Dimanche 8 novembre 2009
Semaine 45 : Foncier 2/10

Lundi 02/11 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Mardi 03/11
SAP 10,1 km - 200m D+ 0h51' FCMoy = 157
Mardi 03/11 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Mercredi 04/11 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Jeudi 05/11
MEP 13,2 km - 270m D+ 1h20' FCMoy = 153
Jeudi 05/11 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Vendredi 06/11 MAP 10,6 km - 150m D+ 1h14' FCMoy = 135 
Vendredi 06/11 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Samedi 07/10 Trail 15,8 km - 400m D+ 1h30' FCMoy = 147
  CàP 94,7 km - 2020m D+ 9h07'  

Cette seconde semaine de plan "foncier", j'ai testé un nouveau type de séance, à mi chemin entre le seuil et la VMA : la descente régulière tambour battant... 11 minutes à 96% de vma sur une belle descente goudronnée élairée à la frontale... Je m'attendais à ce que mes tendons gueulent mais surprise, ils sont restés cois... Par précaution, j'ai quand même pris une journée de repos relatif le lendemain.
5 allers retours au boulot en courant dans la semaine, soit le grand chelem... Pour ceux qui douteraient que ce soit sportif, quelques chiffres : 12 km/h de moyenne entre la gare de la part dieu et mon boulot, pendant 2 kms au milieu des bagnoles, des feux rouges et des travaux, avec un sac à dos sur les épaules, matin et soir, ça envoie bien quand même. Sans compter les 2x4,5 kms de chez moi à la gare, avec au retour cette côte de plus de 160m de D+ qui fait les cuisses. J'ai notamment senti que je pétais la forme à ce niveau là lors de la sortie trail du samedi. J'ai pris une flotte monumentale et c'est peut être ça qui m'a fait courir plus vite qu'à l'habitude :)
N'empêche, le constat est là : je prends des cuisses, à vitesse égale, ma FC baisse et je suis de plus en plus à l'aise dans les raidillons et montées. Encore 8 semaines de ce régime et je sens que je pourrais attaquer le spécifique trail 2010 avec des jambes certes pas plus rapides que l'an dernier mais plus costaudes...Vivement l'an prochain que je puisse me mettre aux sorties longues des prépa spécifiques, celles que je préfère... En attendant, petite sortie rando course prévue dimanche prochain dans les monts du lyonnais, miam :)
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Dimanche 1 novembre 2009
Semaine 44 : Foncier 1/10

Lundi 26/10 VMA
13 km - 300m D+ 1h19' 10x110m en côte
Lundi 26/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Mardi 27/10
MEP 12,2 km - 200m D+ 1h12' FCMoy : 148
Mardi 27/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Jeudi 29/10
MAP/MEP
13,9 km - 250m D+ 1h26' FCMoy : 145  
Jeudi 29/10
A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Vendredi 30/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Samedi 30/10 Trail 22,4 km - 710m D+ 2h15' FCMoy : 154 
  CàP 97,5 km - 2260m D+ 9h33'  

Début du plan foncier qui va durer jusqu'à la Saint Sylvestre...  Cette semaine, ça a été un peu de VMA en côte, un peu de zone MEP, un peu de méthode Mittleman (alternance MAP/MEP) et un peu de trail à bonne allure.. Ce genre de semaine devrait être une semaine "type" jusqu'à la fin d'année, à condition que mon corps continue d'accepter les a/r au boulot comme une lettre à la poste...

Bilan Octobre :

Sport chart Nombre Distance chart Dénivelé chart Durée chart
COURSE A PIED 28 310.8 km +7295 m 31h 11' 02"

La suite... J'ai décidé d'être sage. Après pas mal d'hésitations, il n'y aura pas de Lyon Sainté Lyon avec Arthur cette année... Dommage, ça m'aurait bien tenté et j'y avais déjà pensé au printemps mais ça ne serait pas raisonnable en plein plan foncier.  Je resterai intraitable, comme le traiteur de Bourgoin Jallieu ! Donc je reste calme jusqu'en janvier où il sera temps de renfiler un dossard !
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Vendredi 23 octobre 2009

Semaine 43 : Serge Girard !

Avant de parler de ma modeste semaine, je voulais quand même faire un petit encart sur monsieur Serge Girard car c'est le moment !


L'homme qu'on ne présente plus s'est lancé le 17 octobre dernier dans son nouveau défi sportif. Un défi à son image : fou, démesuré, ridiculement inutile et donc nécessairement indispensable !


Le tour de l'Europe en courant... Soit 25000 kms en 12 mois, à raison de 70 kms par jour, sans un seul jour de repos.
Après avoir traversé en courant les 5 continents entre 1997 et 2006, voilà donc Serge Girard reparti pour un tour ! L'insatiable globe trotter est parti et vous pouvez suivre au jour le jour son périple sur son site web. Quelques photos et un petit compte rendu de l'étape du jour sont notamment disponibles
ici.


J'avoue que je ne loupe pas une journée de son périple, et que je vais voir chaque jour sur le site son avancée. Cinq minutes par jour pour s’offrir une parenthèse de ce défi en lisant le compte rendu et en regardant les photos… Même si une telle épreuve mentale, physique et humaine peut paraître un brin grotesque et dingue, j'éprouve une grande sympathie pour cette folie. Et même si on peut rester un brin circonspect sur l'intérêt d'une telle démarche; dans ce qu'elle a d'extrême et de jusqu’au-boutiste, je dois admettre que je trouve ça grandiose. On a besoin de gens pareils, prêts à tout pour atteindre leur but, leur obsession. Alors merci monsieur Serge, et bon vent !


 


Semaine 43 : Pré foncier 3/3

 

Lundi 19/10

A/R boulot

9 km - 200m D+

0h50'

 

Mardi 20/10

MAP

10,5 km - 250m D+

1h16'

FCMoy : 132

Jeudi 22/10

MEP

11,3 km - 250m D+

1h08'

FCMoy : 152

Jeudi 22/10

A/R boulot

9 km - 200m D+

0h50'

 

Vendredi 23/10

A/R boulot

9 km - 200m D+

0h50'

 

  CàP 48,8 km - 1100m D+ 4h54  


Forcément, après la boulimie de kilomètres de Serge Girard, ma semaine va paraître ridicule. Mais bon, comme prévu, c'était une semaine light pour récupérer un peu.
La grève des trains le mardi 20 m'a conduit à prendre la moto pour aller bosser et visite de fin chez le dentiste le mercredi m'a fait également sauter l'aller retour au boulot. Ben oui, les mésaventures dentaires de début 2009 m'ont servi de leçon; je fais donc ce qu'il faut pour ne pas connaître à nouveau 3 mois de blessure ! 
J'ai donc été raisonnable et je n'ai casé que 2 petites sorties cette semaine, en zone MAP le mardi et en zone MEP le jeudi. Cette dernière séance a été épique, avec un brouillard épais à 4h30 du matin, la frontale vissée sur la tête n'offrant qu'une visibilité de 5 à 10 mètres tout au mieux. C'était assez surréaliste comme impression.
Ce week-end, repos à l'occasion de l'anniversaire de ma fille, et on rechargera les batteries pour attaquer dès lundi 26 un plan foncier qui s'annonce sympathique. On va essayer de réintroduire doucement de la vitesse dans les entrainements, différentes allures et une sortie longue vallonnée le week-end (ma préférée). Allez hop, au boulot !



Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Dimanche 18 octobre 2009
Semaine 42 : Pré foncier 2/3

Lundi 12/10 A/R boulot 7 km - 75m D+ 0h40'
Mardi 13/10 Trail 11,9 km - 250m D+ 1h19' FCMoy : 150 
Mardi 13/10
A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Jeudi 15/10 MAP 11,6 km - 220m D+ 1h22' FCMoy : 138
Vendredi 16/10 A/R boulot
9 km - 200m D+ 0h50'  
Samedi 17/10
MEP 16,7 km - 450m D+ 1h45' FCMoy : 149
Dimanche 18/10 Trail 13,6 km - 430m D+ 1h24' FCMoy : 155
  CàP 78,8 km - 1825m D+ 8h10'  

J'ai profité de devoir prendre la moto deux jours cette semaine pour aller au boulot pour ajouter une sortie classique. J'ai également testé la double sortie le mardi avec sortie trail de 1h19 à 4h30 le matin puis une douche et l'aller / retour au boulot en courant.
Finalement tout se passe plutôt bien. L'apparition des trajets quotidiens maison / boulot se passe en douceur. Il faut dire qu'à côté je ne fais guère de séance de qualité pendant cette période pré-foncière. Pas de VMA, pas de seuil... Et je limite mes séances classiques pour ne pas exploser le volume total. J'ai l'impression que le corps tolère bien ces petites tranches de course à pied matin et soir pour aller choper le train et ensuite aller bosser. En tous cas je me sens bien. Le D+ hebdomadaire devient intéressant depuis le déménagement et je sens que le renforcement musculaire se fait lentement mais sûrement.
La semaine prochaine sera plus light avant d'attaquer le plan foncier la semaine suivante pour 10 semaines...
Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Dimanche 11 octobre 2009
Après le Sancy, je me suis offert 2 semaines de coupure complète. Nécessaire pour déménager et recharger les batteries.

Semaine 40 : Reprise

Dimanche 27/09
MAP 7 km - 150m D+
0h51' FCMoy : 142
Mardi 29/09 MAP/MEP 8,2 km - 280m D+
0h54' FCMoy : 146
Jeudi 01/10 MEP 10,6 km - 300m D+ 1h09' FCMoy : 149
Vendredi 02/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
  CàP 34,8 km - 930m D+
3h44'  

Semaine de reprise, qui porte bien son nom... Footings en zone cardiaque contrôlée, en reprenant les zones MAP/MEP chères à Maffetone et Mittleman. Cette méthode m'a bien réussi cette année, et je suis bien décidé à poursuivre l'expérience.
Début des séances de course à pied pour aller bosser et rentrer.



Semaine 41 : Pré foncier 1/3

Lundi 05/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'
Mardi 06/10 A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Mercredi 07/10
MAP 13,8 km - 350m D+
1h26 FCMoy : 142
Jeudi 08/10 A/R boulot
9 km - 200m D+ 0h50'  
Vendredi 09/10
A/R boulot 9 km - 200m D+ 0h50'  
Dimanche 11/10 Trail 16,3 km - 500m D+ 1h45 FCMoy : 152
  CàP 66,1 km - 1650m D+ 6h32  

Difficile de caler des sorties de qualité en plus des trajets maison / boulot sans tomber dans un trop gros volume hebdo. Je fais donc carrément sauter 2 séances par semaine pour commencer doucement. De toute façon je suis en pré foncier donc j'ai le temps avant de passer aux choses sérieuses.
Restent donc 2 séances : sortie du mercredi matin à la frontale et sortie du dimanche avec Taz à la découverte de nouveaux sentiers. Je me rends compte que dans mon nouveau coin, je vais pouvoir bouffer du D+ en pagaille et ça me va nickel pour préparer 2010 !

Encore 2 semaines de pré-foncier avant d'attaquer un plan foncier maison jusqu'à la fin de l'année :
- tout plein d'endurance
- beaucoup de fartleck
- pas mal de travail en côte
- de la vma maison moins efficace mais plus fun
- du seuil maison moins efficace mais plus fun

Par Oslo - Publié dans : C.R. hebdo
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Mercredi 30 septembre 2009

Hello !
La coupure de 2 semaines consécutives au Sancy a été mise à profit pour déménager toute la famille à la campagne. Bon d'accord, c'est pas non plus le fin fond de la Lozère, Lyon n'est qu'à 30 minutes de route mais quand même, avoir des vaches et des collines autour, ça change la donne. 

 

Avant de déménager

APRES avoir déménagé


Forcément les entrainements vont changer ! Premier constat : ça monte et ça descend autour de la maison. Deuxième constat : y'a plein plein de chemins et de sentiers, puisque d'un côté y'a les monts du Lyonnais, et de l'autre côté, y'a les monts du Beaujolais. Conclusion : ça va sacrément bien le faire pour s'entrainer ! Mieux, en tous cas, que le béton du centre ville de Lyon qui commençait à me bousiller. Moi qui n'aime pas les séances de vitesse, je vais enfin pouvoir me programmer des séries sur des sentiers vallonnés, bien plus sympathique que les écoeurantes séries sur piste (c'est un avis perso hein, faut pas le prendre mal :)))

Côté horaires d'entrainement, j'ai repris cette semaine les sorties matinales à 4h30 à la frontale, et j'ai pu courir avec un plaisir de gamin dans la nuit noire, les étoiles dans le ciel et des sensations que j'avais oubliées après plusieurs années d'entrainement dans Lyon Centre. Je sens que ça va être bien ! Ce lundi, je me suis donc offert une petite sortie en endurance de 8 km et 250 m de D+ qui m'a vraiment gonflé le moral à 200%. Qui plus est, je vais surement me servir de mes peids pour aller à la gare le matin et en rentrer le soir, ce qui nous fait plus de 5 kms et plus de 150m de D+ par jour... un complément intéressant aux séances classiques... à condition que ça ne fasse pas trop ? à voir...

En attendant , il va falloir que je me trouve un dimanche tranquille pour une sortie de jour afin de tester les sentiers du coin. J'avoue que je ne me suis pas hasardé à me lancer sur des sentiers au hasard en pleine nuit sans connaître...
Et pour parachever ces nouvelles, je me suis fait plaisir en tombant sur une offre que je ne pouvais refuser.


Une (secondre) paire de NB1062 touvée sur ebay à 50 euros, frais de port inclus, encore dans leur boite, flambant neuves. A ce prix là, même si je ne les utiliserai pas avant 2010, je ne pouvais pas passer à côté ! Elles remplaceront de façon avantageuse mes NB755 qui tiennent encore bien le choc mais qui avouent leurs limites sur les sorties vraiment longues. Entre les soldes et internet, je me demande vraiment qui achète encore des pompes de running plein tarif ! 

