Samedi 4 juillet 2009
Semaine 26 : Plan "Sancy" 2/13

Lundi 22/06 VMA 13,2 km - 2x10x(30/30)
1h19' 17,4 km/h (102% vma)
Mardi 23/06 MEP 14,5 km
1h22' FCMoy : 150 - VMoy : 10,6 km/h
Jeudi 25/06
escalier 9 km - 600m D+
1h16' 2x5x(60/60)
Vendredi 26/06 MEP
19,1 km - 300m D+ 2h01' FCMoy : 148 - VMoy : 9,5 km/h
Samedi 27/06
fartleck  10 km - 120m D+  1h00'  FCMoy : 147 - VMoy : 10 km/h 
Dimanche 28/06 trail 12 km - 210m D+ 1h10' FCMoy : 154 - VMoy : 10,2 km/h
  CàP 77,8 km - 1230m D+ 8h08'  

Une séance de VMA pour commencer la semaine 26, y'avait un bail que ça m'était pas arrivé. Faut dire que je dois me forcer pour aller tourner sur une piste en transpirant comme une bête derrière le chrono. Mais bon, une fois que c'est fait, c'est plutôt agréable comme sensation. Et puis le moteur avait besoin d'un petit coup de boost.
Retour des séances escalier avec des séries de 1' qui m'ont fait mal aux cuisses mais ça dégage les bronches :)
Ensuite, départ pour une petite semaine dans mon Hérault natal. J'en ai profité pour ajouter une 6ème séance tout cool; faut dire que dans ces paysages qui ont bercé mon enfance, je me suis régalé...



Semaine 27 : Plan "Sancy" 3/13

Lundi 29/06 fartleck 21,1 km - 320m D+
2h10' FCMoy : 158 - VMoy : 9,7 km/h
Mercredi 01/07
MEP / SAP 18,6 km - 250m D+
2h00' 2x5x(60/60)
Jeudi 02/07
MAP
14 km - 150m D+ 1h33' FCMoy : 128 - VMoy : 9 km/h
Vendredi 03/07
VMA  15,1 km - 2x6x(45/35) 1h30'  17 km/h (100% vma)
Samedi 04/07 MEP 13,8 km 1h20' FCMoy : 149 - VMoy : 10,3 km/h
  CàP 82,6 km - 720m D+ 8h34'  


Début de semaine dans l'Hérault et fin de semaine de retour à Lyon; avec une seconde séance de VMA (ben ouais, une par semaine, c'est bien le principe de ce début de plan pour la prépa du Grand Trail du Sancy... Toujours pas de dénivelé au programme, ni de seuil, ça viendra petit à petit entre mi juillet et fin août...
Après 3 semaines de montée en charge, je vais maintenant ralentir la machine pour la classique 4ème semaine de relâche, avec seulement 4 sorties prévues à rythme cool. Ensuite je profiterai encore des vacances pour aller trainer mes chaussures de trail sur les sentiers d'Auvergne.
Les sensations sont vraiment très bonnes en ce moment. Je ne me souviens pas m'être senti aussi en forme depuis que j'ai commencé la course à pied en 2004. Les séances dans le Sud ont été faites avec entre 33 et 36° et un soleil de plomb. Idéal pour tester sa motivation et implacable pour le cardio ! Bref, tutti va bene; je récupère parfaitement entre chaque sortie mais j'ai hâte d'attaquer les choses sérieures : bouffer du D+ et me taper de longues sorties trail !
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 20 juin 2009
Semaine 25 : Plan "Sancy" 1/13

Lundi 15/06 MEP 12,1 km- 150m D+
1h18' FCMoy : 149 - VMoy : 9,2 km/h
Mardi 16/06 MAP 7 km- 130m D+
0h47' FCMoy : 143 - VMoy : 8,9 km/h
Jeudi 18/06
MAP/MEP 17,2 km
1h53' FCMoy : 144 - VMoy : 9,1 km/h
Vendredi 19/06 fartleck
21,5 km - 300m D+ 2h02' FCMoy : 151 - VMoy : 10,6 km/h
Samedi 20/06 vallonné 14 km - 700m D+ 1h33' FCMoy : 151 - VMoy : 9,1 km/h
  CàP 72 km - 1280m D+ 7h35'  

