 kms en rando course.

Si certains sont intéressés, surtout qu'ils n'hésitent pas à faire signe. Pour le samedi en revanche, je n'ai plus de place dans la voiture pour aller au départ à Viricelles... et je n'aurais pas de véhicule pour faire la liaison à l'arrivée... par contre j'aurais des bières au frais ! :))



Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /Fév /2010 11:13
Cela faisait un moment que je cherchais à quantifier ma charge d’entrainement dans le cadre d’un suivi régulier. Non pas que ça soit super génial l’extase et la découverte du siècle. Mais je trouve qu’il y a des trucs intéressants et faciles à faire qui permettent de valider la charge d’entrainement. Le but étant de progresser sans verser dans le surentraînement et en limitant au maximum les risques de blessures et/ou de fatigue chronique du fait d’un trop fort volume d’entrainement. Quand on aime on ne compte pas… ça s’applique aux kilomètres courus mais justement, il faut savoir être vigilant. Mes compères Taz et Arthur sont là pour me rappeler à l’ordre quand je m’oublie ;)

Je n’ai pas réinventé la poudre, je me suis contenté de lire diverses publications gratuites sur le web, en recoupant et comparant les sources trouvées. Je me suis basé notamment sur deux publications : « Méthode de quantification de la charge d’entrainement » par Frédéric Grappe et « Le surentrainement : détection et prévention » par François Gazzano.

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En pratique, j’ai posé sur une feuille excel toutes les informations qui m’intéressent pour chaque séance faite depuis début octobre 2009 (c'est-à-dire suite aux 15 jours de coupure après le Sancy). Il s’agit de zones déclaratives :
- FC moy de la séance
- FC max de la séance
- D+ de la séance
- KM de la séance
- Vmoy de la séance
- Durée (minutes) de la séance (en minutes car plus simple pour le calcul des Unités de Charge)

Ensuite il y a les informations qui se calculent en fonction des informations précédentes :
- Ratio D+/KM (ajout personnel : très utile pour la prépa d’un gros trail, afin de reproduire le même ratio prévu le jour J, de temps en temps à l’entrainement)
- UC pour unité de charge (essayer de donner une valeur plus ou moins forte à une séance plus ou moins dure, en terme de « consommation d’effort »)
- Coefficient pour le calcul de l’UC.
- M pour monotonie (valeur hebdomadaire, cf. plus bas pour les détails)
- C pour contrainte (valeur hebdomadaire, cf. plus bas pour les détails)

Unité de Charge (UC) : c’est le nœud du sujet. Cette unité doit permettre de chiffrer la charge d’entrainement représentée par une séance. Il y a plusieurs façons de la déterminer mais j’en retiens deux principales selon que l’on n’a pas envie de s’ennuyer ou que l’on a un bon cardio et un logiciel d’analyse :
- de manière très simple avec une échelle de valeur de 0 (repos, pas de douleur) à 10 (la séance la plus dure qui existe, très douloureuse). Il suffit ensuite de donner un coefficient de 0 à 10 à la séance et de multiplier la durée en minutes de la séance par ce coefficient. On a donc une UC approximative mais qui peut être utilisée. L’avantage est d’apprendre à écouter son corps de manière fine. Perso, j’en suis encore loin.
- de manière plus précise (et plus contraignante) en appliquant un coefficient multiplicateur en fonction de la zone cardiaque travaillée. Il faut ensuite multiplier la durée passée dans chaque zone cardiaque par un coefficient de 1 à 5 (1 = FC à l’échauffement, 5 = FC lors d’une séance de VMA courte). Libre à chacun de définir ses zones cardiaques comme il l’entend mais c’est quand même utile de bien faire le découpage.

En ce qui me concerne j’ai bêtement repris mes zones de travail définies début 2009 suite à mes lectures des bouquins de Maffetone et Mittleman. Coefficient pour l’UC : à chacun de voir midi à sa porte. Mais franchement je fais de la pub pour les zones de travail énoncées par David Maffetone dans son bouquin « The maffetone method » et reprises par Stu Mittleman dans « Slow Burn ». Cela me donne 5 zones cardiaques (avec plafond min et plafond max pour chacune) :
125-144 puls/min : coef 1  (zone MAP)
145-154 puls/min : coef 2  (zone MEP)
155-164 puls/min : coef 3  (zone SAP)
165-174 puls/min : coef 4 
175-190 puls/min : coef 5

Exemple de calcul de l’unité de charge d’une séance de 60’ se décomposant en 15’ échauffement, 30’ de seuil entre 155 et 164 puls/min puis 15’ de récup : (15*1) + (30*3) + (15*1) = 120 UC pour cette séance.