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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Mardi 15 septembre 2009

Si vous avez manqué l'épisode précédent, c'est là

D’ailleurs on est tout de suite mis dans le vif du sujet. On a passé la barrière horaire, super ! C’est bien beau mais maintenant, il va falloir se cracher dans les pognes ou plutôt dans les jambes. La grimpette qui s’annonce pour atteindre le Roc du Cuzeau (1737m) est du genre pervers. Au début, elle vous endort avec un sentier roulant et plutôt large et puis lentement, mais d’une façon irrépressible, la pente s’accentue et le rythme chute. Devant moi, deux gars sympathiques papotent tout le long. Celui qui mène le train est un local du genre costaud qui plante les bâtons et commente le paysage.

 

 

J’essaye d’en profiter. D’une part parce qu’on apprend toujours des choses et d’autre part parce que ça m’évite de cogiter. Faut dire que là, je vois sur le Garmin qu’on progresse à 3 km/h et ça me met un petit coup au moral. Je me dis que si ça continue longtemps comme ça, on ne passera jamais la seconde barrière horaire. En fait je l’avoue, là, je ne fais pas le malin. Parce que non zut, crotte à la fin, j’ai pas fait tout ça pour être coincé par la seconde barrière horaire ! Mais faut prendre son mal en patience… Parce que je suis incapable de monter plus vite. Pire, les deux grimpeurs me lâchent.

 



Et en plus nous entrons dans une longue partie d’ultra brouillard comme il faut, qui me conforte dans mon choix d’avoir gardé mon coupe vent depuis le matin et d’avoir été prudent jusqu’alors. Je pioche pas mal là, dans cette côte. Avec le recul, je pense que c’est le contrecoup psychologique d’avoir passé le cap de la Croix St Robert. Je m’étais tellement dit que je devais arriver là, au moins… Parce que sinon, le corps répond encore bien. Aucune douleur, pas de crampe. Y’a pas de raison que ça coince, il suffit de continuer à mon rythme. Je m’encourage par des « Allez Guilhen, on y va tranquille ! » (ben oui, Oslo c’est un pseudo hein…) et ça marche. Je m’arrête même faire quelques photos parce que ça vaut le coup, malgré le brouillard. Il y a des passages qui valent le détour.

 

 

Nous voilà au Roc de Cuzeau, petite bascule avec descente légère qui me permet de revenir sur mes deux acolytes. Je les retrouve avec plaisir, toujours occupés à discuter des bouquetins qui squattent les lieux en temps normal. Là, ils n’y sont pas, on ne sait pas trop si c’est à cause du brouillard ou des effets de la digestion combinés à ceux de l’effort qui nous font dégazer sec…

 

 

Le Puy des Crebasses est passé à son tour (1762m) et c’est maintenant la descente réparatrice (ah bon ?) qui va nous mener aux pieds de la dernière difficulté du jour : l’ascension du Puy du Sancy, point culminant de la course à 1885m.

Dans la descente je me lâche un peu. Je sais bien que ce n’est pas sérieux mais bon, j’estime qu’après plus de 8h de course, j’ai droit à tenter le diable (un peu, juste les cornes…)

 

 

Nous traversons un joli sentier à flanc de colline, dans les bois, au milieu des fougères et nous redescendons sous les nuages. Bon, le soleil fait définitivement la gueule, on a du le contrarier, mais au moins, il ne pleut pas et la température reste agréable. Je profite d’une pause technique pour me retourner et mesurer le chemin parcouru. Les effets du brouillard conjugué aux pics rocheux m’évoquent les Blue Mountains à l’ouest de Sydney, que je me souviens avoir visité dans des conditions climatiques similaires…

 

 

Le terrain s’est aplani pour quelques centaines de mètres seulement. La descente est terminée, il faut maintenant se préparer au dernier effort. Long. Plusieurs kilomètres d’ascension pour avaler plusieurs centaines de mètres de dénivelé. A mon poignet, le Garmin annonce 55 kms et 8h24 de course. Je réalise que je n’ai jamais couru aussi longtemps (le maximum datant de la Sainté Lyon 2008 avec 7h40). Mais je sens aussi que le corps réagit encore bien. Toujours pas d’alerte. Je me suis remis de mon petit coup de mou de la montée précédente. En revanche, ce gars qui est assis au bas de la côte ne semble pas au mieux. Je m’arrête un moment, il est livide. Il me dit qu’il va vomir. Je lui demande s’il a de l’eau et du salé. Je lui propose de lui en laisser mais il ne veut pas… Pas facile. Il me dit de continuer, qu’il vomit tout ce qu’il mange, qu’il va attendre un moment.

 

 

J’hésite pas mal et puis je reprends ma route. Il y a deux spectateurs un peu plus bas, il pourra facilement trouver du secours en cas de besoin.

Là, ça grimpe méchamment. Avec des gros cailloux dans les pattes, impossible de courir. De toute façon, ça me va, je marche à mon rythme. Un gars est bien gêné avec ses bâtons, il me laisse passer. Je suis seul à nouveau, et je constate avec plaisir que les cailloux ont laissé place à un sentier bien propre, avec quelques racines mais où il est possible de courir. Dès que la pente s’adoucit, je trottine.

 

 

Ma fréquence de photos va commencer à baisser maintenant. Faut dire qu’au fur et à mesure que nous nous rapprochons du Puy de la Perdrix, le brouillard s’intensifie, la température baisse et le rythme s’en ressent. Je suis toujours inquiet sur l’heure de passage à la prochaine barrière, 17h pour avoir passé le Puy de la Perdrix et basculer de l’autre côté avant le Puy du Sancy. Je vois que je monte entre 2,5 et 3 km/h au plus fort de la pente, mais je préfère en garder sous le pied car il restera encore l’ascension finale du Sancy puis la descente sur le Mont Dore, si d’aventure je suis dans les temps…

 

 

Au détour d’un virage, au moment où le brouillard est moins épais, j’aperçois une couverture de survie dépliée. Une concurrente est en train de s’envelopper dedans. Je m’approche, demande ce qu’il se passe. La fille est exténuée. Elle me dit qu’elle n’a jamais fait si long et qu’elle n’en peut plus. Elle est au bout du rouleau. Je n’essaye pas de la convaincre de continuer, c’est toujours délicat. Surtout qu’elle semble vraiment rincée. Je lui demande si elle veut à boire, à manger, mais elle a tout ce qu’il faut. Je regarde ma montre pour me souvenir du point kilométrique où elle est, et je lui dis que je signale son n° de dossard et sa position au prochain point de contrôle.