"Et c'est reparti, encore du saucisson !"... Qui aura reconnu le début d'une chanson de Bobby Lapointe ?
Trève de saucisse, de saucisson et de cheval, hop, c'est donc (re)parti pour le plan Sancy, après 9 jours de repos. Semaine 1/13 et semaine 1/4 du plan de développement général. Donc pas trop de volume pour l'instant et très peu de dénivelé.
Après une séance cool de reprise le lundi, il y a eu une petite alerte le mardi avec une légère gêne/douleur à l'arrière du genou qui m'a fait cogiter et couper pour rentrer plus tôt et annuler la séance de VMA prévue.
Le mercredi, journée de repos traditionnelle, et la fin de semaine a été  super avec de très bonnes sensations. J'ai profité de la sortie fartleck du vendredi pour tester quelques longues accélérations entre 11 et 16 km/h, ce qui ne m'était plus arrivé depuis des mois. Un peu de "vitesse" ça fait du bien après 3 mois de footing en endurance fondamentale !
Ensuite, comme sortie vallonnée de la semaine, j'avais prévu de participer au Trail Thou Night rebaptisé cette année TNT...
En effet l'an dernier je m'étais régalé lors de cette course qui restera comme un très bon souvenir : ambiance, profil, copains, paella à l'arrivée, vraiment que du bonheur. Mais lorsque j'ai vu que l'inscription sur place cette année était passée à 16 euros, gloups ! Déjà que les 13 euros payables d'avance me faisaient tiquer, là, non merci ! Je trouve ça vraiment abusé par rapport aux prestations. Alors j'ai tout simplement décidé de boycotter ce tarif et de rester chez moi.  A la place, je me suis rabattu le samedi sur une sortie entre Fourvière et X rousse de 700m de D+ pour 14 km, plus dans l'esprit du LUT que du TNT (messieurs let mesdames les organisateurs/trices, il va falloir arreter avec ces acronymes, ces anglicismes et faire preuve d'imagination pour trouver des noms marrants et faisant honneur à notre belle langue !).

Sur ce, je vais lézarder ce dimanche pour récupérer, faut dire que 2 semaines de congés sont déjà passées sur les 6 et c'est pas facile tous les jours :o))
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Dimanche 14 juin 2009
La période de reprise / foncier est terminée.
J'aime bien les cycles de 12 semaines, celui-ci n'a pas dérogé à la règle, avec une 12ème semaine de repos total. Je viens donc de m'accorder 9 jours de coupure complète pour bien récupérer des efforts consentis pour revenir après ma tendinite du premier trimestre 2009. Globalement, le résultat est très satisfaisant. J'ai pu acquérir une endurance que j'estime supérieure à celle que je pouvais avoir en 2008. L'entrainement à fréquence cardiaque constante a payé : ma vitesse de base en endurance a augmenté de manière significative. Les zones de travail MAP et MEP décrites par Maffetone et Mittleman se sont révélées très enrichissantes pour revenir de blessure et aborder l'entrainement d'une autre manière, moins axée sur le résultat et plus sur le ressenti personnel. Et surtout avec une année de course à pied qui a débuté fin mars ; j'arrive à l'été frais comme un gardon.
 
Cela va me permettre de me lancer avec enthousiasme (mais aussi la prudence nécessaire) dans une préparation aux petits oignons en vue du trail du Sancy prévu le 12 septembre prochain. Au programme, 70 kms et 4000m de D+ dans un paysage superbe au coeur de l'Auvergne :


C'est donc reparti pour 12/13 semaines à 5 séances hebdo; découpées ainsi :
1) du lundi 15 juin au dimanche 12 juillet : 4 semaines de développement général (vma / endurance / renforcement musculaire / footing / sortie longue) Cela va être notamment l'occasion de me remettre à bosser la vma et y'a du boulot ! Je ne l'ai pas du tout entretenue depuis novembre 2008...
2) du lundi 13 juillet au dimanche 30 août : 7 semaines de développement spécifique (seuil / endurance / vallonné / fartleck / sortie longue en nature / côtes) . Je vais profiter de l'été et des week ends prolongés en Auvergne pour courir au vert et avec de jolies pentes pour me taper de beaux volumes hebdomadaires courant août.
3) du lundi 31 août au samedi 12 septembre : 2 semaines de relâchement pour faire du jus et le samedi le trail du Sancy.

Je suis en congés jusqu'au 20 juillet, ce qui va me permettre de travailler tout le premier cycle de développement général aux heures que je veux (la vma à jeun c'est pas terrible...) Et comme dirait l'autre : YAPLUKA !
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Lundi 8 juin 2009
Semaine 23 : Foncier 11/12
Lundi 01/06 MAP 15,4 km 1h40' FCMoy : 132 - VMoy : 9,2 km/h
Mardi 02/06
MAP/MEP 20,7 km - 300m D+
2h07' FCMoy : 142 - VMoy : 9,7 km/h
Jeudi 04/06
MAP 18,4 km
1h50' FCMoy : 135 - VMoy : 9,6 km/h
Vendredi 05/06 MAP/MEP
23,2 km - 500m D+ 2h20' FCMoy : 143 - VMoy : 10 km/h
  CàP
Rando
77,7 km - 800m D+
18,6 km - 300m D+
7h59'
3h30'
 

Dernière semaine de travail du plan de reprise / foncier à base d'endurance, avec une très légère dose de D+/D- entre Fourvière et la X rousse (2 sorties) pour se réhabituer petit à petit.