A noter que certains logiciels tels que Sportracks permettent le suivi automatique de ces unités de charge en fonction de ces zones cardiaques (baptisées TRIM). Mais point de Sportracks sous Mac, je suis puni...

Monotonie et Contrainte : comme leurs noms l’indiquent, ces valeurs là n’engagent à rien de bon ! Il s’agit de données que l’on suit de manière hebdomadaire.

- L’indice de monotonie : si on ne varie pas les séances en intensité et en volume, on va droit dans le mur de la monotonie et on entre dans un facteur de risque de surentrainement (plus mental que physique).

Monotonie = charge moyenne journalière / écart type (de la semaine)

- L’indice de contrainte : complètement lié à l’indice de monotonie, mais aussi à la charge. L’augmentation de cet indice vers des valeurs anormales risque d’entrainer blessure et fatigue.

Contrainte = charge totale hebdomadaire * Monotonie

Il faut simplement retenir qu’au-delà de 1, la valeur de monotonie indique que l’on entre dans une phase de perturbation et de risque de surentrainement. Il suffit d'introduire une journée de récupération (à UC nulle) et la monotonie en prend un coup. Si ça ne suffit pas, réduire la voilure en intensité et en charge ! 

Et lorsqu’on a posé tous ces chiffres sur une feuille excel, il est impressionnant de constater que l’on peut monter très haut dans ces deux indices sans en avoir l’impression sur le moment. Idem, bien entendu, pour l’indice de contrainte.

Exemple de calculs sur une semaine, tirée de ma feuille excel (je simplifie pour ne conserver que les valeurs importantes pour le calcul des deux indices) :
Semaine 45
Jour 1 UC = 102,2
Jour 2 UC = 0
Jour 3 UC = 134,4
Jour 4 UC = 62
Jour 5 UC = 62
Jour 6 UC = 104,4
Jour 7 UC = 381,8

UC moyenne hebdo = 121
Monotonie = UC moyenne hebdo / écart type des UC de la semaine = 0,99
Contrainte = Somme des UC de la semaine * Monotonie = 834,43


Les décimales sont anecdotiques et il serait plus simple de les faire sauter. Mais dans cet exemple là j’avais pris pour le calcul des UC des valeurs de coefficients de 1,1 à 1,9 au lieu de prendre de 1 à 5 (en me basant sur FC Moy et FC Max, ce qui est moins précis que la durée exacte passée dans chaque zone, mais à l'époque je ne savais pas que le logiciel gratuit Ascent que j'utilise me donnait le temps passé dans chaque zone...)

Suivre ces données jour après jour ne prend que quelques minutes sur sa feuille excel, consolidation hebdomadaire comprise. Et derrière, il est facile d’obtenir des courbes intéressantes pour son suivi et sa compréhension de son propre entrainement :

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A la lumière de ces deux graphiques je peux constater (ce que je savais déjà) que ma période pré-foncière de novembre et décembre 2009 a été trop intensive. Avec plusieurs pics de contrainte supérieurs à 1400 et jusqu'à 1800 hebdo alors qu'aujourd'hui en pleine prépa active de l'Occitane, je dépassé à peine les 1000 hebdo. Idem pour la monotonie qui depuis fin décembre oscille entre 0,80 et 1,25 là où auparavant je grimpais à 1,75 voire plus de 2.

http://ups.imagup.com/07/1265759718.jpgCela permet aussi d’anticiper des moments de creux, des périodes de fatigue, et d’agir en conséquence. En ce moment par exemple, je me sens un peu fatigué suite à deux semaines assez lourdes. Les chiffres ont confirmé mon ressenti et en conséquence j’allège cette semaine, en prenant toutefois garde de varier les sorties pour conserver un indice de monotonie suffisamment bas.