 

 

Là, ça ne paraît pas, mais je suis heureux. Parce que je viens de passer la 2ème barrière horaire. Concentré sur mes pas dans le brouillard, luttant contre les rafales de vent qui sont puissantes par moment, j’ai presque failli louper le passage de cette foutue barrière horaire. Les organisateurs sont là, planqués derrière un monticule rocheux pour se protéger des assauts d’Eole. Je pique un carré de chocolat et leur signale la concurrente enveloppée dans sa couverture de survie. Talkie Walkie : quelqu’un va la récupérer.

De mon côté, l’objectif qui me faisait avancer depuis plus de 2h30 est atteint. Je suis passé avec un peu plus de 30 minutes d’avance à la 2ème et dernière barrière. La fatigue qui commence à s’accumuler m’empêche de jubiler. Nous passons le téléphérique et j’ai une pensée pour Zeltron…

 

 

Il nous reste à présent une dernière petite ascension pour franchir le sommet de cette course, qui lui donne son nom : le fameux Puy du Sancy. La végétation a disparu depuis un petit moment, le brouillard s’est épaissi comme un pilier de rugby du Gers élevé au foie de canard et… et ce vent ! Dingue comme ça souffle.

 

 

Les derniers mètres pour gravir le Sancy sont terribles. Les conditions ne sont pas dantesques mais elles sont quand même rigoureuses. J’ai une pensée pour les concurrents de l’an passé, qui ont affronté ce parcours sous une météo vraiment exécrable, qui a obligé les organisateurs à neutraliser la course au 50ème kilomètre. J’imagine combien ça a dû être dur pour tout le monde…

 

 

Ça y est ! J’y suis ! Sur le toit du Sancy, point culminant de l’Auvergne ! Bon, inutile de vous dire que vu les conditions météo, je ne m’attarde pas. Juste le temps de faire une petite photo des gars qui me suivent et qui avancent courbés contre les rafales de vent. Mais je suis heureux d’être là. Comme je le disais le matin à un organisateur, si on veut du calme et du soleil, on va bronzer sur une plage, on ne fait pas un trail de montagne… On est venu là pour ça, non ? Allez, je repars, le sentier passe entre deux rochers, une chaine pour s’aider à descendre de l’autre côté…

 

 

Derrière c’est le bonheur. Ça me fait penser à l’évasion de Steve Mc Queen dans la grande évasion, et cette scène mythique où il se barre avec la Triumph TR6 : derrière les barbelés allemands c’est la Suisse, la liberté… Ben là c’est pas aussi tragique ni allégorique mais bon, derrière cette paroi rocheuse où le brouillard chuinte de partout, c’est la descente vers le Mont Dore. 7 ou 8 kilomètres maxi !

 

 

Je me remets à courir, tendons et muscles restent cois. Je pense qu’ils ont jeté l’éponge depuis un moment, et attendent juste que ça se termine, trop résignés pour être douloureux. Pourtant un truc incompréhensible se passe : ma tête en veut encore. Y’a une voix intérieure qui me dit : « tu crois que tu pourrais en faire dix ou vingt de plus ? » et qui se répond elle-même « je suis sûr que oui ! ». Bon, je vous rassure : on ne le saura jamais. J’ai pas jardiné pour en rajouter et constater si oui ou non je pouvais en faire beaucoup plus. Faut savoir garder la tête froide. Et je préfère rester sur une impression positive…

 

 

Au passage d’un petit groupe d’organisateurs, ils m’annoncent 6 km de descente, je leur réponds « super ! » et l’un d’eux ajoute « tu as l’air frais comme un gardon ! ». Je me surprends à répondre « ça peut aller, ouais ! » qui me laisse avec l’étrange impression de faire preuve de suffisance. Mais bon, voilà, je me sens bien, encore frais, c’est vrai. Pour une fois, je peux en profiter quand même !

Au fur et à mesure que je descends vers le Mont Dore, le brouillard s’efface et le soleil refait son apparition. J’avais peur que la descente me flingue mais ça se passe bien. Je prends le temps de m’arrêter pour retirer quelques gravillons au fond des mes godasses.

 

 

Je suis dans un état de zen comme j’en ai rarement connu. Je rattrape un gars qui fait une pause pipi. Le sentier est maintenant roulant, nous avons quitté les paysages lunaires du haut du Sancy. Je lui dis « maintenant c’est que du bonheur ! » et il acquiesce avant de se remettre en route et de me dépasser à toute vitesse. Moi, j’ai pas envie d’accélérer. J’ai envie de continuer, de faire durer cet instant où l’on sent que l’écurie se rapproche, et qu’on a atteint son but. En même temps je déteste cette petite mort qui précède immédiatement la fin d’un ultra. Quand on voudrait que ça continue, et qu’on sait pourtant que ça va s’arrêter. Des semaines d’entrainement, des kilomètres usés, des réveils matinaux, des bobos, des doutes et des questions… Sans oublier des tonnes de bonheur. Tout ça va s’arrêter dans 3 km, c’est indiqué sur un panneau.

 

 

Dernier autoportrait, derniers virages, je rattrape un gars et nous restons dans cet ordre. La descente est raide pour rejoindre le Mont Dore, quelques cailloux et puis un peu de goudron défile sous nos pieds. On entend le speaker et bientôt on aperçoit les maisons du Mont Dore. Je ralentis pour profiter à fond des derniers mètres. Quelques applaudissements, des sourires, trois deux un zéro : passage sous l’arche. La suite c’est un dossard qu’on me reprend, dommage, je l’aurais bien gardé celui-là…

Je marche. Comme un automate. Il est 17h30, j’ai mis 10h27 pour boucler les 70 kms et 3700m de D+ du parcours. Je suis un peu ailleurs, hagard. Encore dans la course, presque envieux de ceux qui y sont encore…

 

 

Je ne veux pas trainer trop longtemps ainsi, de peur d’attraper froid. Alors je file à la voiture pour récupérer mon sac destiné à la douche. Une fille de l’organisation m’indique les douches mais me précise qu’après le passage des concurrents du 17km et du 34km, il n’y aura sûrement pas d’eau chaude. Je lui réponds que c’est pas grave, du moment qu’il y a de l’eau pour se laver… Derrière j’ai 2h45 de route à faire pour rentrer sur Lyon, je veux me décrasser avant de prendre le volant. Dans les douches, tout le monde discute, je retrouve ceux qui ont passé avec moi la 2ème barrière horaire et puis le sommet du Sancy. On se raconte notre fin de course. Tout le monde est heureux d’être allé au bout du parcours. En ressortant, je constate que les semelles de mes NB 908 n’ont pas apprécié les cailloux du Sancy. Même pas 200 bornes au compteur pourtant… à recoller plus tard…

 

 

Après la douche relaxante, plaisante, revigorante, je file me restaurer sous la tente… Bien sûr, c’est une petite truffade pour boucler la boucle ! Est-ce cette potion magique qui m’a fait me sentir aussi bien dans ma tête et dans mon corps toute cette journée ? Je préfère le penser. Même si une petite voix insiste à l’intérieur de mon crâne. Elle me rappelle que pour une fois j’ai vraiment coupé pendant les dix jours qui ont précédé la course (3 footings de 30 à 45’ maxi sur cette période). La fraicheur m’a sauvé la mise. Elle m’a permis de ne pas exploser pendant la course. Malgré le fait que je sois arrivé en ayant fait sauter 2 semaines complètes de plan spécifique début août pour soigner une tendinite d’Achille. Malgré le fait que je n’ai pas pu bouffer du dénivelé à l’entrainement comme il l’aurait fallu. Malgré le fait que je n’ai pas pu faire de vraie sortie longue au bon moment. Mais je préfère penser que c’est la Truffade qui m’a sauvé. C’est plus rock and roll. Et ça correspond plus à ma vision de la course à pied...