Semaine 24 : Foncier 12/12

Rien ! Semaine de coupure complète pour finir le plan foncier, récupérer et pouponner le nouveau né !


Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009
Semaine 22 : Foncier 10/12
Lundi 25/05 MAP/MEP 16,7 km 1h38' FCMoy : 139 - VMoy : 10,2 km/h
Mercredi 27/05 MAP/MEP 18,7 km 1h51' FCMoy : 141 - VMoy : 10,1 km/h
Jeudi 28/05
MAP 20,9 km - 200 m D+
2h10' FCMoy : 138 - VMoy : 9,6 km/h
Vendredi 29/05 MAP/MEP
21 km - 300m D+ 2h05' FCMoy : 146 - VMoy : 10 km/h
  CàP
Rando
77,3 km - 500m D+
18,6 km - 300m D+
7h46'
3h30'
 

Je profite de l'aube pour faire quelques sorties plaisir sans regarder le chrono et surtout l'heure.  Mais au final, cette semaine a été un peu chargée en nombre de sorties de 2h. Sur la volumétrie totale, aucun souci, je sens que je suis encore loin de mes capacités (pas de surprise, en 2008 j'étais monté plusieurs fois à 85 km hebdo sans aucun souci). Mais je crois surtout que j'arrive aux limites du rythme à 4 sorties hebdo. Je pense qu'il vaut mieux 1 seule sortie de 2h ou plus (ou sortie longue) et 2 sorties de 1h plutôt que 2 sorties de 2h ou plus... Il faut dire que j'étais plutôt habitué à 5 sorties par semaine en 2008 et que ça m'allait bien. Mais cett année; de retour de blessure, j'ai préféré y aller doucement, 3 puis 4 sorties... Maintenant je me sens mûr pour repasser à mes traditionnelles 5 sorties. Le corps répond bien, peut être même mieux qu'avant ma blessure. Il faut dire que depuis 10 semaines je me tape de l'endurance et que ça aide. Ce qui traumatise, ce n'est pas tant la distance, c'est l'intensité de l'entrainement. Et pour l'instant je suis plutôt cool de ce côté là :)) Bon, j'ai quand même programmé une petite coupure d'une semaine d'ici le 15 juin, ce qui permettra de bien récupérer avant le programme estival.

Bilan du mois de mai :
CàP 17 séances 263 km 3550m D+ 28h07'
Rando 16 séances 98,5 km 1620m D+ 18h31'

Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 29 mai 2009
Ce matin, quand le réveil sonne, il est 4h30.
Un peu dans le brouillard, à moitié endormi… on est bien sous la couette, c’est vendredi, dernier jour de taff de la semaine. Mais voilà, c’est l’heure de la sortie du matin ! Je me lève comme un automate, le pipi traditionnel et hop je me prépare. Le Garmin posé contre le rebord de la fenêtre, histoire de choper les satellites le temps que je sois prêt (vivement qu’on déménage à la campagne où il n’y a pas de façades qui gênent…).
4h45 après un câlin à ma fille qui a fait un cauchemar, je démarre. Oh, c’est pas violent. Comme toujours, les 10 premières minutes sont de la mise en route, à peine plus vite que de la marche rapide, même pas 50% de FCMax. La nuit est encore bien incrustée dans les rues de la Croix Rousse. Pas un chat, pas un bruit. La luminosité artificielle et laiteuse des éclairages publics m’accompagne. Je ne sais pas encore où je vais aller, ni combien de temps je vais courir. Je prévois entre 1h30 et 1h50 à vue d’œil mais j’ai envie d’inattendu. Je ne me creuse pas la tête et décide de suivre mes pieds… Comme j’ai de grands pieds, ça leur laisse une longueur d’avance le temps que je me réveille tout à fait.