Bien entendu, le ressenti personnel est l’indicateur le plus important. Tous ces chiffres et ces calculs ne servent à rien s’ils doivent décider de tout. Il faut apprendre à écouter son corps. Mais il s’agit d’une piste de plus pour aider à mieux gérer son entrainement, surtout lorsqu’on construit tout seul ses plans. C’est une façon ludique et que je trouve pertinente d’apprendre à mieux se connaître. Mais le corps humain étant bien plus compliqué que tout ce que pourront résumer 2 courbes et des chiffres, cela ne met pas à l’abri d’une erreur d’appréciation. Il y a bien d'autres pans de notre vie quotidienne qui entrent en jeu dans notre forme. Savoir trouver la juste mesure entre passion et raison pour préserver son capital santé, voilà la vraie équation dont notre cerveau est le seul à connaitre la réponse !

 

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Mardi 2 février 2010 2 02 /02 /Fév /2010 08:59
Est-ce le contrecoup d'un début de saison 2009 complètement foiré ? Non, je pencherai plutôt pour la proximité du premier objectif de l'année. En tous les cas j'ai abordé l'année 2010 avec plein d'envie et d'ardeur.

Et comme un bon dessin vaut mieux qu'un long discours, un petit coup d'oeil sur le récap du mois de janvier tiré de mon carnet d'entrainement :

http://ups.imagup.com/07/1265145274.jpg
J'ai commencé ce 1er février la 5ème semaine du plan d'entrainement de l'Occitane. Je profite d'une bonne forme pour suivre mon plan d'entrainement à la ligne :

( AL1 = endurance ; AL2 = seuil ; AL3 = vma ; RC = rando course ; SL = sortie longue )

Semaine 1/16 (4 janvier)
J1 AL2 D+ 1h25 série de 200m en D+
J2 AL3 1h35 série de 150m plat
J3 AL1 (MEP) 1h15  
J4 Fartleck D+ 1h50 vacances = séance de rab :)     
J5 RC 5h45 reconnaissance 6666

Semaine 2/16 (11 janvier)

J1 AL2 D+ 1h35 8x3' en D+              
J1 bis A/R boulot 1h40  
J2 AL1 (MAP) 1h30
J3 AL3 D+ 1h15 200/400/800/400/200 en D+
J3 bis A/R boulot 0h50  
J4 A/R boulot 0h50  
J5 SL 2h50  

Semaine 3/16 (18 janvier)

J1 AL3 1h15 série de 200m plat
J1 bis A/R boulot 0h50  
J2 AL2 D+ 1h40 4x9' montée continue          
J2 bis A/R boulot 0h50  
J3 AL1 (MAP) 1h20  
J3 bis A/R boulot 0h50  
J4 A/R boulot 0h50  
J5 A/R boulot 0h50  
J6 SL 3h42 Raidlight Trail Trophy

Semaine 4/16 (25 janvier)

J1 AL1 (MEP) 1h20  
J1 bis A/R boulot 0h50  
J2 A/R boulot 0h50  
J3 A/R boulot 0h50  
J4 A/R boulot 0h50  
J5 Fartleck D+ 1h20 sortie trail                          


En prévision des successions de grimpettes et de descentes qui m'attendent lors de l'Occitane, le mois de février devrait voir le compteur du dénivelé se fournir. C'est en tous cas mon intention. Et puis pour soutenir les longues heures que vont me demander les 115kms et 6700m D+ de l'Occitane, il va falloir entamer les sorties longues. Place donc aux sorties en allure rando course qui vont m'occuper pas mal dès le week end prochain. Si vous connaissez des sentiers bien techniques dans le coin, faites signe, j'en aurai besoin aussi ! On refera le point fin février ;)

J'en profite pour indiquer mon plan d'entrainement pour l'Occitane. Ce plan n'est sûrement pas optimisé, il ne vise pas à chercher la perf, mais simplement à me faire plaisir à l'entrainement, tout en me préparant un minimum pour cette épreuve qui n'est pas anodine. Comme je le dis souvent, la course n'est pas la finalité, mais la cerise sur le gâteau de l'entrainement ;)

Par Oslo - Publié dans : Bilan
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