 

 

Voilà ! Ma saison 2009 chaotique, marquée par 3 mois de blessure interminables entre janvier et avril, s’achève sur cette course. Et quelle course ! 3 jours après, la récupération se passe bien. Quelques raideurs dans les cuisses, mais aucune douleur, Achille semble s’être définitivement tu ! Pour autant je vais le chouchouter, lui et tous ses autres potes tendons… Je me prends 3 semaines de coupure complète pour déménager dès ce samedi. Je vais quitter le centre ville de Lyon pour rejoindre les environs de l’Arbresle et des monts du Lyonnais. Je pense que je vais m’éclater à m’entrainer sur des sentiers vallonnés, ça me changera du bitume Lyonnais qui fait des dégâts sur mes tendons. Je pourrais tester mon nouveau terrain d’entrainement pour ma reprise, début octobre… Et puis du sentier vallonné c’est juste ce qu’il me faut pour préparer les ultra échéances de 2010 auxquelles je pense déjà. Faut dire que ce Sancy m’a remis en selle, en appétit et m’a rassuré. Alors je vous dis : rendez-vous bientôt !

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Lundi 14 septembre 2009
Pour ceux qui auraient loupé la 1ère partie, hop c'est là.


Mais avant d’arriver à la 1ère barrière horaire, il y a du temps à passer, des kilomètres à faire et en plus c’est du roulant. Petite descente régulière jusqu’à Pessade puis on remonte doucement jusqu’au Col de la Croix Morand où nous attend le second ravito.

La descente sur Pessade nous révèle des paysages qui expliquent à eux seuls pourquoi je suis là aujourd’hui.



Je me fais plaisir. En fait non, je prends mon pied. Celui de gauche, avec mon Achille qui me fout la paix, et l’autre aussi. On court sur un sentier roulant et sur le versant d’une colline, on aperçoit toute une colonie de brebis qui ont le pied montagnard. Je vois le berger sur la crète et je me dis que niveau trail, ils doivent toucher leur bille ces gars.



On approche doucement de Pessade, je continue de gérer mais j’avoue que je commence à être confiant. Je viens de dépasser les 4h de course, et tout va bien au niveau des mes foutus tendons. Serait-ce un miracle ? Pourtant Lourdes n’est pas en Auvergne… Je commence à me dire que la truffade de la veille contenait des substances chimiques aux propriétés étonnantes. Mais très vite je reviens sur terre. Ma maman m’a dit qu’il ne fallait pas vendre la peau de l’ours avant la ligne d’arrivée… (et ma maman elle est balaise en proverbes)



Nous passons au milieu d’une allée d’arbres aux troncs sombres, c’est étonnant et beau à la fois, je sens des vagues de bonheur brut m’envahir : 4h35 de course et 32 kms avalés. Nous longeons un lac où des pêcheurs attendent que ça morde. L’un d’eux sort un beau spécimen juste comme je passe à son niveau. Je suis seul, le gars que je suivais depuis le ravito s’est arrêté pour une pause pipi. A mon tour je m’arrête pour une petite vidange comme le sentier se met à monter. Je me force à ralentir à un moment où pensant à mille et une choses, je suis un peu dans le rouge.


Nous avons donc passé Pessade, et il est maintenant temps de se diriger vers les choses sérieuses. Le cap de la mi-course vient d’être passé. 5h pour 35 kms : je suis exactement dans mes prévisions optimistes pour un temps de 10h30 à 11h00 à l’arrivée. L’arrivée, je commence à y penser sérieusement. Bon, on en est encore loin, surtout que les difficultés commencent après la Croix Morand. Mais j’ai une bonne intuition, une sorte de prémonition que je vais aller au bout. C’est un peu gonflé d’avoir ce type de pensée et je m’oblige à rester concentré, humble. Je sais que je vais me prendre un coup de pompe à un moment ou à un autre. Faut juste que je m’y prépare…



Et voilà du goudron, à défaut de plumes ! Nous arrivons en vue du ravito de la Croix Morand. De son côté, le soleil se met à faire un peu la gueule, ou le timide, ce qui revient à peu près au même… Nous croisons quelques voitures, des spectateurs (rares) qui attendent le passage d’un proche.



 

C’est pas pour rien, mais ça fait quand même plaisir de croiser un peu de monde. Histoire de se dire qu’on avance, et matérialiser cette avancée par des ravito, ça fait du bien. Même si sur le ravito en question, je me contente d'un demi verre de coca et de refaire le plein du bidon. Ah non j’exagère. Y’a du sauciflard et de la tomme de vache. Purée ouais, c’est aussi pour ça que je cours des ultras ! Les gels express sous vide, très peu pour moi ! Pour la poche à eau, j’ai de quoi aller au bout donc je remercie tout le monde comme si je venais de recevoir un césar et je me remets en route. Faut dire que devant, on a une jolie bosse à absorber.


 

Pour tout spectateur, il faudra maintenant se contenter des vaches. Nous sommes au KM 41 et d’après ce que j’avais étudié sur le parcours, les choses sérieuses commencent. En même temps, c’est maintenant le plus sympa. Je suis apaisé. J’avais envie d’arriver ici sans avoir tapé dans les réserves, et pour l’instant c’est le cas. Moralement il se passe un truc indescriptible dans ma tête. Moi qui doute souvent, là je me sens à bloc, certain d’aller au bout, à condition que je passe les barrières horaires. Mais bon, j’ai de l’avance pour la première, ça va passer pour celle-là. C’est déjà ça de pris. Je veux pas m’emballer, je ne suis pas habitué à la confiance, j’ai toujours peur que ça devienne un manque d’humilité. Et l’ultra, on le sait tous; ça nous le fait payer tôt ou tard.



Alors je m’oxygène la tête comme une éclaircie décide de venir nous voir. Un lac au loin, du vallonné, y’a pas à dire, c’est quand même beau l’Auvergne, et je dis pas ça rien que pour ses fromages… Je pense aux organisateurs qui se mettent en quatre pour nous offrir une course pareille, et aussi à leur chance de courir toute l’année sur ce spot. M’enfin, je vais bientôt quitter le centre ville pour rejoindre les monts du Lyonnais, ça sera toujours ça de pris…


Je monte en compagnie d’un gars qui me propose plusieurs fois de passer. Mais ça va déjà bien assez vite. Je sens que je pourrais aller plus vite, mais je sais surtout que je le paierai tôt ou tard. Donc je reste sage et je profite de chaque instant. Je repense à mes 3 mois de début d’année foutue, de l’annulation de ma participation au Grand Raid Ventoux. Je savoure l’instant présent, je suis à 200% dans ce que je fais et ça fait un bien XXL à la tronche. J’ai tellement douté jusqu’au dernier moment de pouvoir être au départ…


Voilà quelques rondins de bois en guise d’escaliers qui cassent bien le rythme de notre progression. Heureusement ils ne durent pas, parce que bonjour le travail des mollets. Nous dépassons un père et son fils d’une dizaine d’années qui bougonne et pleurniche. Il ne veut pas monter plus loin et crache un chaperon d’injures à destination de son père. Je repense à mon enfance, pas spécialement sportive, et je me dis qu’il sait pas ce qu’il loupe ce môme. Si je pouvais remonter le temps, je n’attendrai pas mes 30 ans pour commencer à courir !

Trève de pensées à deux balles, nous voilà face à un passage mémorable et génial. Il s’agit de la succession de trois petites bosses : Puy de la Tache (1696m), Puy de Monne (1692m) et Puy de l’Angle (1738m). On distingue les coureurs qui nous précèdent sur la crète, et plus loin le sentier qui grimpe...

 

 


Dans les côtes, on marche et dans les descentes on court, à flanc de crêtes, au loin on aperçoit ceux qui nous devancent, ce qui permet de voir où l’on va. Et ça file une maxi patate parce que monter là haut, ça a l’air plutôt sympa. Et c’est parti pour une nouvelle séance de « run to the hills ». Je chante à tue tête du Iron Maiden sur les puy d’auvergne. C’est le pied !



 

Passage au Puy de l’angle, et c’est la descente vers le col de la Croix St Robert. Et ça c’est plutôt une bonne nouvelle parce que l’air de rien, on arrive à la 1ere barrière horaire ! Hop voilà, c’est fait, elle est là, cachée sur un tas d’herbe. Kilomètre 50... Matérialisée par rien, elle n’a pas l’air si terrible, et je la passe à 14h, avec pile poil une heure d’avance.

Maintenant, ce qui nous attend, c’est le pile ou face de l’histoire. Une montagne russe géante entre cet instant et la 2ème barrière horaire au Col de la Cabane au KM 62, juste avant le Puy de Sancy. Dis comme ça, ça ne fait pas grand chose. Mais il y a quand même 12 bornes dont la majorité se feront en montant, jusqu’aux 1824m du Puy de la Perdrix. Et puis le soleil a décidé qu’il en avait assez vu. Tout ce qu’on voit là où on doit se rendre, ce sont des nuages qui s’incrustent sur les sommets… Voilà qui promet pour le dernier tiers de course ! Je sens que c’est maintenant que les choses vont se jouer…

 

 

... Suite et Fin au prochain et dernier épisode...

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Lundi 14 septembre 2009

Vendredi 11 septembre

Je suis arrivé au Mont Dore en fin de journée, juste à temps pour récupérer mon dossard. L’hôtel donne sur le parc du Casino où se tiendra le départ le samedi… Pas de risque d’être en retard. En même temps, la ville n’est pas Los Angeles, on a vite fait le tour. Tout autour, on devine les sommets de la chaine des Puy qui domine la bourgade. Dommage que la nuit tombe déjà, j’aurais bien aimé voir tout ça de jour.  

 

 

La météo n’est pas mal. L’ambiance de veille de course est bien là : des arches gonflables, de la pub Salomon (challenge Salomon oblige) et partout des gars avec des XT Wings aux pieds. Incroyable ce que cette pompe a du succès, même avant de courir, on en voit partout… Les organisateurs qui me remettent le dossard sont accueillants, souriants et cools. Vraiment sympas. Ils conseillent de se couvrir pour le lendemain, malgré le beau temps annoncé car là-haut, sur les crêtes, ça va pas être pareil…

Je vais poser mes affaires à l’hôtel et j’en profite pour m’étaler dans la chambre exiguë.

   

 

Petit tour dans la cité, à la recherche d’un endroit pour manger. Demain matin le réveil est programmé à 4h30 alors je ne veux pas trop tarder avant d’aller me coucher. Donc, je fais comme les petits vieux, et il est 19h50 quand je pars à la quête d’un endroit où manger un bout. Je passe devant une pizzeria, une crêperie, je lis les menus… Bof… Nouvelle crêperie, juste derrière l’hôtel, en direction des thermes. Je vois marqué « Truffade » au moment où un couple de coureurs déchiffre le menu à mes côtés. La femme, sage, souffle à son mari qu’ils feraient mieux d’aller à la pizzeria pour y manger des pâtes. Ouais, mais moi je ne suis pas venu ici pour manger des pâtes. Alors je dis banco et je pousse la porte du resto. Une truffade et une Pelforth brune plus tard, direction l’hôtel. Il est temps de préparer le sac pour demain. A défaut de frigo dans la chambre, je dépose 2 petites bouteilles de jus d’orange sur le rebord de la fenêtre…  

 

 

Samedi 12 septembre

4h00 premier réveil naturel. La crainte de manquer le départ… Finalement je me rendors et à 4h37 le vrai réveil (j’ai toujours aimé les comptes pas ronds).

Après la douche, il est temps de manger un bout. J’ai prévu simple, quatre quart et barre de céréales. Les deux bouteilles de jus d’orange sont fraiches comme si elles sortaient du frigo. Dehors, la température est vraiment basse à 5h et je referme vite la fenêtre. Je sors les manchettes Raidlight : je partirai avec.

6h30 : j’arrive sur le départ, prêt à en découdre. Pour ne pas céder à l’agitation fébrile des concurrents qui piétinent d’impatience, je pars m’isoler à l’écart, et je m’étends sur un banc.  Je n’ai pas très chaud, surtout aux jambes (j’ai adopté le cuissard). Pour faire comme les pros, je me concentre et fais le vide. Je repense à ma prépa avec inquiétude (comme souvent). A tous ces petits bobos qui m’ont pourri le mois d’août et qui ont tronqué mon entrainement. Et puis y’a ce tendon d’Achille qui me tiraille depuis 10 jours et qui m’inquiète. A vrai dire, je me demande combien de temps je vais pouvoir courir. Je m’imagine devoir rendre mon dossard avant même le 1er ravito… Avoir fait ce chemin, avoir laissé femme et enfants à Lyon, avoir posé une journée de congés… Stop aux pensées négatives ! Ouf, un gentil organisateur passe par là et viens me parler de la météo. Cela me sort des idées noires et me fait du bien.

7h00 : pas le temps de tergiverser, on nous rassemble pour le départ.