Après ces dix minutes comme échappées d’un rêve éveillé, je prends mes marques et décide de descendre voir du côté de la Saône. Petits détours au passage, mon esprit est apaisé, ce sont mes jambes qui décident. Les pieds sont comme des coqs en pâte dans des chaussures neuves, ils bombent le torse et roulent des mécaniques mais je sais que dans un peu plus d’1h30 ils feront moins les malins.
Sur les quais de Saône il y a un peu plus d’agitation. Un bus qui attend le client, une voiture ou deux qui foncent vers un improbable ailleurs… Je cours à mon rythme, tranquille, et remonte vers l’amont. Jusqu’à trouver un pont du côté de Vaise pour traverser. Direction la montée de l’observance. Mes pieds et mes jambes ont décidé qu’on allait grimper du côté de Fourvière. La grimpette se fait à rythme constant, les pulsations restent à un bon niveau, tout va bien. Le ciel commence à changer, la nuit s’étire et se craquelle. Aucune voiture, aucun passant, même pas un chat (désolé Miaou), même pas un con de pigeon (tant mieux).

Arrivé sur Fourvière, je m’offre un passage rythmée autour du cimetière puis sur la passerelle. Petit coup d’œil sur la Croix Rousse en face, d’où je viens. Derrière, on aperçoit les lumières des bourgades disséminées sur les monts d’or. Et la luminosité du jour qui frappe à la porte. En approchant de la basilique de Fourvière, j’aperçois des stries de lumière rosées. Il y a un point de vue que j’aime particulièrement ici. Coup de bol, la porte d’entrée pour accéder à la petite esplanade est ouverte. C’est là que nous avions eu un ravito lors du Lyon Urban Trail 2008. Mais ce matin c’est beaucoup plus calme. Je suis toujours seul, je n’ai croisé qu’un autobus depuis que j’ai quitté les quais de Saône. C’est comme si la ville s’était vidée de ses habitants. Cette impression est toujours aussi troublante, même si je commence à en avoir l’habitude. J’arrive près du belvédère, tout au pied de la basilique. Petite pause pour boire un coup et surtout en prendre plein les yeux. Face à moi je vois les Alpes qui se découpent, hachures bleus offrant leurs cimes généreuses à l’azur impatient. Et trônant au milieu de ses sujets, le roi Mont Blanc tutoie des strophes nuageuses osant le rose piquant. C’est superbe. Je reste un petit moment là, le Rhône à mes pieds, et la presqu’île qui clignote en dessous.

Il est 5h30 quand je repars. Un petit passage devant les théâtres antiques de Fourvière qui se préparent pour la prochaine série de concerts nocturnes. Et descente jusqu’à St Georges en ménageant les genoux. Ici je croise deux noctambules à la démarche erratique. Je les entends balbutier des paroles étonnées en me voyant passer en courant. Je m’offre une petite descente de la Saône jusqu’au niveau de Perrache puis remonte de l’autre côté du cours d’eau, jusqu’au niveau de la place des Terreaux. C’est rare de la traverser alors qu’elle est si vide. Nous sommes trois, deux gars qui partent bosser à pied et moi-même… Je ne traine pas. Depuis que je suis redescendu de Fourvière je me suis calé sur un rythme un peu plus élevé que le simple footing. C’est ma séance de « seuil » sans en être. 12 km/h en restant en endurance au cardio, histoire de dérouiller la machine. Je vais ainsi redescendre le Rhône jusqu’au niveau de Perrache encore une fois, traverser le pont. Le soleil a quitté sa torpeur matinale et s’affiche maintenant sans tabou ni complexe. Boule incandescente, à peine troublée par quelques filets nuageux qui dérivent en toute inconscience… Et son reflet qui danse sur une musique sans bruit sur les flots du Rhône généreux... Ensuite il faut emprunter les escaliers qui m’avaient fait serrer les dents lors de l’arrivée de la Sainté Lyon l’an passé ! Une fois sur les quais de Rhône, il suffit d’aller tout droit pour remonter vers la Croix Rousse. Cela fait déjà plus d’1h30 que je cours, faudrait pas en faire trop, la semaine est déjà costaude… Pour autant je prends mon temps, vérifie de rester à environ 70% de FCMax puis quand même, je me teste sur 2 minutes à 85% histoire de dérouiller le diesel qui me sert de moteur depuis quelques mois…

Il est 6h30, cela fait 1h45 que je cours, il est temps de remonter à la Croix Rousse. Les voitures sont plus nombreuses, je croise des coureurs sur les quais du Rhône en approchant du parc de la tête d’or. Je ressens une vague de bonheur qui me submerge. La ville peut se réveiller tout à fait maintenant, mon moment d’égoïste qui voulait en profiter rien que pour lui est passé et bien passé. Je me tape la longue montée de la Croix Rousse en contrôlant la FC et me voilà du côté de l’hôpital. Je réalise que dans une semaine je serais papa une seconde fois et sûrement dans le coin au lieu d’aller courir, à peu près à la même heure, qui sait ?
Cette pensée m’apaise encore davantage. Je suis passé 10ème dan de zen. Comme chaque matin quand je pars dans les rues obscures de Lyon. Seul avec mes 2 bidons de 0,6L que je remplis régulièrement aux fontaines rencontrées au hasard des rues.
6h40 : j’entame les 10 dernières minutes de mon parcours, à l’image des 10 initiales. Retour au calme, la vitesse qui n’était pas bien élevée dégringole complètement. 8 ou 9 km/h et la FC qui redescend pour se stabiliser à 50% de FC Max.
Quand j’arrive devant la porte de mon immeuble, il est 6h50, le Garmin annonce 21km et 2h05, un peu plus de 300m de D+. Pour un peu il donnerait même la température et la pression atmosphérique. En revanche il est incapable de mesurer les vagues de bonheur brut que je reçois encore à travers la tronche. Et ça me rassure, l’horloge humaine a encore de beaux jours devant elle. Je rentre chez moi avec le sourire jusqu’aux oreilles, tellement heureux d’avoir fui la couette 2h plus tôt ! Je ressens cette sensation que vous connaissez tous, celle de l’apaisement après une bonne séance. Et l’avantage de la faire de bonne heure c’est que quoi qu’il arrive maintenant, vous savez que la journée sera une bonne journée. Merci mes jambes de m’avoir fait voir le Mont Blanc aujourd’hui. Vive la course à pied, vive nous ! :P
Par Oslo - Publié dans : Entrainement
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009
Ben oui, voilà, elles ont fait leur temps... Ce lundi matin j'ai couru ma dernière séance avec (rien à voir avec la chanson d'Eddy Mitchell :o))
Déjà lors de ma précédente sortie avec les NB1061 j'avais ressenti des gênes sur le devant des genoux et en bas des lombaires. Rien d'alarmant, mais de retour ce lundi matin, les gênes se sont transformées en petites douleurs. Le soir, inspection en règle des chaussures...
Et après quelques minutes de délibération avec ma fille de 19 mois qui me regardait faire avec intérêt, j'ai balancé les NB1061 dans les poubelles en bas de chez moi. Faut dire que les semelles commençaient à se fissurer de partout, l'enveloppe se déchirait... Bref, elles faisaient peine à voir (et à porter!) 1020 kms avant de s'éclipser dans la pénombre d'un local poubelles de centre ville. Pas glop la vie d'une paire de runnings !  :)
Par Oslo - Publié dans : Matériel
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009
Semaine 21 : Foncier 9/12
Jeudi 21/05 MAP 12,3 km 1h25' FCMoy : 134 - VMoy : 8,7 km/h
Vendredi 22/05 MAP/MEP 15,7 km 1h41' FCMoy : 145 - VMoy : 9,3 km/h
Samedi 23/05
MAP 10,1 km
1h07' FCMoy : 137 - VMoy : 9 km/h
  CàP
Rando
38,1 km - 150m D+
24,1 km - 420m D+
4h13'
4h31'
 

Après le trail des Passe Montagnes, 3 jours de repos avant de rechausser les chaussures. De toutes façons, c'était la semaine light classique après 3 semaines de charge. Toujours du foncier à la sauce perso, c'est à dire exclusivement de l'endurance. Le plaisir est immense, malgré les températures caniculaires de ces trois jours. Vivement la semaine prochaine que je puisse reprendre mes horaires habituels à l'aube... Ce lundi c'est donc la dernière ligne droite : 3 semaines pour finir le cycle de remise en forme. Avant la suite...
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 18 mai 2009

Comment on fait déjà, les CR de course ? Depuis le 6 décembre 2008 ça m’était plus arrivé…

 

Dimanche 17 mai, aux alentours de 8h du matin. J’arrive à Albigny sur Saône. Depuis la Croix Rousse, à peine quelques kilomètres. Avec un peu plus d’entraînement dans les pattes, j’aurais pu venir en courant (ça m’aurait servi d’échauffement et ça aurait été bien).

Je suis les panneaux indicateurs « Trail des Passe Montagnes » et j’arrive comme une fleur devant la salle polyvalente. Il y a déjà pas mal de voitures et pas beaucoup de places alors j’ai du bol, j’en trouve une juste à côté du retrait des dossards.

Dans le ciel, le soleil se la joue XXL et il fait déjà bon. Pas de doute sur la tenue à adopter : court en haut, court en bas ! Par contre le vent souffle un peu et il y a plein de poussières qui volent : les lunettes de soleil seront utiles pour protéger les yeux (et quand on porte des lentilles c’est pire).