 

 

Quelques mots d’encouragement des organisateurs et les fauves sont lâchés sous les applaudissements des spectateurs (des participants du 34 km qui part à 9h30) et à nos pieds, ambiance garantie avec fumigènes verts et rouges comme en Italie et la musique des Templiers. En fait, la musique qui aurait bien collé à cette course (mais je ne le savais pas encore) ça aurait plutôt été « Run to the hills » par Iron Maiden. Je me suis surpris à la fredonner plusieurs fois dans les heures qui ont suivi (au grand amusement de certains de mes compagnons de route…)  

 

 

Le départ est rapide. Les gars partent comme des flèches, c’est dingue. Et dire qu’on est parti pour 70 bornes comme ça, j’hallucine. De mon côté je pars cool de chez cool. Déjà que je pars toujours tranquille, mes doutes sur la tenue de mon tendon d’Achille me font ralentir davantage encore. Après la ligne droite et un virage nous sortons du Mont Dore pour aborder une grimpette goudronnée qui se transforme très vite en chemin. Je me retourne : à peine 20 concurrents derrière moi.  

 

 

Le sentier passe sous les arbres, c’est un départ gentil pour se mettre en jambes, ça monte en lacets. J’en vois déjà qui se mettent à couper. Je ne comprends pas bien l’intérêt mais bon, j’imagine que chacun fait ce qu’il lui plait hein… Nous marchons. Nous, c’est le groupe des poireaux qui squatte l’arrière du peloton. Pas le gruppetto non, c’est encore trop tôt, mais plutôt les plus encrassés des diesels.

Après un petit panorama sur le Mont Dore sous nos pieds, nous quittons la forêt pour nous enfoncer sur un sentier large et roulant. Au fond à droite c’est le Puy Loup qui s’élève à 1481m et c’est là que nous allons pour commencer…  

 

 

Je fais des photos, en pensant à Mic31 et aux copains qui m’en ont réclamé. Je me sens bien, je bois toutes les 10 minutes, les jambes répondent et le talon d’Achille chauffe gentiment. Je marche dès que ça grimpe, discute un peu et surtout je fais gaffe à pas trop taper dans les réserves. Je m’arrête assez régulièrement pour profiter du paysage. Le lever du soleil au-dessus du Mont-Dore, moi en train de courir, c’est une sacrée chance que j’aie et j’ai envie de la faire durer.  

 

 

Nous courons depuis une dizaine de km environ. Pour l’instant ça va. Je me dis que je vise le 1er ravito qui est au 25ème kilomètre et que j’aviserai de la suite en fonction de l’état du bonhomme. Pour l’instant je profite du paysage, et j’attaque une barre Chocolat Spiruline (vraiment excellente d’ailleurs, même si ça vaut pas une bonne truffade mais c’est plus pratique à emporter…) Sur le profil j’ai vu qu’on allait attaquer la première ascension de ce trail… Et c’est parti !

 


Ascension de la banne d’Ordanche, on monte doucement, c’est une mise en jambes mais prudent, je préfère marcher. Je pense aux premiers qui ont du passer là depuis un moment à toute vitesse… En fait, on a du bol d’être un poireau. Parce que comme on se traine grave, on a tout le loisir pour admirer les environs…

Je pense à mon talon d’Achille qui tient le coup, et je me dis que si ça continue comme ça, ça sera pas dommage.

 

 

La grimpette vers Ordanche est longue mais pas vraiment difficile. On peut marcher à un bon rythme et avancer. Mais ça serait dommage d’aller trop vite parce qu’on pourrait louper des points de vue vraiment sympas. Encore un effort et on y arrive, tout en haut de cette forêt dans laquelle nous avons pénétré quelques temps plus tôt.  

 

Le temps, justement, est plutôt agréable. J’ai retiré mes manchettes depuis un moment maintenant mais je garde buff et coupe vent sur moi, c’est mon naturel frileux qui s’exprime…

A la sortie du bois, il n’y a pas de loup, mais une hésitation sur la suite du parcours. En fait c’est un coureur qui m’induit en erreur. Je le vois grimper à travers champ et j’entends des gars s’appeler de l’autre côté d’une colline. Je me dis que ça doit être par là... 
 

 

Pourtant y’a un truc qui me chiffonne. Je ne vois aucune rubalise, aucune flèche cartonnée, bref, aucun indice laissant à penser que je suis sur le bon chemin. Finalement je me retrouve sur un chemin et là je suis bien embêté : à gauche ou à droite ? Un couple de coureurs me rejoint par la droite du sentier. Ils me disent que de là où ils viennent, c’est pas bon. Ils me disent aussi qu’ils ont vu plusieurs dizaines de coureurs couper à travers les collines. On court un peu sur ce chemin et en contrebas on aperçoit des rubalises. En fait j’ai été trop impatient, l’itinéraire était bien tracé. Au final on n’a pas gagné de temps, j’ai du en perdre un peu mais l’essentiel est d’être sur le bon chemin. Surtout qu’en plus y’a des vaches et juste derrière là où on va, le Puy Loup.

 

 

Un petit groupe de coureurs nous a rejoints, et nous avançons à un bon rythme (plus de 11 km/h) sur un sentier roulant. On papote, on papote et on fait pas gaffe, ça va un poil vite pour moi donc je me remets à mon rythme perso et je les laisse s’éloigner. Je récupère un coureur slovène avec qui je discute un peu en anglais parce qu’il ne comprend pas le français. Il m’explique qu’il était au Mont Blanc fin août, et j’hallucine… J’ai pas bien compris s’il avait fait l’UTMB ou s’il avait fait de la rando sur plusieurs jours… Mais comme ça monte à ce moment là, j’économise mes mots. Il me demande si le tempo est bon. J’ai envie de lui répondre que pour moi, le bon tempo c’est passer les barrières horaires, point. Et que pour l’instant je sais pas du tout si ça va être suffisant parce que je suis à l’économie. Mais comme j’ai pas envie de dire tout ça parce que ça m’essouffle, je me contente de dire qu’on ne rentrera pas dans le top 10…  
 

 

Je continue ma route et me retrouve seul à nouveau. En fait ça me gêne pas tant que ça, parce que tout là haut, on aperçoit quelques silhouettes progresser vers le Puy Loup. C’est superbe. Et finalement on se retrouve vite au bas de la montée.

 

 

C’est donc parti pour une petite séance de grimpette. « Que c’est beau ! » Plusieurs fois je vais lâcher ces mots à voix haute, ravi comme un gosse d’être ici. Faut dire que j’en reviens pas mais le tendon d’Achille me fout une paix royale. Je me sens bien, reposé, frais… Nous approchons doucement des 20 kilomètres et tout va bien.

 

 

Petit autoportrait pour juger de l’état du bonhomme quand tout ça sera terminé… Je poursuis ma progression en marchant, doucement mais sûrement, la température est idéale, il y a du ciel bleu, des vaches et des coureurs, tout va bien quoi ! Et hop, arrivée en haut du Puy Loup et de ses 1481 mètres, je me retourne pour voir ce qu’on a fait.

 

 

Je bascule de l’autre côté du Puy Loup, et là je constate deux choses qui me plaisent : le revêtement est super confortable et en plus c’est à peu près plat donc on peut courir. Le 20ème kilomètre se rapproche à toutes jambes (enfin, c’est vite dit…). Devant moi un coureur en point de mire me permet de voir où on va. Je me sens bien, et je suis heureux alors je chante « Run to the hills » parce que vraiment, c’est à ça que je pense là…

 

 

Nous avons dépassé les 20 kms et il faut à présent redescendre un peu pour converger doucement vers le premier ravito installé au KM 25, au col du Guéry. C’est l’occasion de descendre en courant les collines qui me rappellent par moments les tourbières des Highlands écossais.

 

 

Mais il n’y a pas que ces collines vertes et pleines de vaches en Auvergne. Oh non, il y a aussi des petits sentiers colorés où il fait bon courir sur un tapis mou et douillet qui ménage les tendons et apaise l’âme du coureur voyageur.

 

 

KM 25 : le premier ravito arrive. Je me pose cinq minutes. Je jette quelques emballages de barres de céréales, refait le niveau de mon camel (pas beaucoup bu d’ailleurs). Je jette deux verres de coca dans mon porte bidon que je complète avec de l’eau pour couper l’effet bulles. J’en profite aussi pour grignoter une demi-banane et manger quelques noix de cajou. Quelques mots avec les organisateurs, d’autres coureurs… Pour l’instant tout va bien. Je suis un peu surpris d’être aussi frais et surtout en paix avec mon pote Achille. Alors je vire mes pompes, les nettoie bien consciencieusement, les vide de toutes brindilles et autres gravillons. Et puis il faut repartir… Parce que bon, l’air de rien, il reste encore 25 kilomètres avant la première barrière horaire…

...... à suivre !

Par Oslo - Publié dans : Compte Rendu de course
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Vendredi 4 septembre 2009

Samedi 12 septembre, aux alentours de 7h je serais au Mont Dore pour le départ du grand trail. Au programme, 70 kms et 3700m de D+ d'après la brochure.

Préparation :

La préparation Sancy s'est passée avec des hauts et des bas, comme c'est le lot de beaucoup de préparations...
J'avais prévu un plan sur 13 semaines dont 1 semaine de relâche au milieu, avec 4 à 5 séances hebdo. Suite à mon début de saison pourri par 3 mois de blessure tendineuse, ajouté à pas mal de changements perso (la famille qui s'aggrandit, une nouvelle maison, un nouveau boulot) c'était vraiment pas une bonne idée (c'est l'expérience qui rentre, petit ;)). Il aurait été plus sage de viser des semaines à 3 à 4 séances.


Foncier : j'ai quand même pu enchainer de bonnes grosses semaines de "foncier" entre début juin et mi-juillet.
Spécifique : entre mi-juillet et mi-août, pas mal de petits bobos qui m'ont fait louper le début de la partie "spécifique" du plan. Entre le 23 et le 30 août, j'ai quand même réussi à caser 2 sorties trail de 3h et de 4h avec plus de 1000m de D+ à chaque fois.

Bon soyons clairs, ce n'est pas du tout ce que j'avais prévu de faire. J'arrive donc sur ce trail sans avoir beaucoup travaillé le seuil, et pas du tout la VMA. En revanche en vitesse spécifique et D+ je pense que j'ai limité la casse, eut égard à mes petits bobos de l'été.
Cette semaine j'ai volontairement coupé, avec 2 sorties de 50' en endurance sur du plat, car j'ai encore un tendon douloureux au niveau de la cheville gauche. La semaine prochaine, à peine une ou deux sorties de 30' maxi en super endurance sur du plat. Bref, rien.

Objectif :
Compte tenu de ces retards à l'allumage et autres petits pépins, je n'ai pas d'autre objectif que de finir cette course, dans les délais. C'est à dire en moins de 13 heures. Ce qui signifie une arrivée au Mont Dore avant le samedi, 20 heures.
Aujourd'hui ce qui m'inquiète le plus c'est ce foutu tendon d'achille gauche. Il m'a bien tiraillé lors de ma dernière sortie trail de 4h mais j'ai serré les dents et j'ai pensé à autre chose, du coup j'ai pu finir ma sortie sans souffrir. Va falloir que j'arrive à faire pareil sur trois fois plus longtemps... Car pour le reste, malgré mes 3 premiers mois de l'année bien foireux, j'estime avoir progressé en endurance, avec un mois d'avril et un mois de mai entièrement consacré à développer cette filière. Niveau D+, même si ça reste relativement modeste par rapport aux courses "monstrueuses" de l'été, 3700m c'est pas rien, mais ça ne m'inquiète pas outre mesure.

Profil de la course :
J'ai découpé le profil de la course en deux parties. La première partie semble relativement "roulante" entre le départ et le 35ème kilomètre, c'est à dire le ravitaillemrnt de Pessade.
Je projette de parcourir cette première moitié à l'économie. Je préfère garder des forces pour la suite...


Car la suite est plus chaude, avec plusieurs cassures et des barrières horaires à respecter : il faudra être avant 15 heures au ravito du Col de la Croix St Robert (Km 50) et avant 17h au col de la Cabane, vers le 62ème km. Clairement, c'est là que la course à la barrière horaire va se jouer. Deux heures pour faire les 12 km avec quand même du D+ à s'enfiler, ça va être chaud sur la fatigue cumulée. Donc le but sera de prendre de l'avance en arrivant suffisamment tôt au ravito de la Croix St Robert, afin de ne pas être pressé par la barrière horaire suivante, afin de faire l'ascension vers le Sancy sans stress. Facile à écrire, mais plus difficile à faire...


Matériel :
Après le précédent article consacré à mon sac Diosaz Hulk, vous savez tout sur ce que j'aurais sur le dos. Aux pieds, en revanche, je n'ai pas encore choisi. Je vais emporter mes deux paires de trail et je choisirai le matin de la course.

New Balance NB908 : Si le temps est sec, ce sera certainement cette paire de 908. Je les ai testées cet été, elles ont une centaine de KM au compteur. Légères, confortables, elles seront parfaites pour la première partie du parcours qui n'est pas trop cassant. Niveau semelles, ce n'est pas l'arme absolue, mais ça suffira bien, ce n'est pas de l'alpinisme qui nous attend en Auvergne.

 



New Balance NB1110 : S'il pleut (pas comme l'an passé j'espère) ou s'il fait froid, ce modèle GoreTex sera peut être celui de mon choix. Je les ai testées cet hiver, elles ont également une centaine de KM sous les semelles. Au niveau des semelles d'ailleurs, aucune différence avec leurs cousines 908. En revanche, au niveau de la coque, rien à voir. Ce modèle là est dur à se faire, plus lourd, moins confortable. La protection contre l'humidité est bluffante. Je ne les ai pas testées sur du long en revanche... Peut-être seront elles mieux sur la durée ? A voir...

Voilà. Y'a plus qu'à ! Ces 7 prochains jours, repos, dodo, repos, dodo... ça va être bon de faire du jus :)

Par Oslo - Publié dans : Entrainement
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