 

Pour l’instant je suis encore en jean et sandales. Il fait un temps estival, on est bien ! Je croise des concurrents qui trottinent déjà, plus d’une heure avant le départ… Plutôt pressés d’en découdre les gars ! De mon côté je suis comme un gamin. Après mes 3 mois de misères tendineuses, je suis ravi de me retrouver enfin au départ d’une course. En croisant les coureurs et les coureuses qui se préparent, je me rends compte à quel point ça m’a manqué. Cette ambiance bonne enfant, cette sensation de faire partie d’un petit monde de passionnés qui partagent l’amour de la course à pied. Regarder les équipements des uns, des autres, se rendre compte du nombre ahurissant de coureurs en Salomon (effet de mode sûrement), voir ceux qui partent avec porte bidons, ceux qui ont un sac… Ben c’est con mais ça me fait plaisir. Même si je continue à penser que c’est l’entraînement que je préfère, ça fait quand même du bien de mettre un dossard de temps en temps !

 

Je file récupérer mon dossard, le 301. Il règne une joyeuse ambiance dans cette salle, un coin buvette (important ça), un coin consigne sacs, un coin pipi (très important ça), et un coin retrait des dossards. J’aperçois Yanshkov assis sur une scène et je file lui dire bonjour. Les béquilles à côté sont bien pour lui, mince, j’avais pas su ce qu’il lui était arrivé… On papote un peu, je suis désolé pour toi Yan, quand ça veut pas, ça veut pas… Courage, patience et ça repartira aussi sec !

 

De retour à la voiture, je me prépare doucement. Maillot orange, chaussettes oranges obligatoires pour tout membre du GCO qui se respecte… et voilà JeanMik qui passe par là. Hop, nouvelle séance de papotage… On file ensemble prendre un café et comme le temps finit toujours par passer, on commence à penser au départ. Je tombe sur deux potes, donc re papotage et avec JeanMik, on rejoint la ligne de départ. On se retrouve sur les hauteurs d’Albigny, sur une portion goudronnée. Quelques photos, l’ambiance est décontractée, les gens ont le sourire (pour certains ça va pas durer :o))) On remarque avec JeanMik qu’il y a quelques coureurs avec des chaussettes oranges. Peut être veulent ils être intronisés au GCO ? JeanMik déclare qu’il faut attendre de les voir courir, il y a des minimas pour être susceptible d’intégrer le prestigieux GCO. De mon côté, j’attends de voir ce qu’ils consomment comme boisson d’après course. Et en quelle quantité… Faut pas déconner, la bière d’après course du GCO c’est quand même une institution !

9h05 : toujours sous un soleil éclatant, c’est parti ! C’est parti à fond ouais ! Oh punaise, mais ils sont fous ou bien ? Je regarde mon cardio : 180 ! Mais comment ils font pour partir comme ça ? Moi il me faut mes 20 minutes syndicales d’échauffement. Et encore c’est un minimum ! Non là vraiment ça va pas le faire. Je sors l’aérofrein, tombe la voile et je me cale à mon rythme. De chaque côté ça passe comme des Mig en pleine guerre froide. Nom de diou, je savais que j’étais toujours long à me mettre en route mais là les gars (et les filles qui ne sont pas en reste) sont vraiment pressés ! Même pas trois cents mètres de course et j’ai déjà perdu JeanMik qui est loin devant. Mais bon je m’y attendais un peu, on ne boxe pas dans la même catégorie ;)

 

 

Le parcours est pour l’instant tranquille. Pas de difficulté, c’est roulant, dégagé et large. Je sens que je vais trop vite, d’ailleurs les coups d’œil au cardio le confirment. Je décide donc… de ne plus regarder le cardio. Je continue à me faire déposer par des fusées de tous côtés pendant 2 bornes. Enfin arrive la première côte et là ça va mieux. Non seulement plus personne ne double mais je commence à doubler. Bon, entendons nous bien, mon but n’est pas de doubler mais de courir à mon rythme.

 

Tout se passe bien, je m’arrête de temps en temps faire des photos. Je tente même quelques vidéos tout au long du parcours mais je ne vous les soumets pas, sinon c’est mal de mer assuré !

L’ambiance est bonne, je papote avec des gars et des filles avec qui nous faisons le yoyo comme ça arrive souvent dans ce genre de course. Faut dire que dans les montées j’avance bien mais dans les descentes, je pense à mon TFL. Alors je descends avec le frein à main (ou à pieds en l’occurrence). C’est à chaque fois dans des descentes que je me suis blessé au genou (final du marvejols mende et final de la sainté lyon en 2008, séances d’escaliers en 2009) donc là, c’est tout doux. C’est un peu rageant parce que d’habitude en descente j’avance pas trop mal, mais faut être prudent…

 

 

Prudent aussi le petit gars Oslo parce que l’air de rien, il doute pas mal. Après 3 mois d’interruption presque complète, je n’ai repris l’entrainement que début avril et en privilégiant les séances faciles (pas de VMA, pas de seuil, très peu de vallonné et jamais plus de 2h). J’arrive donc ici avec 24 km à faire ce qui sera ma plus longue séance depuis le 1er janvier. J’ai peur de souffrir à la fin du parcours et dans les enchainements montée / descente que je n’ai pas travaillé. Et dire que si tout avait roulé normalement, ce dimanche 17 mai je serais en train de courir les 100 kms du Grand Raid Ventoux… Bon c’est pas grave je conjure le sort en faisant ce trail ! C’est à tout cela que je pense en courant. Et puis à prendre quelques photos aussi.

 

Le premier ravito arrive vite mais comme je n’aime pas m’arrêter et que j’ai le sac, je continue. Je n’ai prévu qu’un seul arrêt au milieu pour recharger la poche à eau et je vais m’y tenir.

De temps en temps il y a un petit vent frais très agréable. Cela évite les gros coups de chaleur. Je mange un peu en piochant dans mon sac, et je bois beaucoup comme d’habitude (de l’eau bien sûr :o)))

A chaque intersection, à chaque endroit où le parcours croise la route, il y a les bénévoles sans qui ce genre de fête ne serait pas possible. Je les remercie donc tous en passant, comme à chaque course. Ca ne coûte rien et c’est la moindre des choses.

 

 

En haut du mont Thou je m’arrête pour faire quelques photos car on voit les Alpes et c’est vraiment un des plus beaux panoramas du coin. Richard, un copain motard qui court aussi, me dit d’arrêter de faire le touriste. On discute un moment en redescendant puis on remonte un peu en direction du mont Cindre.

 

Arrive le second ravito, nous sommes au KM 11. Je recharge la poche à eau, mange un morceau de fromage au passage et je repars. La descente qui suit est longue, je la connais bien pour l’avoir faite assez souvent (mais plutôt en montée) l’an dernier. Elle commence sur un sentier, continue avec des cailloux casse gueule et finit sur du bitume qui tape. Heureusement le bitume ne dure pas longtemps. Je descends prudemment, ménageant au maximum mes genoux. Et là en bas de la descente, gros coup de moins bien. J’ai les jambes lourdes, Richard s’éloigne et je ne peux rien faire pour le suivre, ce serait me cramer. Je continue à m’alimenter et à boire régulièrement, je respire bien, pas de douleur nulle part mais juste plus de forces dans les jambes. Allez hop j’active le mode « j’en chie mais ça va passer » pendant 3 bornes environ.

 

Vers le 15ème kilo je retrouve mes moyens. La suite m’a semblé super rapide. J’ai arrêté de regarder les KM et j’ai pensé à me faire plaisir. Je me suis mis à avancer mais toujours avec la peur de me cramer donc toujours en en gardant sous le pied. Je constate notamment que je suis vraiment facile dans les côtes. Là je me pose la question : à quel point le fait de me taper 6 bornes de marche à pied pour aller bosser tous les jours, avec notamment 100m de D+ d’escaliers m’aide dans les côtes en trail ? Parce que là je me fais plaisir. Je peux courir là où la majorité marche, sans avoir l’impression de me cramer. Porté par cet enthousiasmante découverte, je me permets même de me lâcher dans une grande descente vers le 18 ou 19ème kilo. Je double je saute comme un cabri et je m’attends à me ramasser la gueule. Je veux tester mes genoux et ils ne bronchent pas.

 

 

C’est tellement la fête du slip que forcément je rate une bifurcation et que je tire tout droit avec plusieurs autres gars. On s’enfonce dans un dédale de branchages sur un petit sentier et au bout d’un moment on s’arrête car il n’y a plus de rubalise. Derrière nous un gars dit « si c’est bon c’est là » alors on repart. Mais trente mètres plus loin, un tas d’éboulis, un chemin de chèvres qui descend, un autre qui monte et rien. Allez hop demi-tour. Je repars devant le petit groupe et forcément je remonte trop loin donc je me perds une seconde fois. Je rebrousse chemin et repart dernier du groupe des étourdis. La petite affaire a du me coûter 5 bonnes minutes mais on n’est pas à ça près…

 

Je m’attends à recevoir un coup de manivelle. Faut dire que dans les portions planes mon GPS indique plus de 12 km/h et dans les montées je continue à avoir un bon rythme. Je ne marche plus contrairement au tout début où je faisais tout à l’économie. Faut dire que j’avais peur de morfler. La semaine a été longue au boulot et j’ai fais plus de 40 bornes de CàP. Après 1 petit mois de reprise faut pas pousser trop loin le bouchon Maurice…

Dernière descente sur Albigny. Les bénévoles nous annoncent moins de 2 kilomètres. Je relance la machine pour faire un second test de descente mais je dois m’arrêter aussi tôt… pour refaire les lacets de ma chaussure. Oui je sais je suis un boulet… Bon allez je repars, dépasse quelques types avec qui je fais le yoyo depuis le 3ème kilomètre. Et là la surprise du chef : les escaliers.

 

 

Franchement ça me plait. J’en bouffe tous les jours pour aller au boulot donc pas de problème. J’hésite à les monter en courant puis je me dis qu’il faut être sage. Arrivé en haut, ça pique un peu les cuisses…Je me remets à courir et reprend un gars avec qui j’ai fais la montée vers le mont Thou. Il est carbonisé. Il marche de guingois et marmonne des paroles de découragement. En le passant, je me tourne vers lui et lui dis de s’accrocher, qu’il ne reste plus grand-chose, qu’on finit ensemble. Il se remet à courir et ensemble nous produisons un dernier effort.

Et ça va tenir. Tout. Les genoux, les cuisses, tout je vous dis. Je finis en trombe, étonné de voir la ligne d’arrivée alors que je me sentais vraiment frais. Je finis donc sur une note super positive. Sur la ligne, je retrouve Richard qui est arrivé depuis 10 minutes. On papote, tous les gars avec qui j’ai couru et discuté sont là ou arrivent, on papote encore. Les gens sont heureux. Yanshkov arrive, me demande mes impressions, je suis ravi. Du parcours, de la météo, de cette ambiance de grande famille, et surtout que mes genoux aient tenu. 2h34 au chrono, je m’attendais à mettre 3h00 donc je suis plutôt satisfait, surtout que je me suis économisé pendant un moment.

 

Je file manger un morceau parce qu’on n’est pas puni non plus. Je retrouve un autre copain motard qui court aussi (on est un paquet de motards à courir en fait !) on discute autour d’une assiette de salade de riz. Les mêmes discussions que dans toutes les fins de course : impressions sur le parcours, courses déjà faites, celles à venir, des nouvelles de machin et de truc… Du classique.

JeanMik a déjà pris sa douche, il est arrivé depuis un moment et il est heureux du parcours. Nous décidons de fêter cette belle journée par la bière traditionnelle d’après course du GCO. A l’ombre derrière le break, on est bien et c’est que du bonheur, merci encore JeanMik pour la Leffe !

 

Voilà une bien sympathique façon d’occuper son dimanche matin, à refaire comme toutes les courses qui se déroulent dans les monts d’or d’ailleurs, paradis du trailer lyonnais ! De mon côté, vraiment soulagé de voir que la machine a bien tenu. Moralement je suis reparti à bloc. Physiquement, on va d’abord faire une semaine light et finir doucement le plan de remise en forme pendant les 2 semaines suivantes… Qui va piano… joue du piano, enfin non mais vous avez compris hein ;)

 

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
Ecrire un commentaire - Voir les 16 commentaires - Recommander
Dimanche 17 mai 2009
Semaine 20 : Foncier 8/11
Mardi 12/05 MAP 14 km 1h32'47" FCMoy : 137 - VMoy : 9,1 km/h
Jeudi 14/05 MAP 16 km 1h46'38" FCMoy : 137 - VMoy : 9 km/h
Samedi 16/05
MAP/MEP 11 km
1h10'05" FCMoy : 140 - VMoy : 9,4 km/h
Dimanche 17/05 Trail
23,5 km - 1150m D+ 2h34'25" Trail des Passe Montagnes
  CàP
Rando
64,5 km - 1150m D+
31 km - 500m D+
7h04'
5h50'
 

Voilà une bonne semaine de faite !
3 sorties en endurance très cool pour garder des forces pour le Trail des Passe Montagnes le dimanche. Je me suis régalé toute la semaine et j'ai été raisonnable. Bonne nouvelle : le genou a tenu le coup pendant le trail, comme s'il était tout neuf. Maintenant place à une semaine light...



et le CR du trail des Passe Montagnes à suivre dans la semaine...
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus